Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2019

n°1-2019 - janvier-février     n°2-2019 - mars-avril     n°3-2019 - mai-juin
n°4-2019 - juillet-août     n°5-2019 - septembre-octobre     n°6-2019 - novembre-décembre

  C’était dans « L’Ange gardien » il y a cent ans

en juillet 1919

Le mois de juillet, consacré à honorer le Précieux Sang, doit ranimer notre dévotion pour la sainte Messe qui est le renouvellement du sacrifice que Notre-Seigneur a offert de Lui-même sur le Calvaire.
Si nous pouvions voir la multitude d'Anges qui dans l'adoration la plus profonde, entourent l'autel, nous serions saisis de crainte et de tremblement devant ce redoutable mystère. Et pourtant, ce n'est pas pour les Anges, mais pour nous, que Jésus descend sur l'autel.
Ne soyons pas simplement témoins, mais en union avec le prêtre, nous devons offrir la sainte Victime. Jésus est là, priant pour nous, adorant pour nous, s'immolant pour nous !
Ô Dieu, infiniment bon, nous vous bénissons pour tous les bienfaits dont vous nous comblez par le saint sacrifice de la Messe !
Saints Anges, augmentez notre foi, notre recueillement, notre confiance !

en août 1919

Le mois d'août ramène la belle fête de l'Assomption. Ce mystère nous transporte au Ciel et nous fait assister au couronnement glorieux de la Sainte Vierge par son Fils Jésus. Nous nous unissons au concert des Anges pour célébrer celle qui est allée en corps et en âme s'asseoir à la droite du Roi du Ciel, pour régner en qualité de Reine à la fois sur les Anges et sur les Saints. Nous sommes heureux de fêter un pareil triomphe, car cette glorification de Marie n'est-elle pas un gage de notre propre glorification un jour, et, en attendant, des plus précieuses bénédictions pour nous ?
Nous penserons souvent pendant ce mois à cette glorieuse solennité : il est si bon et il est si profitable de s'élever un peu au-dessus de toutes les misères de cette vie.
Saints Anges, rappelez-nous souvent la gloire et la bonté de notre bonne Mère du Ciel.

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  Jésus, son portrait : les béatitudes

Dans l'Évangile de Matthieu le grand discours inaugural de Jésus, annonçant ce qu'est vraiment le Royaume des cieux, commence par l'énoncé des huit béatitudes. Ces béatitudes deviennent donc la préface de toute la prédication sur le Royaume. La première remarque à faire est que ces béatitudes sont des proclamations de bonheur. Jésus proclame avant tout autre chose qu'il est venu pour le bonheur des hommes et que son message est là pour donner un chemin vers ce bonheur. La prédication chrétienne l'a peut-être trop oublié. De même, on parlera pour la vision de Dieu à laquelle sont appelés tous les élus, de vision « béatifique » ou « béatifiante », c'est-à-dire de vision qui donne le bonheur. Notre chemin vers le vrai bonheur s'achèvera dans une vie de bonheur.
Mais ces béatitudes ont un contenu paradoxal : elles proclament le bonheur de ceux qui vivent dans diverses formes de malheur ou de déréliction, voire de persécution, mais qui les vivent dans un esprit de pauvreté, d'amour et de justice. On peut dire que les huit béatitudes chez Matthieu sont autant de provocations, des invitations redoutables à méditer sur le rapport que je peux avoir avec le monde et la conversion que je dois vivre dans mon comportement fraternel. Qui oserait faire une série de proclamations aussi solennelles, sans essayer de les vivre lui-même ? Dans les grands discours des hommes charismatiques, des leaders religieux, voire des hommes politiques, le bât blesse souvent à l'endroit de la correspondance et de la cohérence entre le dire et le faire. (...) Chez Jésus la cohérence est parfaite : il dit ce qu'il fait et il fait ce qu'il dit. On ne peut détecter chez lui aucune distance entre le dire et le faire. (...) Les Évangiles nous permettent-ils d'opérer une vérification de ce point à propos de chaque béatitude ? La réponse est étonnamment positive. Il nous suffit de passer en revue les huit béatitudes pour trouver de nombreux textes nous montrant comment Jésus a vécu chacune d'entre elles. Elles nous donnent un véritable portrait de Jésus.

Bernard Sesboüé, s.j., Jésus. Voici l'homme, Salvator, 2016.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  Reliquaires (2)

Dieu avait défendu aux Juifs de sculpter des images. Les gens de cette époque avaient une fâcheuse tendance à arrêter leurs hommages à l'objet sorti de leurs mains. Sommes-nous si différents ? Et pourquoi nous est-il permis de multiplier les représentations plus ou moins édifiantes du Sauveur et des saints, voire des anges ? S'est-il produit dans la mentalité des hommes quelque soubresaut autorisant cette licence ?... Il est d'observation journalière qu'on adore toujours Baal, le veau d'or et Moloch, les Chrétiens comme les autres. On se bat sur la valeur de telle ou telle représentation du Crucifié ; mais du décalque du Christ dans son âme, qui s'en soucie ? Sommes-nous moins gouvernés que les Juifs par les signes ? Non, puisque la Grâce elle-même doit y recourir pour nous toucher. Alors ?...
On nous a fait l'honneur de nous prendre pour des esprits évolués ; nous nous sommes comportés comme des Philistins.
Nous vivons, ni meilleurs ni pires que les coreligionnaires de Moïse, simplement différents par les habitudes, par l'acquit de la civilisation ou ce qu'on nomme ainsi, par l'affinement des mœurs dû à l'Évangile, certes. Et si pareils à eux par le besoin de caresser un beau marbre ! Tour à tour et en même temps, nous ressortissons à la loi nouvelle et à l'ancienne, deux courants de densité différente souvent mêlés. Nous servons Dieu et nous courbons la tête devant les totems. Nos gestes sont seuls croyants, non point nos intelligences. Extérieurement, nous vénérons les reliques ; intérieurement, nous nous donnons le cinéma de toutes les impuretés.
Là-dedans, mon Ange, je ne vois guère de place à vous offrir. Vous n'avez jamais eu d'os. Sur quel patron habiller votre personnage ? Je suis ainsi fait que je retiens cela seulement qui est sorti de mes mains ou de mon imagination « créatrice ». Comme le biologiste qui ne tient pour vrai que ce qu'il a touché de la pointe de son scalpel, je n'admets que ce qui tombe sous le sens...

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  L'ange de la retenue

Il y a des situations dans lesquelles je ne peux pas retenir ma colère. J'ai pris un rendez-vous chez le médecin, par exemple, et je bous parce que cela fait plus d'une heure déjà que je patiente dans une salle d'attente archipleine. J'ai envie de me plaindre haut et fort auprès de l'assistante, mais cela ne ferait qu'empirer la situation. C'est que mon propre besoin passe après les urgences qui ont été nombreuses aujourd'hui.
Il me faut alors l'ange de la retenue. À l'oreille, il va me susurrer : « Garde ton calme et réfléchis. Est-ce bien le moment d'exprimer ton mécontentement ? ». Le médecin et son assistante sont peut-être aussi mal à l'aise de cette situation, car cela leur est désagréable de faire attendre les patients. Si tu ne peux pas retenir ton agacement, le traitement médical que tu es venu chercher n'aura pas de bons effets. Des émotions vont s'installer entre le médecin, sa secrétaire et toi, qui vont troubler votre rapport et, du même coup, ta guérison. L'ange de la retenue va régler le problème à ton profit et tu vas voir que la consultation te sera bénéfique.
Un autre exemple : dans le train, le contrôleur t'annonce que tu ne vas pas avoir le temps d'attraper ta correspondance. Tu n'as qu'une envie : lui tordre le cou, parce que tu le rends responsable de ce que les trains sont toujours en retard et de ce qu'on ne peut pas se fier aux horaires ! Dans ce cas aussi, il serait bon que tu commences par consulter l'ange de la retenue. Peut-être va-t-il te dire « Le contrôleur n’y peut vraiment rien ! Des voleurs ont dérobé une caténaire et les retards se sont enchaînés. Il en est lui-même désolé. » L’ange de la retenue t’invite à prier aimablement l’employé qu’il t’indique une autre possibilité et il est probable qu’avec son aide, tu vas trouver une solution qui te conviendra…

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  Marie, comblée de grâce

Comment Marie a-t-elle pu être immaculée alors que ses parents ne l'étaient pas ?
Les parents de Marie, Anne et Joachim, étaient sûrement de très bons parents et aimaient beaucoup le Seigneur. Mais ils étaient, comme tout le monde, marqués par le péché originel. La pureté de Marie ne lui vient pas de ses parents, mais de son Fils, Jésus.
Marie a reçu par avance ce que Jésus est venu apporter à tous les hommes : nous sauver du péché et de la mort pour retrouver la vie de Dieu.
Marie a donc été sauvée par Jésus, comme nous avons tous besoin de l'être. Mais elle l'a été dès sa conception, alors que nous, nous avons besoin du baptême.
C'est pour cela qu'au moment de l'Annonciation, l'ange Gabriel salue Marie comme « pleine de grâce », c'est-à-dire toute sainte et toute pure, comblée de la grâce de Dieu.

Avec qui Marie était-elle mariée, avec Joseph ou avec Dieu ?
Quand l'ange Gabriel rend visite à Marie pour lui demander d'être la mère du Sauveur, Marie est déjà fiancée à Joseph. Peu après, l'ange Gabriel apparaît en songe à Joseph pour lui dire de prendre chez lui Marie, sa femme.
Dieu a donc voulu que Marie et Joseph se marient. Il a voulu que Jésus naisse dans une famille unie avec un papa et une maman qui s'aiment. Dieu confie à Joseph la mission d'être le papa de Jésus sur la terre et l'époux de Marie.
Mais l'enfant qui naît de Marie est bien le Fils de Dieu, conçu en elle de façon miraculeuse par le Saint-Esprit. C’est pourquoi on dit aussi que Marie est l'épouse du Saint-Esprit. Cette union à l'Esprit Saint, Marie l'a vécue totalement dans son corps et dans son cœur. Tous les chrétiens essaient de vivre dans leur cœur la même union à l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu. C'est cela, la sainteté.

Gaëlle Tertrais, Parle-moi de Marie, Éditions de l’Emmanuel.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  5 juillet - Saint Antoine-Marie Zaccaria
à la suite de saint Paul


Né en 1502, à l'aube de la Renaissance, Antoine-Marie partit étudier la médecine à l'université de Padoue ; il obtint le diplôme de docteur en 1524 et revint exercer dans sa ville natale de Crémone.
Les temps étaient troublés pour les habitants du nord de l'Italie, qui subissaient guerres et occupations, famines et épidémies. Le jeune médecin se singularisa par un dévouement remarquable auprès des malades de la peste.
Mais soigner les maux du corps ne lui suffisait pas. Il jugea qu'il était urgent de se pencher sur les maux de l'âme et décida d'embrasser la carrière ecclésiastique. Il se prépara donc au sacerdoce et fut ordonné prêtre en 1528.
A cette occasion, Antoine-Marie Zaccaria fit une découverte décisive : celle de saint Paul. Le jeune prêtre le prit comme maître et modèle et, venu à Milan en 1530, plaça sous le patronage de l'Apôtre des Nations la congrégation qu'il fonda alors : les Clercs réguliers de Saint-Paul. Ces prêtres d'un nouveau genre (car obéissant à une règle et prononçant des vœux religieux) reçurent ensuite le nom de « Barnabites », en référence à l'église Saint-Barnabé de Milan qui leur avait été confiée.
Avec saint Paul pour guide, Antoine-Marie demanda à ses religieux de raviver la foi chrétienne par la sanctification personnelle (vie frugale et communautaire, dévotion au Christ crucifié, à l'Eucharistie et à la Vierge Marie) et par le service du prochain (catéchèse, prédi-cation, ministère ecclésiastique, enseignement). Il fonda également une congrégation féminine - les Sœurs angéliques de Saint-Paul et un mouvement laïc associé. Car, outre le corps et les âmes, c'est l'Église tout entière qui, à cette époque, (...) avait besoin de soins ! (...) Saint Antoine-Marie Zaccaria fut donc un véritable précurseur de la Réforme catholique qui allait résulter du concile de Trente.
Un concile dont il ne vit pas le début, en 1545 : épuisé par son zèle apostolique, il mourut en 1539, à seulement 37 ans.

Xavier Lecœur, Saints ! 333 vies extraordinaires, Bayard.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  11 juillet - Saint Benoît
ne plaire qu'à Dieu seul


Benoît naît à Nursie, en Ombrie, vers 480, dans une famille de petite noblesse. Il étudie à Rome où il approfondit le droit romain. Dégoûté de la vie corrompue de la ville et attiré par la vie parfaite, il se retire dans la solitude de Subiaco, où il mène une vie d'ermite, « désireux de plaire à Dieu seul », comme l'écrit son biographe. Il expérimente cette vie durant trois ans. D'autres moines arrivent et lui demandent assez vite d'être leur supérieur et leur maître. Il accepte, mais ce sera un échec, à cause de la décadence de certains moines.
Cette expérience lui sera tout de même bénéfique. Il crée ainsi douze petits monastères de douze moines chacun. Sa renommée devient si grande que des nobles romains lui confient l'éducation de leurs fils, tels Maur et Placide, qui deviendront saints. Le clergé local est jaloux de cette expansion. Benoît quitte Subiaco vers 529 avec un petit groupe de moines. Il va vers le Sud dans l'ancienne forteresse du Mont-Cassin. Il adapte le temple païen en oratoire et, avec un grand sens pratique, il utilise les autres édifices comme habitations pour les moines et pour les pèlerins, et comme espace pour leurs activités de travail. Il organise ainsi la vie cénobitique (vivre en commun), à l'opposé de la vie érémitique (vivre en solitaire), pour qu'en toutes choses Dieu soit loué. Il est sollicité pour d'autres fondations, dont les premières sont Terracine et Rome.
Âgé de près de soixante-dix ans, le patriarche des moines d'Occident sent ses forces diminuer. Après une rencontre avec sa sœur Scholastique, il se fait transporter dans l'oratoire de Saint-Martin où il meurt debout, les bras levés au ciel. La tradition situe la date de sa mort le 21 mars 547, mais il est fêté aujourd'hui le 11 juillet. Quelques siècles plus tard, les dépouilles de saint Benoît et de sainte Scholastique sont transférées à l'abbaye Saint-Benoît-sur-Loire. En 1964, Paul VI proclame saint Benoît patron principal de l'Europe, « parce qu'il a été messager de paix, opérateur d'unité, maître de civilisation et surtout héraut de la Foi et initiateur de la vie monastique en Occident. »

Jacques Gauthier, Les saints. Ces fous admirables, Éditions des Béatitudes.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  26 juillet - Sainte Anne
la grand-maman de Jésus


Les Évangiles ne nous parlent pas des parents de la Vierge Marie, mais la tradition des premiers siècles nous rapporte qu'ils se nomment Anne et Joachim. Ils sont de la tribu et de la race de David. Ils ont atteint un âge avancé sans avoir d'enfant, puis la joie de la naissance de Marie leur est donnée. Ils auraient fait le vœu, s'ils avaient un enfant, de le consacrer au Seigneur. C'est pourquoi la tradition nous rapporte qu'à trois ans Marie est conduite au Temple de Jérusalem pour y être élevée. Cette pratique n'était pas rare à cette époque et beaucoup de riches familles envoyaient leurs filles au Temple où elles rendaient des services, par exemple en tissant le rideau. À la puberté, elles revenaient dans leurs familles.
La première église en l'honneur de sainte Anne est construite à Constantinople en 550. C'est surtout au Moyen Âge que son culte se développe. Des légendes bretonnes la font naître en Bretagne et elle devient « la grand-mère des Bretons ». Il n'existe qu'une apparition de sainte Anne : en 1624, elle se montre à un paysan breton nommé Yves Nicolazic qui déterre une statue représentant la sainte. Aujourd'hui Sainte-Anne d'Auray est le troisième lieu de pèlerinage en France, après Lourdes et Lisieux. « Sainte Anne, épouse, mère et grand-ma-man, bénis tous les membres de ma famille. Garde-nous fidèles au Seigneur » (Prière).
Le 13 mars 1658, au Canada, Louis Guimond est guéri de rhumatismes lors de la construction de la première chapelle dédié à sainte Anne : Sainte-Anne du Petit Cap qui deviendra Sainte-Anne de Beaupré. En 1876, sainte Anne est choisie comme la patronne du Québec. (...)
Anne, nous te prions pour les grands-parents. Qu'ils puissent être des témoins - discrets s'il le faut - de Jésus auprès de leurs enfants et petits-enfants, les portant dans la prière, secrètement s'ils ne peuvent le faire ouvertement, tout en étant pour eux accueillants et réconfortants, leur offrant un soutien inconditionnel.

Odile Haumonté, Le grand livre des saints, Presses de la Renaissance.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  1er août - Saint Alphonse de Liguori
l'apôtre de la prière


Parmi les grands maîtres de la prière chrétienne, on peut citer saint Alphonse de Liguori (1696-1787), un prêtre napolitain qui fait partie du club restreint des docteurs de l'Église. Né dans une famille aristocratique de Naples, le jeune homme, aîné de sept enfants, épris de voyages, de musique et d'escrime, était aussi un grand cerveau, ce qui lui permit de devenir avocat à dix-neuf ans et l'un des ténors du barreau de Naples.
De caractère inflexible quand il avait pris une décision, il était capable de s'opposer farouchement à son père dans certains cas. Il refusa ainsi deux mariages brillants mais goûtant un temps aux divertissements du monde et à sa propre notoriété grandissante comme avocat. Jusqu'au jour où il commit une erreur inexplicable dans une plaidoirie et fut ridiculisé. Il craignit même qu'on l'accusât de tricherie.
Blessé et anéanti, il s'enferma des jours durant, assumant son humiliation qu'il finit par voir comme un signe de Dieu. La vie du monde était finie pour lui. Un jour qu'il s'occupait de malades incurables à l'hôpital, il entendit : « Abandonne le monde et donne-toi à moi. » Tenant tête à son père qui voulait pour lui un grand destin, il se prépara à la prêtrise et se voua à la mission auprès des plus pauvres de la société, visitant les populations ignorantes des villages de sa région. Prêchant aux lazzaroni, le bas peuple de Naples, il réussit à créer avec eux une sorte de fraternité, les « chapelles du soir » de Naples. Un prêtre de ses amis et une religieuse eurent des visions sur un ordre religieux nouveau.
Alphonse de Liguori en fut le fondateur et lui donna le nom de « Congrégation du Très saint Rédempteur ». (...)
Alphonse de Liguori savait parler simplement et il écrivit de très nombreux ouvrages spirituels que tout le monde pouvait lire, insistant sur la nécessité de la prière. « Tout notre salut réside dans la prière, disait-il. Que la prière soit notre plus chère compagne et l'exercice de toute notre vie. ». Il trouvait que rien n'est plus facile que de prier. « Qu'est-ce que dire : Seigneur, aide-moi, donne-moi ton amour ? Y a-t-il quelque chose au monde qui soit plus facile ? »...

Agnès Couzy, « Les Veillées des Chaumières », n° 3001.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  15 août - Assomption de la Vierge Marie
l'aurore de l'Église triomphante


Le 15 août, nous fêtons Notre-Dame de l'Assomption. Dans la préface de la messe de ce jour-là, nous disons : « Seigneur, tu as préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté ton propre Fils et mis au monde l'auteur de la vie. »
Avec une foi vivante et joyeuse, nous adhérons à l'enseignement de Pie XII, qui, le 1er novembre 1950, proclamait le dogme de l'Assomption de Notre-Dame :
« L'immaculée et toujours Vierge Marie, Mère de Dieu, au terme de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire du ciel. »
Pour nous, pèlerins d'éternité, Marie est « la parfaite image de l'Église à venir, aurore de l'Église triomphante » (Liturgie de l'Assomption). Maintenant, il est vrai, nous cheminons sur cette terre avec nos joies et nos peines, nos espoirs et nos déceptions, nos réussites et nos échecs. Mais le Christ Sauveur et la Vierge Marie illuminent notre route et nous font espérer le bonheur sans fin auprès de Dieu.
Dans son encyclique mariale Redemptoris Mater, le pape Jean-Paul Il, reprenant les mots du concile Vatican II, écrivait :
« Marchant à travers les tentations et les tribulations, l'Église est soutenue par la force de la grâce de Dieu... Jusqu'à ce que, par la Croix, elle arrive à la lumière sans couchant. » Et le pape ajoutait : « La Vierge Marie est constamment présente dans ce cheminement de foi du Peuple de Dieu vers la lumière. » (n° 35).
A l'heure actuelle, les problèmes de société et les épreuves de l'Église sont une invitation à nous tourner davantage vers le Christ Sauveur et la Vierge Marie. Les périodes de crise peuvent être des temps de grâce. Encore faut-il que l'homme reconnaisse sa faiblesse, son incapacité à résoudre les problèmes par ses propres forces et qu'il sache faire appel à plus grand que lui. (...) La Vierge Marie, unie intimement à son Fils dans la gloire du ciel, intercède auprès de Dieu pour l'Église et pour le monde...

« Marchons », liminaire, n° 791.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  Prions

Quand on veut apprendre à prier, on a souvent recours à la prière des autres, textes écrits par des grands spirituels, mais parfois aussi par des croyants ordinaires (...).
Mais comment faire entrer ces textes de sources diverses dans sa propre prière ?
La prière est un cri jailli d'une situation.
Ces prières, écrites et publiées tout au long de l'histoire chrétienne, sont la trace publique d'une prière privée, l'expression parfois maladroite par laquelle un priant cherche à traduire en mots accessibles à d'autres ce qui constitue sa relation intime à Dieu.
Il y a donc ici un premier décalage. Qu'il soit un grand mystique ou mon voisin de palier, celui ou celle qui a écrit ce texte a sa propre histoire dans la foi, une forme spécifique d'alliance avec Dieu. Même si nous partageons la foi chrétienne, que nous sommes nourris de la même Parole de Dieu, de la même liturgie, nous ne sommes pas des copies conformes les uns des autres. Je peux reconnaître toute la valeur de ce que vit l'autre sans pour autant vivre la même chose.
Mais il y a un autre décalage dont il faut aussi tenir compte : la situation dans laquelle je lis ce texte n'est pas celle qui a suscité son écriture. Je peux m'y reconnaître, pour une part, en sachant cependant que chaque situation est unique.
Deux manières de prier :
Soit rejoindre le texte, comme on peut le faire avec un psaume, c'est-à-dire ne pas chercher dans le texte ce qui exprime ce que je ressens, mais au contraire chercher à entrer en communion avec la démarche de foi de son auteur, avec le cri qu'il lance vers Dieu. (...)
Soit s'inspirer du texte : il me donne des mots pour prier, il me suggère une attitude en présence de Dieu. Comme je ne m'y retrouve pas complètement, je m'appuie sur lui pour développer ma propre prière, à ma façon. Il n'y a pas là une démarche d'égocentrisme, dans laquelle je détruirais ce que dit l'autre pour me l'approprier, mais une sorte de fraternité, qui me permet de construire ma foi en m'appuyant sur celle des autres, sans m'identifier à eux...

Jean-Marie Gueullette o.p., Prier au quotidien, Presses de la Renaissance/prier.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  Au cœur de la famille, ce lieu sacré
les disputes


« Pris un par un, mes enfants sont charmants. Mais dès qu'ils sont ensemble, ils n'arrêtent pas de se disputer ». Carine, mère de trois enfants, est découragée : « Pourtant, ce devrait être une joie de vivre entre frères et sœurs ! » Mais existe-t-il une seule famille où les enfants ne se disputent jamais ? Alors, que faire ? D'une certaine manière, les disputes sont une bonne chose. Disons plutôt : il est bon que les querelles éclatent plutôt que de couver en silence, à condition qu'elles n'éclatent pas n'importe comment. Les familles où il est impossible d'exprimer ses colères et ses griefs risquent fort de laisser couver sous la cendre de terribles sentiments d'amertume. Il ne sert à rien de nier les conflits : il vaut beaucoup mieux apprendre à les gérer.
Inutile de répéter : « Arrêtez de vous disputer ! », nous le savons bien. Surtout lorsque cette exhortation est dite sur le ton de la colère, par un adulte exaspéré d'entendre des hurlements. Il est bien difficile, parfois, de garder son calme ! Pourtant, la violence est contagieuse, le calme aussi : plus nous crions, plus nos enfants crient ; plus nous sommes paisibles, plus nos enfants le seront. Ce qui impose de ne pas s'alarmer au moindre conflit.
Moins nous intervenons, mieux c'est. Une des principales des disputes (même si les enfants n'en ont pas forcément conscience) « c'est d'attirer l'attention des parents, pour qu'ils viennent prendre parti, chacun espérant que ce sera à son avantage. (...) La difficulté est de savoir prendre sur soi, pour faire, bien des fois, l'inverse de ce qui nous vient spontanément à l'esprit : Les enfants sont bien sages, on n'entend rien, la tendance est de se dire : « Ouf ! je peux vaquer à mes occupations ». Il y a des cris, de la bagarre, on se fait un devoir d'aller rétablir l'ordre... en fait, accentuer le désordre le plus souvent et en tout cas certainement favoriser de nouveaux incidents dans l'avenir. C'est le contraire qui est efficace : ne pas réagir lors des disputes mais lorsque les enfants sont sages, penser qu'ils ont besoin de nous parfois, leur montrer notre amour, s'intéresser à ce qu'ils inventent, avant qu'ils ne soient obligés d'attirer l'attention sur eux par des moyens plus radicaux ». (Paul Lemoine, Transmettre l'amour, Éditions Nouvelle Cité).
Certaines situations réclament néanmoins une intervention énergique. C'est le cas lorsque des coups violents sont échangés, lorsqu'un enfant est manifestement le souffre-douleur ou, au contraire, l'élément perturbateur. Commençons par séparer les combattants ; attendons ensuite que le calme soit revenu pour essayer d'y voir plus clair et tirer les conclusions qui s'imposent. Méfions-nous en effet des jugements « à chaud » qui peuvent être très injustes : le plus petit n'est pas forcément la pauvre victime, et celui qui crie le plus fort n'est pas toujours le plus agressif.
Attention aux enfants qui ne se disputent jamais. Si ce sont des enfants réellement paisibles, tant mieux ! Mais cette douceur apparente peut aussi cacher une incapacité à s'exprimer, à être soi-même face aux autres. Certains enfants redoutent tellement les conflits qu'ils préfèrent céder ou dire le contraire de ce qu'ils pensent plutôt que de déclencher une bagarre. Il est important de leur apprendre, non à se disputer, mais à oser s'affirmer.
Certaines situations favorisent les disputes : essayons de les repérer et, sans les supprimer systématiquement (cc qui n'est d'ailleurs pas toujours possible), voyons ce qui peut faciliter la vie fraternelle. Certains caractères s'accordent mieux que d'autres : il est important d'en tenir compte pour la répartition des enfants dans les chambres. Certains enfants supportent mal de ne jamais pouvoir s'isoler, d'autres s'énervent facilement parce qu'ils manquent de sommeil ou d'exercice physique, etc.
S'aimer comme des frères n'est facile pour personne : allez donc demander à des moines ou des moniales ce qu'ils en pensent ! La vie fraternelle nous met à rude épreuve, quel que soit notre âge. Ne nous étonnons donc pas des disputes entre frères et sœurs. Mais ne nous y résignons pas ! Le Seigneur nous montre le chemin : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn 13, 34). Et ce chemin passe par le pardon, vécu très simplement et quotidiennement en famille.

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes, 2004.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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  Des appréciations

Réabonnement à « l'Ange gardien » que j'apprécie depuis ma jeunesse. Suisse - Votre si merveilleuse revue. 56 - Merci beaucoup pour votre bulletin si intéressant, car je suis une « fan » des Anges gardiens ! 78 - Je lis toujours votre revue avec plaisir. Que beaucoup de petits « anges » s'y abonnent ! 74 - Cette revue est très spirituelle. 56 - Je vous souhaite beaucoup de courage pour continuer votre belle mission d'évangélisation à travers la petite revue. 12 - Je souhaite longévité à la revue. 92 - Merci pour tous vos textes si profonds et qui font réfléchir ... 88 - Votre revue est très attendue. Que de pépites dans ce petit gabarit ! Tous mes encouragements pour continuer. 39 - Votre excellente revue nous aide à prier et à vivre en compagnie des Anges et des Saints. 31 - Nous sommes très heureux de nous réabonner. Quel bonheur de recevoir de l'espérance et de la joie dans notre boîte aux lettres tous les deux mois ! 06 - Je garde votre revue. Je la lis et la relis. 46 - J'ai été agréablement surprise de votre annonce sur le transfert de la châsse de sainte Thérèse Couderc à Lalouvesc. J'y étais avec une amie. 69.

La petite revue me réconforte beaucoup. 82 - Lecture qui fait du bien. 94 - Votre revue, havre fortifiant et qui éclaire le quotidien, voire l'horizon. 81 - Je m'empresse de venir me réabonner à votre si bienheureuse revue. Depuis toujours je suis « comblée » par cette lecture « entre ciel et terre » qui constitue le trésor vivant de mon parcours terrestre ! 31 - Je renouvelle mon abonnement à la revue que j'aime à lire et relire. 974 - « L'Ange gardien » m'apporte soutien, calme et sérénité car je sais que toute ma famille est protégée à chaque instant. 12 - Quelles jolies couleurs pour la revue el le calendrier cette année ! De plus belles qualités de papier et d'impression ! C'est pas du « made in China » ! 69 - Merci pour votre revue que nous recevons et lisons avec bonheur et reconnaissance. 68 - Merci pour ce beau travail qui nous comble à la lecture de « l'Ange gardien ». 34.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2019.


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