Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2020

n°1-2020 - janvier-février     n°2-2020 - mars-avril     n°3-2020 - mai-juin
n°4-2020 - juillet-août     n°5-2020 - septembre-octobre     n°6-2020 - novembre-décembre

  C’était dans « L’Ange gardien » il y a cent ans

en septembre 1920

Il y a eu trente ans, au mois de mai dernier, prenait naissance dans une humble paroisse de campagne, mais à l'ombre d'un clocher vénéré, la petite revue « I' Ange gardien ». Fondé par un prêtre de vertu et de douce mémoire, le cher bulletin est allé son chemin, semant le bien sur son passage, se multipliant d'année en année. Déjà en 1913, il avait le bonheur de recevoir, par le bienveillant intermédiaire de son Éminence le Cardinal Vincent Vanutelli, la bénédiction du Saint Père. Le 21 juin dernier, Sa sainteté le Pape Benoît XV adressait à son Directeur, le P. Bousquet, la belle lettre (...) que nous sommes heureux de (...) présenter aujourd'hui à nos chers abonnés et lecteurs.
« Cher Fils, salut et bénédiction apostolique.
Nous avons accueilli avec bienveillance le filial hommage de la petite revue (...) « l'Ange gardien », organe de la Confrérie des saints Anges, publiée par votre Institut, et qui compte aujourd'hui trente ans d'existence.
Il nous a été agréable d'apprendre que cette intéressante revue, qui s'adresse surtout à la jeunesse des écoles, s'efforce de faire fleurir en elle la dévotion à nos anges protecteurs, de la porter ainsi à la vertu, de lui inspirer, avec le goût de la liturgie sacrée et l'imitation des saints, un amour plus ardent envers Notre-Seigneur Jésus-Christ. En vous félicitant du zèle que vous déployez, par le moyen de cette revue, à étendre le règne de Jésus-Christ dans les âmes, Nous souhaitons qu'elle contribue à faire toujours plus de bien parmi la jeunesse, et comme gage des faveurs divines pour un succès croissant, Nous vous accordons de tout cœur, Cher Fils, ainsi qu'aux rédacteurs, aux lecteurs de « l'Ange gardien », et à tous les membres de la Confrérie des saints Anges la bénédiction apostolique.
Rome, du Vatican, le 21 juin 1920.
Benedictus PP. XV ».

en octobre 1920

La piété populaire désigne le mois d'octobre sous le nom de « Mois du Rosaire », du nom de la fête de Marie instituée dans l'Église déjà depuis plusieurs siècles sous le titre de fête du Très Saint Rosaire, Célébrée d'abord le premier dimanche d'octobre, elle a été fixée au 7 octobre par le Souverain Pontife Pie X. (...) Nous nous ferons un devoir de nous y préparer dès les premiers jours du mois et de la célébrer avec la dévotion qui est due à la Reine des Anges.
Mais ce n'est pas seulement en ce jour que nous honorerons Marie. Encouragés par les conseils réitérés du Pape Léon XII, nous participerons, selon notre pouvoir, aux exercices de religion qui se font pendant ce mois dans beaucoup d'églises et de chapelles. Les familles qui ne peuvent pas prendre part à ces exercices publics y suppléeront, en ajoutant à la prière du soir récitée en commun, une ou plusieurs dizaines de chapelet ou le chapelet en entier. C'est déjà une pieuse coutume dans beaucoup de maisons. Loin de la laisser se perdre, ranimons-la plutôt : pas d'occasion plus favorable que le mois du Saint Rosaire et la saison avancée qui déjà nous ramène les « veillées du soir ».
À ces exercices en l'honneur de Marie, joignons le souvenir de nos saints Anges gardiens, et quelques invocations pleines de foi, de confiance et d'amour à nos célestes protecteurs. La sainte Église nous y invite aussi en plaçant leur fête au 2 octobre. Nos chers abonnés et pieux associés n'auront garde d'y manquer.
Dans ces exercices de vie chrétienne, nos lecteurs ne voudront pas non plus oublier l'œuvre de l'éducation catholique de la jeunesse et de l'enfance.
En ce mois d'octobre, les classes ont repris leur cours, les enfants sont confiés à leurs maîtres et maîtresses qui ont renouvelé leur courage dans le calme reposant des vacances et d'une pieuse récollection. Animés d'un esprit surnaturel encore plus intense, ils reprennent leur délicate mission : noble mission qui conserve à la famille des enfants vertueux, prépare à la patrie, à la société des serviteurs dévoués, à l'Église des chrétiens fidèles et des élus pour le ciel...

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  Jésus : comment nous parle-t-II ?

Sauf à de très rares exceptions, nous n'entendons pas Jésus nous parler en direct. Mais du fait qu'Il est avec nous, aussi présent qu'Il l'était l'après-midi de Pâques avec les deux disciples qui se rendaient à Emmaüs, nous avons le droit de considérer toutes les paroles qu'Il adressa jadis à ses disciples comme des paroles qu'Il adresse encore aujourd'hui à chacun d'entre nous, pour notre plus grande joie. Et les chrétiens considèrent également tous les textes de la Bible comme des paroles que Dieu leur adresse personnellement.
Encore faut-il prendre le temps de les ruminer pour que ces paroles portent du fruit. C'est pourquoi nous prions volontiers l'Esprit Saint avant de nous mettre à lire la Bible. Son rôle n'est pas de compléter les enseignements de Jésus, comme si Celui-ci avait oublié ou n'avait pas eu le temps de nous dire des choses essentielles ; son rôle est de nous faire comprendre et goûter ce que le Seigneur veut nous dire à travers ces textes. (...)
Ces paroles sont l'arme puissante à utiliser dans le combat que nous devons mener contre les tentations qui surgissent sans cesse dans nos vies. Le « glaive » de la parole de Dieu, dit saint Paul ; les « missiles », dirions-nous aujourd'hui. Par exemple, lorsque la tristesse m'envahit du fait de la monotonie de mon travail, une seule parole de la Bible suffit à me rappeler mon erreur, puisque, pour réussir ma vie, il suffit d'y mettre beaucoup d'amour : « J'aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1Co 13,1).
Le jour où je suis découragé par mon manque de générosité, il suffit de me souvenir que Jésus a souvent proclamé qu'il n'était pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs (Cf. Lc 5,32)

Pierre Descouvemont, Les 20 questions que vous vous posez sur Jésus, Artège, 2019.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  La Mère du Messie dans l'Ancien Testament

Les Saintes Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament et la Tradition vénérable mettent dans une lumière de plus en plus grande le rôle de la Mère du Sauveur dans l'économie du salut et le proposent pour ainsi dire à notre contemplation. Les livres de l'Ancien Testament décrivent l'histoire du salut et la lente préparation de la venue du Christ au monde. Ces documents primitifs, tels qu'ils sont lus dans l'Église et compris à la lumière de la révélation postérieure et complète, font apparaître progressivement dans une plus parfaite clarté la figure de la femme, Mère du Rédempteur. Dans cette clarté, celle-ci se trouve prophétiquement esquissée dans la promesse d'une victoire sur le serpent faite à nos premiers parents tombés dans le péché (Cf. Gn 3, 15). De même, c'est elle, la Vierge, qui concevra et enfantera un fils auquel sera donné le nom d'Emmanuel (cf. ls 7, 14 ; Mi 5, 2-3 ; Mt 1, 22-23). Elle occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de Lui avec confiance. Enfin, avec elle, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s'accomplissent les temps et s'instaure l'économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu prit d'elle la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair.
Mais le Père des miséricordes a voulu que l'Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l'œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie. Ce qui est vrai à un titre exceptionnel de la Mère de Jésus qui donna au monde la vie, la vie même qui renouvelle tout, et fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d'une si grande tâche. Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que l'usage se soit établi chez les saints Pères, d'appeler la Mère de Dieu la Toute Sainte, indemne de toute tache de péché, ayant été pétrie par l'Esprit-Saint, et formée comme une nouvelle créature...

Vatican II, « Lumen gentium », n°55-56.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  Cosmogonies (3)

J'en reviens à cette incapacité de souffrir où vous garde votre état céleste. Or, si un Dieu a eu compassion de l'homme, comment vous, mon Ange, vous garderiez-vous d'un tel sentiment ? Si votre esprit, qui est sublime, a subi le souffle de la tentation et vu les plus éthérés se damner par orgueil, comment ne vous pencheriez-vous pas avec une sollicitude attendrie sur ce composé d'esprit et de boue constamment soumis à la pesanteur de la matière, embarrassé de sa liberté et qui ne sait où mettre sa volonté pour la garder du mal, qui s'égare en agissant et qui se trompe en refusant d'agir, qui pèche par pensées, par paroles, par actions... et par omissions ?
De toute cette boue méphitique, lorsqu'il s'élève une bulle d'air, comment ne la recueilleriez-vous pas aussi jalousement que vous feriez d'une perle de rosée ? Engagé dans le mal comme je suis, vous vous réjouissez assurément du moindre mérite porté à mon crédit. Et cela est dans l'ordre de votre nature que vous ressentiez du contentement à voir s'étendre le royaume de Dieu ne fût-ce que d'un élan, car un élan va très loin dans le sens de la rédemption du monde.
« La résurrection fait la joie des Anges, parce qu'en rouvrant à l'homme la porte du ciel, elle répare les pertes qu'ils avaient éprouvées dans leurs rangs », a dit saint Grégoire. Et le Christ avait auparavant révélé la joie des Anges au retour du pécheur. J'imagine que si l'ensemble des esprits célestes ressent cette joie, combien plus l'ange gardien doit-il l'éprouver, lui qui a peut-être longtemps attendu ce mouvement, qui a consacré des soins infinis, des impulsions innombrables avant qu'on en vienne là !
Nous savons, vous et moi, de quoi nous parlons !
Ah ! je ne vous ai pas donné souvent lieu de vous enorgueillir de votre action sur moi. Plus fréquemment, je vous ai blessé en manquant aux préceptes du Seigneur, je vous ai même tourné franchement le dos comme on fait à un censeur importun...

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien (12e journée), Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  L’ange du lâcher-prise

Tel restaurateur a du mal à céder à son fils le nom et la responsabilité de son restaurant ; telle mère ne parvient pas à laisser son enfant quitter le nid familial. Et ce père, qui n’arrive pas à lâcher la bride à sa fille. Il voudrait la garder toujours comme confidente auprès de lui, mais elle a un ami et aimerait voler de ses propres ailes sans avoir à constamment demander l’assentiment de son père. Il y a bien des situations où il nous faudrait abandonner notre charge aux plus jeunes, mais nous sentons en nous une résistance qui nous empêche de lâcher prise et contre laquelle nous avons du mal à lutter par nous-mêmes. Il nous faut alors l’ange du lâcher-prise, qui nous invite à ouvrir les mains et à laisser partir ce qu’elles contiennent. Ce n’est que si nous laissons tomber en terre la graine que renferment nos mains qu’elle pourra germer. Et ce n’est que si nous laissons libres les gens dont nous sommes responsables qu’ils pourront s’épanouir.
Mais plus difficile encore est de lâcher prise quant à soi-même : les forces, la bonne santé, les habitudes auxquelles nous tenons. Pourtant, plus on avance en âge, plus c’est de cela qu’il est question. Se « lâcher » soi-même, c’est-à-dire ne plus accorder autant d’importance à son influence, à sa propre utilité, à son pouvoir. C’est précisément dans la vieillesse que nous avons besoin de l’ange qui est là pour nous y encourager, qui nous délivre de la crainte de ne plus valoir grand-chose si nous laissons à d’autres une responsabilité que nous avons longtemps assumée, si nous abandonnons un travail qui nous a valorisés aux yeux des autres et nous a valu leur respect. L’ange du lâcher-prise nous aide à ouvrir les mains, ce qui est une condition indispensable si nous voulons accueillir quelque chose de nouveau.
(…) L’ange nous enseigne à rester des parents lorsque nos enfants ont besoin de nous en tant que parents. Il nous apprend comment continuer à avoir le souci d’eux et à prier pour eux, tout en les laissant aller leur propre chemin ; à les lâcher en étant confiants qu’ils vont trouver leur voie…

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  10 septembre - Saint Nicolas de Tolentino
le patron des opprimés


La mère de ce saint dut sa naissance à un pèlerinage qu'elle fit à Saint-Nicolas-de-Myre. Né en 1245, originaire des Marches d'Ancône en Italie, l'enfant reçu au baptême, en reconnaissance, le nom de Nicolas. Son patron continua de le protéger, et bientôt le petit Nicolas devint son émule dans la sainteté, jeûnant, dès l'âge de sept ans, trois fois la semaine, et aimant les pauvres d'une affection incroyable.
A onze ans, il fut reçu dans l'Ordre des Ermites de Saint Augustin, où il se fit admirer de tous par sa parfaite obéissance, son humeur douce et toujours égale, surtout sa chasteté, gardée par d'effrayantes mortifications. Il jeûnait quatre fois la semaine, mangeait peu et des mets les plus grossiers, ne couchait que par terre ou sur une paillasse.
On raconte plusieurs visions d'âmes du Purgatoire qui lui devaient leur délivrance. Après avoir édifié successivement plusieurs couvents, le fervent religieux est envoyé à Tolentino, où il passe les trente dernières années de sa vie. Là il s'occupe à catéchiser les ignorants, à prêcher la parole de Dieu, à confesser les pécheurs ; les cœurs les plus rebelles se rendent à ses exhortations, il embrase les plus indifférents du feu de l'amour divin, il ébranle les plus obstinés, sa douceur ramène les plus désespérés dans la voie du salut. Le salut des autres ne lui fait pas négliger le sien. On ne saurait dire quand il terminait son oraison ; on le trouvait toujours absorbé en Dieu ; il aimait surtout à méditer les souffrances de Jésus-Christ. Nicolas était la teneur du démon, qui venait souvent troubler son oraison. Le démon alla jusqu'à le frapper et à le laisser pour mort ; le saint demeura boiteux toute sa vie des coups qu'il avait reçus. Il partageait avec les pauvres le pain qu'on lui donnait, et, un jour, son supérieur lui demandant ce qu'il portait : « Ce sont des fleurs » dit-il, et il montra le pain changé en roses. Pendant les six derniers mois de sa vie, les anges descendaient toutes les nuits dans sa chambre et le réjouissaient de leurs chants. (...)
Il est le patron des opprimés, des enfants, des mères et des moines augustins.

« Chemins d'Éternité »
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  26 septembre - Sainte Thérèse Couderc
une âme livrée


« L'homme ne vit pas seulement de pain » (Mt 4, 4) ... ni le pèlerin uniquement d'hospitalité matérielle ! Cette conviction forte fut à l'origine de la congrégation Notre-Dame du Cénacle, cofondée par le père Étienne Terme et sainte Thérèse Couderc.
Née en 1805 près de Sablières (Ardèche), Marie-Victoire (son nom de baptême) Couderc se sentit attirée par la vie religieuse et rejoignit, en 1826, une jeune congrégation enseignante fondée par le père Terme à Aps (aujourd'hui Alba-la-Romaine). Elle y prit le nom de sœur Thérèse. Mais, très vite, elle fut appelée à Lalouvesc par le père Terme, qui y avait construit une maison d'accueil - le Cénacle - destinée aux femmes venues en pèlerinage sur le tombeau du grand saint jésuite Jean-François Régis (1597-1640). Thérèse Couderc, qui en devint la supérieure, prit conscience qu'un pèlerinage se devait d'être vécu dans un esprit de foi et dans une démarche de conversion. Dans le même temps, le père Terme découvrait avec enthousiasme les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola.
De cette double révélation naquit l'idée de proposer aux pèlerines des retraites guidées, fondées sur la spiritualité jésuite. L'institut de la Retraite du Cénacle prit son envol, malgré les difficultés : en 1834, le père Terme mourut prématurément, mais mère Thérèse Couderc continua l'œuvre entreprise, jusqu'à ce qu'elle soit injustement, brutalement destituée de sa tâche de supérieure en 1838.
Beaucoup d'autres en aurait ressenti de l'amertume, voire de la colère Thérèse Couderc éprouva peut-être les prémices de ces sentiments mais, comme la Vierge Marie à laquelle elle s'était consacrée, elle admit cet effacement. Décidée, comme elle l'écrira plus tard, à « se livrer à notre bon Dieu », c'est-à-dire à « ne plus chercher de satisfaction propre, mais uniquement le bon plaisir divin ». En « âme livrée », elle « adhéra à tout, accepta tout, se soumit à tout ». (...)
Thérèse Couderc mourut octogénaire à Lyon en 1885, et fut canonisée à Rome en 1970...

Xavier Lecoeur, Saints ! 333 vies extraordinaires, Bayard.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  29 septembre - Saints Michel, Gabriel et Raphaël
phares, conseillers, compagnons


Si les Archanges apparaissent presque au bas de la hiérarchie céleste - à l'avant-dernière position entre les Principautés et les Anges -, ils n'en sont pas moins admis à la plus haute place, puisqu'ils figurent parmi les sept entités admises dans l'entourage du Seigneur (cf. Tb 12, 15 ; Ap 8, 2). Ils sont, en outre, investis chacun de missions essentielles à l'égard de Dieu dont ils font toutes les volontés. Combattants du Mal absolu, messagers de la Bonne Nouvelle et de l'Amour divin, travailleurs infatigables pour le « triomphe de la Vérité et de la Lumière », ils sont aussi indéfectiblement du côté des hommes qu'ils assistent et protègent sans relâche et sans jamais s'attribuer le mérite de leurs actions. Car leur dévouement est tel qu'ils ne sauraient tirer aucune gloire des bienfaits qui leur ont été accordés à leur création.
Véritables modèles pour les croyants dont ils inspirent, soutiennent et confortent les engagements, la foi et les actions, ils tiennent tout à la fois le rôle de phares, de conseillers et de compagnons. Grâce à eux, il est ainsi possible de gravir plus rapidement et plus sûrement les degrés de la perfection spirituelle dans la perspective d'une rencontre pleine et entière avec Dieu. C'est dire que l'on peut considérer l'ensemble des entités angéliques en général - et celle des Archanges en particulier - comme une vaste confraternité dans laquelle l'homme trouve naturellement sa place, et ce d'autant plus depuis que le Christ est descendu sur Terre partager leur condition.
Unis dans le même élan, la même ferveur et la même volonté d'amour et de partage, Anges et hommes s'appliquent conjointement à construire la Jérusalem céleste promise par les Écritures. Dans son humilité extrême, Dieu leur a délégué ce merveilleux pouvoir. Et si la route est longue et le chemin ardu, la force de la multitude est là pour soutenir chacun dans sa démarche.
Voilà, pensons-nous, le sens profond du message et du rôle des Archanges qui n'hésitent pas à se mobiliser pour que triomphe la Vérité de l'Amour divin, et qu'advienne - enfin - le temps de l'éternité bienheureuse...

Philippe Olivier, Les Archanges, Éditions De Vecchi.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  1er octobre - Sainte Thérèse de Lisieux
son actualité


La mort précoce de Thérèse, ses écrits largement diffusés, sa petite voie de sainteté pour tous, ses nombreux prodiges après sa mort l'on rendue célèbre. Mais cela n'explique pas son succès depuis plus d'un siècle. Voilà certes un signe de l'humour de Dieu qui bouleverse nos façons parfois trop adultes de penser la spiritualité et la théologie. « Ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort » (1 Co 1, 27).
Son mystère reste entier, car c'est celui d'une vie donnée, une vie toute simple, criante d'authenticité, qui se résume par ces mots : esprit d'enfance spirituelle, confiance, espérance, abandon, miséricorde. En ces temps tourmentés, ou des jeunes et des adultes aigris s'inquiètent de l'avenir, Thérèse propose l'antidote de la confiance. Et elle sait de quoi elle parle, car elle a beaucoup souffert. Elle est proche de nous par l'acceptation de sa faiblesse, par sa nuit de la foi qui l'ouvre au monde des incroyants, par sa façon originale de voir la sainteté. Il s'agit pour elle de se laisser aimer par Jésus, ce mendiant d'amour, et de prendre l'ascenseur de l'amour que sont les bras de Jésus. Partir à la découverte de Thérèse, c'est rencontrer le Christ à travers des attitudes qui changent la vie. J'admire son don d'elle-même dans les petites choses du quotidien, ce désir d'aimer Jésus en ne s'appuyant que sur sa miséricorde, cet abandon joyeux sur une petite voie de confiance, cette folie d'espérer en s'offrant pour le salut des autres, cette volonté d'être l'amour au cœur de l'Église en accueillant la souffrance comme une grâce, cette aspiration aux rêves les plus fous, comme parcourir la terre pour annoncer l'Évangile et témoigner de la miséricorde divine. N'est-ce pas ce qu'elle réalise aujourd'hui par l'incroyable périple de ses reliques à travers le monde ?...

Jacques Gauthier, Les saints, ces fous admirables, EdB.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  2 octobre - Les saints Anges gardiens
ils veillent sur nous


Longtemps il n'y eut qu'une seule fête des Anges, célébrée le 29 novembre. C'est dans l'Espagne du 15e siècle, semble-t-il, qu'il faut chercher l'origine d'une célébration liturgique consacrée aux seuls Anges gardiens. Il fallut attendre 1670 pour que le pape Clément X l'étende à l'ensemble de l'Église catholique.
Cependant cette dévotion n'a pas attendu d'être proclamée officiellement pour se manifester, elle est même plus ancienne que la dévotion aux Saints. Les Pères de l'Église ont parlé des Anges gardiens. Ils se faisaient l'écho de toute une tradition, qui remonte à l'Ancien Testa-ment, comme en témoigne la première lecture de la messe d'aujourd'hui (Ex 23, 20-23a), où Dieu donne un ange à son peuple pour le protéger et le guider vers la terre promise. Jésus Lui-même, dans l'Évangile, parle des enfants qu'il ne faut pas mépriser, car, dit-Il, leurs anges dans le ciel voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux.
« Ange » signifie « envoyé », « messager ». Lorsque des anges apparaissent dans l'Écriture, c'est généralement pour remplir une mission particulière et temporaire ; ensuite, ils disparaissent. L'ange gardien, selon la doctrine de l'Église, et comme son qualificatif l'indique, est chargé d'une fonction permanente : veiller sur les personnes et les communautés.
Aujourd'hui, beaucoup peuvent se poser des questions au sujet de l'ange gardien et mettre même en doute sa réalité à partir de faits bien concrets. Où était donc passé l'ange de cet enfant noyé accidentellement sans faute de sa part, ou écrasé sur la route ? Était-il distrait ou incapable d'intervenir, l'ange de la fillette violée et sauvagement assassinée par un truand ? On pourrait allonger une liste de cas qui posent des points d'interrogation.
Comme pour tout ce qui concerne la vie surnaturelle, nous sommes dans le domaine de la foi. Il y a ce qu'on voit, ce que notre intelligence limitée peut saisir ; il y a ce que Dieu sait, et cela nous dépasse infiniment.

Marcel Driot, Le Saint du Jour, Médiaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  2 octobre - Bienheureux Antoine Chevrier
prêtre selon l'Évangile


Il faut que vous deveniez des saints ! des lumières pour conduire les hommes dans le bon chemin ! du feu pour réchauffer les froids et les glacés ! des images vivantes de Dieu sur la terre ! disait à ses futurs prêtres Antoine Chevrier. Il a été ce prêtre : Un saint passionné de Jésus Christ et de l'amour des pauvres, dira de lui Jean-Paul II.
Les journaux lyonnais du 8 octobre 1879 rapportent le rassemblement d'une foule de plus de dix mille personnes à l'occasion de la sépulture d'Antoine Chevrier, prêtre de Lyon. Béatifié en 1986 par Jean-Paul II, ce prêtre laisse derrière lui un message et une institution bien fragile : le Prado aujourd'hui devenu un institut séculier de prêtres.
Il aura témoigné par toute sa vie d'une grâce particulière dont il s'est fait le fidèle serviteur depuis cette nuit particulière de Noël 1856 à l'église Saint-André de la Guillotière. Antoine Chevrier y était vicaire depuis son ordination, le 28 mai 1850, et cette nuit-là, il s'attarde devant la crèche. Cette grâce de Noël 56 s'est déployée comme une semence dans le cœur d'Antoine Chevrier qui en parle comme de sa conversion. Dès lors, il a voulu vivre en prêtre selon l'Évangile ; non pas pour lui mais pour réaliser avec d'autres l'œuvre de Dieu : C'est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté de Notre Seigneur et son abaissement parmi les hommes que j'ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible. Ma vie fut désormais fixée.
(...) A Saint-André le Père Chevrier est connu pour son dévouement. Il aime les gens simples et se laisse toucher par leur vie. Il mesure de plus en plus l'écart qui se creuse entre ces familles, harassées de travail et de misère, et l'Église. Pourtant, il se donne corps et âme à ce peuple. En mai 1856, lors des inondations, il se fait remarquer par son courage pour aller sauver les familles en péril. Ce dévouement lui vaudra une reconnaissance des autorités publiques. (...) Suivre le Christ de plus près devient, pour Antoine Chevrier, le fondement de l'apostolat vers les pauvres. Il s'agit d'évangéliser en donnant à voir l'humanité du Christ en ses disciples...

P. Dominique Blanchet, « Feu et lumière », n° 192.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  5 octobre - sainte Faustine Kowalska
Prière


Ô Seigneur, je désire me transformer en ta Miséricorde
et être ainsi un vivant reflet de Toi.
Que ton insondable Miséricorde
passe, par mon âme et mon cœur, sur le prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux,
que je ne soupçonne et ne juge jamais d'après les apparences,
mais que je discerne la beauté dans l'âme du prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse,
afin que je me penche sur les besoins de mon prochain
et ne reste pas indifférente à ses douleurs et à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse,
afin que je ne dise jamais du mal de mon prochain,
mais que j'aie pour chacun une parole de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux,
afin que je ressente les souffrances de mon prochain.
Je ne refuserai mon cœur à personne.
Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais,
vont abuser de ma bonté.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses
et remplies de bonnes actions,
afin que je sache faire du bien à mon prochain,
et prendre sur moi les tâches les plus lourdes, les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux,
pour me hâter au secours de mon prochain
en dominant ma propre fatigue et ma lassitude.
Mon véritable repos est dans le service rendu au prochain.
Aide-moi, Seigneur. Je tairai mes propres souffrances.
Je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus.
Que ta Miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.

Faustine, apôtre de la Miséricorde, tu nous invites à nous laisser toucher et rejoindre par le Cœur de Jésus, brûlant d'amour pour chacun de nous.

Odile Haumonté.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  21 octobre - Saint Viateur
lecteur à Lyon


Saint Viateur était lecteur de l'Église de Lyon, disciple et compagnon de l'évêque Just. Il vécut dans la dernière partie du 4e siècle, et mourut vers l'année 390.
« Viator », ce nom latin signifie « voyageur », « s ». Un sens particulier du mot caractérise un fonctionnaire auxiliaire du tribunal romain chargé d'assigner les gens à comparaître devant un magistrat. Il pourrait y avoir là quelque indication sur les antécédents familiaux de Viateur : une famille romaine ou gallo-romaine, parlant latin, de situation modeste, employée dans la bureaucratie romaine. Ce pourrait même avoir été l'occupation de Viateur, alors jeune adulte, avant d'entrer au service de l'Église comme lecteur.
Dans l'Église du 4e siècle, l'office de lecteur avait son importance. Il était conféré par l'évêque, selon un rite déterminé incluant la prière, la présentation du Livre des Écritures et le mandat de les lire au cours des liturgies de l'Église. Selon l'habitude du temps, l'Église de Lyon avait une école pour les lecteurs où on leur donnait une éducation littéraire et religieuse.
Lyon a été la capitale et la première ville de la Province romaine des Gaules jusqu'au milieu du 3e siècle. Le 4e siècle était une période de déclin, car la capitale était alors Trêves (Trier), et Lyon n'était plus qu'un centre administratif de second ordre.
Le peu qui est connu de saint Viateur est inextricablement lié à la vie de son évêque, qui naquit dans le Vivarais et qui devient diacre de l'Église de Vienne. Après 343, Just fut choisi pour succéder à l'évêque Verissimus, comme évêque de Lyon. L'évêque Just participa au Concile de Valence en 374. C'est donc entre 343 et 374 qu'il accéda au siège épiscopal de Lyon. Une date comme 350 semblerait très probable. En 381, il participa au Concile d'Aquilée en tant qu'un des délégués des évêques des Gaules. Peu après son retour d'Aquilée, il confia à Viateur son intention d'abandonner le siège de Lyon pour s'adonner à la vie ascétique monacale dans le désert de Scété en Egypte...

John E. Linnan c.s.v., « Viateur Information », supplément, 01.10.1979.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  Prier malgré les difficultés

Il est particulièrement important aujourd'hui d'insister sur le fait que la prière est un combat et qu'elle le reste tout au long de la vie. Dès que l'on entend combat, on pense volontarisme, incapacité à accueillir le don de Dieu, etc. Mais ce n'est pas dans ce sens que la prière est un combat.
Elle est une épreuve, comme le combat de Jacob, car elle est le face-à-face de l'être humain avec son Dieu. L'être humain ne se tient pas spontanément dans cette place de manière durable ! Il saisit toutes les occasions pour fuir l'épreuve, car la présence de son Dieu lui impose la vérité sur lui-même.

Le combat spirituel n'est pas le signe de la mauvaise qualité de la prière, mais, au contraire, la manifestation que l'on entre au désert, que l'on prend la prière au sérieux. Se pose alors la question décisive : est-ce vraiment Dieu que je cherche, en présence de qui je veux me tenir, au-delà de tout ennui, de toute sécheresse ressentie, ou bien est-ce mon bien-être que je recherche dans un moment d'intériorité ?

On peut tenter de décrire les difficultés et les obstacles de la prière à différents niveaux.

Première difficulté, la plus extérieure : la fatigue du corps, la maladie, la douleur physique peuvent être des situations humiliantes où l'on se découvre incapable de prier, tout simplement parce que l'on a mal aux dents. Mais ce sont toutes les conditions physiques de la prière qui peuvent être de l'ordre de l'obstacle, de l'épreuve, des lieux de combats pour la fidélité : environnement sonore, conditions d'habitation... Rattachons à cela tout ce qui arrive lorsque l'extérieur envahit l'intérieur, lorsque les soucis du monde, parfois légitimes, parfois disproportionnés, envahissent tout l'être, son désir, son intelligence, sa volonté, et qu'il en devient incapable de prier autrement qu'en balbutiant du bout des lèvres quelques formules.
Tant qu'on n'a pas expérimenté que la fidélité à la prière est parfois une fidélité de bête, fidélité d'une absolue pauvreté, on ne sait pas de quoi on parle.

Deuxième difficulté, plus subtile, mais tout aussi redoutable, voire plus, c'est celle du sens de la prière. C'est l'épreuve par excellence de ceux qui ont voué leur vie à la prière dans la vie monastique.
Un jour ou l'autre vient la question : « À quoi bon ? » La prière est-elle vraiment utile 7 N'est-ce pas une perte de temps par rapport au service efficace des pauvres ? Dieu ne peut-Il sauver les hommes sans la prière, et de toute façon quand on voit comment va le monde, peut-on vraiment dire que la prière hâte l'avènement du Royaume, si jamais il advient ?

Troisième difficulté : la juste place de l'intelligence. Si elle prend trop de place, ce n'est plus de la prière, celle-ci se dessèche et meurt dans la réflexion. Si elle est trop peu présente, la prière tourne en rond dans les sentiments, voire les sensations, elle ne nourrit pas, ou elle ne se nourrit que de l'imagination du priant et elle s'étouffe tout autant. On peut rapprocher de ce problème une attention trop soutenue, trop inquiète, portée sur le discernement de ce qui est à faire, même pour Dieu. A trop vouloir être un bon serviteur, on risque fort de s'occuper beaucoup de soi et peu de Dieu, on risque de ne jamais développer en soi de capacité d'abandon.

Enfin, on peut poser la question du combat spirituel en se demandant ce que l'on contemple. La prière est toujours susceptible de basculer dans le monologue auto-contemplatif soit de soi en train de prier, soit de soi dans ses succès, comme le pharisien, soit de soi dans son péché et ses échecs, comme chez tous les scrupuleux. Même lorsqu'elle cherche honnêtement à contempler Dieu, elle doit à un moment consentir à ne plus chercher, mais à se laisser saisir par Celui qu'elle croyait chercher.

Jean-Marie Gueullette o.p., Prier au quotidien, Presses de la Renaissance/prier, 2009.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  Dieu et l'école

C'est la rentrée ! Quels que soient leur goût et leurs capacités pour les disciplines intellectuelles, voilà nos enfants accaparés, de gré ou de force, par les charmes des mathématiques ou de la grammaire. Et nous voici nous, parents, prêts à soutenir les défaitistes, à ranimer l'ardeur des paresseux, à discipliner les esprits fantasques et à remettre à jour nos connaissances, histoire d'être à la hauteur quand il s'agira d'expliquer un exercice ou de faire réciter une leçon. L'école tient une place tellement importante dans la vie de nos enfants et, par voie de conséquence, dans la nôtre, que nous devons veiller avec une attention particulière à ce qu'elle soit un moyen de grandir dans l'amour de Dieu et non une activité « à côté » de la foi, comme coupée de Dieu, étrangère à son amour.

Relisons, en cette période de rentrée scolaire, la parabole des talents (Mt 25, 14-30). Cette parabole nous montre que ce qui compte, ce n'est pas d'avoir reçu plus de talents que les autres, mais de faire fructifier ceux que nous possédons. L'important n'est pas d'être premier de classe, mais de faire de son mieux pour progresser sans cesse. Les talents nous sont confiés pour que, par eux, nous grandissions dans l'amour de Dieu afin d'entrer un jour dans la joie du Royaume.

Tous nos talents sont dons de Dieu. Tous nous ont été donnés gratuitement ; nous ne les avons pas mérités et nous n'avons donc pas à nous en glorifier. Il n'est pas mauvais de le rappeler de temps en temps aux bons élèves qui pourraient être tentés d'écraser les autres de leur prétendue supériorité. Les enfants sentent d'ailleurs très bien si leurs parents sont fiers de leurs efforts, tout simplement - « Tu as fait de ton mieux, bravo ! » - ou tirent vanité de leurs brillants résultats. C'est particulièrement vrai lorsque, dans une même famille, les enfants sont diverse-ment doués : si les parents savent mettre en valeur les uns et les autres, chacun selon le travail fourni et les progrès réalisés, les meilleurs seront moins tentés de s'enorgueillir.

Dieu est toujours avec nous : à l'école comme à la maison, à l'église comme dans la cour de récréation. D'une certaine manière, on peut dire que dans une vie chrétienne, il n'y a pas de « temps forts », de moments qui seraient spécialement réservés à l'amour de Dieu : la messe dominicale, par exemple. Ou plus exactement, il n'y a que des « temps forts », parce que c'est à chaque instant que Dieu se donne à moi et m'appelle à L'aimer. La seule chose importante, c'est de faire la volonté de Dieu, très concrètement. D'être là où Il nous veut, quand Il le veut. Ainsi, quand c'est l'heure d'aller à l'école, il n'y a pas de meilleur endroit pour grandir dans l'amour du Seigneur que l'école.

Dieu nous appelle à être ses témoins, partout où nous sommes, y compris à l'école. Relisons l'Évangile : « Comme Je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Jn 13, 34-35). Voilà le premier témoignage que nous avons à donner et qui est à la portée de chacun : celui de l'amour fraternel. Ce n'est pas forcément le plus facile, ni le plus visible, mais c'est celui que Jésus nous demande. Ce qui n'exclut pas de savoir prendre la parole pour affirmer sa foi quand cela est nécessaire.

« Le droit des parents au choix d'une éducation conforme à leur foi doit absolument être assuré. » (« Familiaris consortio », § 40). C'est toute la question de la liberté de l'école et, plus encore, du caractère proprement catholique des écoles qui se définissent comme telles. (...)

Rappelons (...) qu'il est du devoir de toutes les familles d'œuvrer là où elles sont et comme elles peuvent pour que les écoles catholiques soient de plus en plus vivantes et (...) évangélisatrices. Comment ? Certes, les plans d'ensemble, les réflexions et négociations au sommet sont nécessaires. Mais plus utile encore est la sainteté des familles et des enseignants. Nous pouvons tous faire quelque chose pour le renouveau de l'école catholique, ne serait-ce que prier, peut-être avec d'autres parents, des enseignants. Qu'allons-nous faire cette année pour que Dieu ait sa place à l'école ?

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes, 2004.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  Pour demander la patience

Seigneur, Toi qui veux nous sauver, Tu Te montres patient à notre égard.
Apprends-nous à T'imiter.
Que ma patience illustre mon amour pour Toi, pour mon prochain, pour moi-même.
Je dois accepter que les autres soient là où ils en sont.
Je dois savoir les attendre en essayant de me mettre cinq minutes à leur place...
Vois mes négligences.
Soutiens-moi pour que je vive avec les autres en toute humilité, douceur et patience.
La patience fera de moi un disciple doux et humble de cœur.
Apprends-moi à marcher au pas de ta Providence. Pour Toi un Jour est comme mille ans et mille ans comme un jour.
Aide-moi à prendre du recul par rapport aux événements.
Fais-moi vivre au rythme de l'instant présent, sans hâte ni précipitation, ne faisant qu'une chose à la fois pour rester unifié sous ton regard.
Je veux souvent aller trop vite.
Or, un fruit mûri trop vite n'a pas de saveur.
Agis dans ma vie comme Tu voudras, quand Tu voudras, où Tu voudras.
Si je suis impatiente, c'est que je veux faire tout toute seul.
Comme les saints, je désire apprendre à lâcher prise.
Seigneur, donne-moi la patience !
Amen.

Ludovic Lécuru, 100 prières en famille, Salvator.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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  Des appréciations

Je reçois toujours votre belle revue et c'est un plaisir de la lire. 42 - Réabonnement à votre belle revue qui me donne la paix du cœur. 69 - Votre revue est formidable et nous aide dans notre vie de tous les jours. Dommage que les saint Anges ne soient pas invoqués comme dans notre jeunesse. 12 - Réabonnement à votre belle revue qui réconforte et enseigne beaucoup. 82 - Cette revue m'apporte de la joie et du réconfort. 43 - Je lis toujours cette petite revue bien inspirée. J'apprécie surtout les messages du pape. 59 - J'admire « la lettre » très appréciée et intéressante, 44 - Revue petite par le format mais si grande spirituellement. Elle nourrit mon âme. 57 - Revue qui apporte réconfort dans la foi. 12 - Agréable revue. 34 - Je vous félicite de nous conforter dans la lumière de l'espérance que la couleur rose réchauffe nos cœurs attristés. 64 - Petite revue si intéressante spirituellement et facile à « transporter » dans un sac... 66.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2020.


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