Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2019

n°1-2019 - janvier-février     n°2-2019 - mars-avril     n°3-2019 - mai-juin
n°4-2019 - juillet-août     n°5-2019 - septembre-octobre     n°6-2019 - novembre-décembre

  C’était dans « L’Ange gardien » il y a cent ans

en mai 1919

Ce mois est celui des grandes audiences de Marie. Nous irons à elle en union avec toute la catholicité qui va se presser suppliante autour de ses autels.
Il faudrait que chacun de nous priât Marie comme s’il était, auprès d’elle, l’ambassadeur de ses compatriotes, chargé de traiter avec elle des intérêts de tous, de telle sorte que le salut ou la ruine dût dépendre de lui seul.
Oh ! combien assidue, combien ardente serait alors notre prière !
Mais la prière doit être soutenue par les œuvres. Faisons du mois de Marie un mois de progrès dans les vertus : appliquons-nous davantage à la fuite du péché, à la correction de nos défauts ; soyons plus exacts aux pratiques de piété ; communions plus souvent et avec plus de préparation.
Saints Anges, obtenez-nous de bien aimer notre Mère du ciel pendant ce mois béni !

en juin 1919

« Et comme ces Anges bienheureux m’invitèrent à m’unir à eux dans les louanges du divin Cœur, je n’osais pas le faire ; mais ils m’en reprirent et me dirent qu’ils étaient venus afin de s’associer à moi pour lui rendre un continuel hommage d’amour, d’adoration et de louange ; et que pour cela, ils tiendraient ma place devant le Saint Sacrement afin que je le pusse aimer sans discontinuation par leur entremise. » (B. Marguerite-Marie).
Félicitons les Anges de leur ardent amour pour le Sacré-Cœur de Jésus. Remercions-les de bien vouloir s’unir à nous et associons-nous humblement à eux. Prions-les de tenir notre place auprès de ce Cœur divin devant le Très Saint Sacrement. Demandons-leur de nous faire participer au culte perpétuel d’adoration, d’amour et de louange qu’ils rendent au Sacré-Cœur.
Nous célébrerons le plus solennellement possible la Fête du Sacré-Cœur, (qui était, en 1919) le 27 juin. (*)

(*) : … et qui sera célébrée cette année le 7 juin.

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  Ce qu’il y a dans l’homme

Jean nous dit que Jésus « savait ce qu’il y a dans l’homme » (Jn 2, 25). A-t-il éprouvé lui aussi en lui-même ce désordre qui affecte nos désirs, ce que l’on appelle de manière discrète « des sentiments humains » ? Nous les connaissons bien : ce sont des retours d’amour-propre et de susceptibilité, de satisfaction et d’orgueil, qui viennent entacher nos générosités les meilleures. Ce sont nos jalousies subtiles et secrètes, c’est la tendance spontanée à la division, comme à opposer entre eux nos maîtres spirituels et à former des embryons de sectes. On en voit déjà la manifestation dans les épîtres de Paul : « Moi, j’appartiens à Paul. - Moi, à Apollos. - Moi, à Céphas » (1 Co 1, 12).
Il est remarquable que dans ces divers domaines Jésus semble d’une limpidité totale. On ne trouve pas chez lui la moindre connivence. Sa prétention filiale est immense, mais elle ne donne pas chez lui prétexte à la moindre autosatisfaction ou à la moindre vanité. Jésus n’exprime aucun amour du pouvoir, il n’a aucun calcul politique. Or le succès que lui conféraient ses miracles était propice à tous les dérapages. Jésus n’a cherché à tirer aucun avantage personnel de son activité thaumaturgique. On ne voit chez lui aucun goût de l’argent ou du profit. Il a professé que l’on ne peut servir deux maîtres, Dieu et Mammon (Mt 6, 24) : toute sa vie montre qu’il en a fait la loi de son existence. Jésus aurait-il menti ? Jamais ses adversaires n’osent reprocher un mensonge à celui qui a dit : « Quand vous parlez, dites oui ou non : tout le reste vient du Malin » (Mt 5, 37). (...)
Jésus a vécu non en ascète, comme le Baptiste, mais en menant une existence normale dans un monde fait d’hommes et de femmes. Les femmes qui le suivent font même partie de son groupe itinérant. Il ne refuse nullement de parler avec des femmes, comme avec la Samaritaine, à la stupéfaction de ses disciples eux-mêmes (Jn 4, 27). Il ne refuse pas le repentir de la pécheresse chez Simon le pharisien (Lc 7, 38), au risque de provoquer la suffisance de celui-ci. Il a des relations féminines, même des amitiés personnelles avec des femmes. Pensons à Marie de Magdala, la figure de proue du groupe des femmes qui le suivaient et qui sera la bénéficiaire de sa première apparition (Mc 16, 9-11 ; Jn 20, 11-18) aux deux sœurs de Lazare, Marthe et Marie, chez lesquelles il enseigne et mange familièrement (Lc 10, 38-42) et dont l’évangéliste Jean nous dit tout simplement : « Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare » (Jn 11, 5). Il les retrouve lors de l’onction de Béthanie, accomplie par une autre Marie au milieu des critiques de Judas, dans un geste de grande affection solennellement justifié par Jésus. Ce sont les femmes qui seront les premières messagères de la résurrection, signe non équivoque à la fois de la confiance et de l’affection que Jésus leur exprimait. Au matin de la résurrection les femmes deviennent de vrais apôtres. (...)
Jésus avait aussi des amitiés masculines, celle de Lazare en particulier et celle qui l’unissait « au disciple que Jésus aimait » (Jn 13, 23), celui qui se trouvait à côté de lui lors du dernier repas. Jésus avait un cœur humain et a partagé les affections que nous connaissons tous.

Bernard Sesboüé, s.j., Jésus. Voici l'homme, Salvator, 2016.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  Reliquaires (1)

Je me dis que nos Anges n’ont pas reçu l’hommage de vénération auquel ils ont droit parce que nous ne pouvons pas accrocher notre foi à quelque chose de visible. Cela est certain : un ange ne fait pas de reliques.
Nous sommes des enfants qu’un lambeau d’étoffe ou une esquille d’os remplit d’émotion.
Nous avons nos tombeaux, ceux de la Nation, ceux de la Chrétienté. Nous les fleurissons de chrysanthèmes à la Toussaint. Nous avons aussi nos morts anonymes, ceux qui ont droit à la flamme et à l’épée. Nous tenons à la race et à l’Histoire par les Cro-Magnons et les Néanderthal, comme si, pour durer, notre souvenir avait besoin de squelette. Nous nous appelons « charnels » et nous devrions dire : osseux.
Que si le calcaire friable vient à s’effriter et tombe finalement en poudre notre sentiment dépérit et meurt.
Je vais avancer une proposition déraisonnable : sans doute y a-t-il une usure des saints. J’entends : de la dévotion que nous portons aux saints ! À mesure que le temps nous éloigne d’eux, que les reliquaires s’égarent et que de nouveaux héros montent sur les autels, le pouvoir des plus anciens se désagrège, leur faveur s’éteint. Sainte Thérèse de Lisieux a remplacé Saint Jacques de Compostelle dans la faveur des foules, et Padre Pio, le curé d’Ars. Nous avons sans cesse besoin de miracles pour rester sous le joug.
Vous étonnerez-vous après cela, mon Ange, que, n’ayant rien à proposer à ma vue, à mon ouïe, à mon toucher, vous soyez celui auquel je pense le moins ?... Je suppose, en effet, que vous vous étonnez, vous qui ne participez en aucune façon à la mystique du squelette, qui appartenez à un monde où n’existent ni mode ni versatilité, où la faveur tient à ce qui est le plus invulnérable.
Dieu avait défendu aux Juifs de sculpter des images. Les gens de cette époque avaient une fâcheuse tendance à arrêter leurs hommages à l’objet sorti de leurs mains. Sommes-nous si différents ?...

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  L’ange du partage

L’ange du partage nous fait profiter des expériences des autres : quelqu’un me raconte celles qu’il a faites dans tel pays, dans telle entreprise, ou en menant telle affaire, et cela me rend plus confiant, me montre des moyens d’opérer dans certaines situations. Je suis reconnaissant si un ange du partage peut me faire participer à ses propres expériences.
Et puis, je sais aussi que partager une souffrance la rend moins douloureuse ; qu’une joie partagée est double ; que cela mc fait beaucoup de bien lorsque quelqu’un compatit à ma peine. Sa compassion ne signifie pas qu’il m’en fait bénéficier pour ainsi dire d’en-haut, mais qu’il s’ouvre vraiment à ma souffrance, qu’il y prend part et qu’en la portant avec moi, elle devient plus légère. Je ne me sens pas seul ; quelqu’un partage avec moi la douleur que j’éprouve à la perte d’un être cher, par exemple. Le deuil d’un parent ou d’un conjoint est d’autant plus difficile qu’on est seul à le faire. Mais si quelqu’un se tient patiemment près de moi et compatit à ma peine, celle-ci me semble moins lourde. Je mc sens moins à part. Avec la joie, c’est l’inverse. Nous avons en nous le besoin de manifester notre joie devant les autres. Et s’ils se réjouissent sincèrement avec nous, cela la rend plus intense encore, elle est deux fois plus profonde. Nous sommes heureux ensemble de la réussite d’un examen, nous partageons la joie de marier notre fille, de ce que notre fils est engagé au poste qu’il convoitait. Il est bon d’inviter l’ange du partage à nous épauler, afin que nous puissions partager avec les gens avec qui nous vivons nos biens, notre souffrance, notre joie et nos expériences. Et nous devons croire que l’ange du partage n’est pas présent seulement auprès de nous, mais aussi auprès de ceux de qui nous sollicitons un service. Il nous est souvent difficile de demander à quelqu’un de nous prêter quelque chose ou de nous faire partager ses connaissances. L’ange du partage nous encourage à le faire et nous fait ensuite cadeau de la reconnaissance et de la joie lorsque le partage est réussi.

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  Dans le Nouveau Testament

Jésus a affirmé l’existence des anges. Cette existence était controversée dans le milieu juif où il vivait ; elle était niée par les Sadducéens. À plusieurs reprises Jésus a parlé des anges comme d’êtres célestes qui étaient associés à son œuvre. Il en a parlé dans des contextes où la mention des anges ne paraissait pas nécessaire à l’énoncé de la vérité essentiellement mise en lumière, ce qui montre davantage sa volonté d’en parler. Il le fait pacifiquement, comme pour une évidence qu’il n’y a pas lieu de mettre en doute.
Jésus ne décrit pas la nature des anges, mais il les présente comme des êtres personnels. Ce ne sont pas de simples forces impersonnelles qui agiraient dans le monde et exerceraient une influence sur la destinée humaine. Ils contemplent la face du Père ; ils sont envoyés et portent aux hommes des messages ; ils participent à l’œuvre du Christ et au développement de l’Église.
Les anges apparaissent sous des formes sensibles : ainsi, ceux qui interviennent lors de la résurrection et de l’ascension se présentent extérieurement comme des êtres humains : « deux anges, vêtus de blanc » (Jn 20, 12) « deux hommes vêtus de blanc » (Ac 1, 10). Ces formes sensibles n’appartiennent pas, manifestement, à l’être des anges ; elles disparaissent dès l’accomplissement de leur mission, et tendent d’ailleurs à suggérer, par leur blancheur ou leur lumière (cf. Ac 12, 7) une nature d’ordre supérieur, nature d’êtres spirituels.
En ce qui concerne leur mission, (...), présentés dans l’Ancien Testament comme des envoyés de Dieu, les anges sont désormais groupés autour du Fils de l’homme. C’est lui qui les envoie. C’est en étant au service du Christ qu’ils servent l’humanité. Ils sont notamment au service de l’Église ; les quelques interventions miraculeuses mentionnées dans les Actes des Apôtres sont les signes plus marquants d’une assistance habituelle fournie à ceux qui se dévouent à la mission d’évangélisation.
Chaque homme bénéficie individuellement de l’aide angélique…

Jean Galot s.j., « Esprit et Vie », 99e année, n° 18.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  14 mai - Saint Matthias, Apôtre
le remplaçant de Judas


Entre l’Ascension et la Pentecôte se pose, pour les onze Apôtres, la question de remplacer Judas qui s’est pendu après avoir trahi Jésus pour trente deniers, car il est écrit au Livre des Psaumes au sujet de celui qui offre la haine pour prix de l’amitié : « Qu’un autre prenne sa charge » (Ps 108, 8). La condition est d’avoir suivi Jésus depuis son baptême par Jean-Baptiste dans le Jourdain jusqu’à l’Ascension ; et la mission est d’être témoin de la Résurrection. Deux disciples sont pressentis : Joseph surnommé Justus et Matthias. Après avoir prié, on procède à un tirage au sort « et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres » (Ac 1, 26).
Selon une certaine tradition, Matthias est un homme instruit et pieux, originaire de Bethléem. Après la Pentecôte, il parcourt la Judée en prêchant et en faisant de nombreux miracles, notamment des guérisons. Il est lapidé par les Juifs à Jérusalem. Pour d’autres, il évangélise la Macédoine et son charisme est de rendre la vue aux aveugles. Emprisonné, il est libéré par Jésus lui-même et peut continuer d’annoncer la bonne nouvelle jusqu’à sa mort. Il est enterré dans l’église Sainte-Marie Majeure, à Rome. Enfin, une tradition rapporte qu’il aurait évangélisé l’Éthiopie ; c’est là qu’il serait mort crucifié.
Matthias, en prenant la place de Judas, mort d’avoir désespéré, tu nous montres que « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien » (Rm 8, 28) et que dans la vie spirituelle, rien n’est joué d’avance, rien non plus n’est définitivement perdu. Fais grandir en nous la foi.

Odile Haumonté, Le grand livre des saints, Presses de la Renaissance.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  22 mai - Sainte Rita
la sainte de l’impossible


Rita naquit en Italie vers 1381, dans une famille de paysans. Ses parents, déjà âgés, avaient beaucoup prié pour obtenir cette enfant qu’ils nommèrent Marguerite (Rita est un diminutif). Adolescente, elle voulut se faire religieuse, mais ses parents en décidèrent autrement. Rita se maria et eut deux fils. La personnalité de son époux, ombrageux et susceptible, lui apporta des épreuves. Elle exerça cependant sur lui une influence bénéfique et, après de nombreuses années de vie commune, réussit à le convertir. Mais ce dernier mourut peu de temps après, assassiné. Rita pardonna aux meurtriers, mais les deux fils voulurent venger leur père en tuant les assassins. Rita fit alors une prière que l’on peut qualifier d’héroïque : clic demanda à Dieu de les reprendre plutôt que de les laisser mettre leurs menaces à exécution. Ils moururent tous les deux.
La seconde partie de la vie de Rita commence alors. Veuve, elle entra, non sans difficulté, au monastère augustinien de Sainte-Marie-Madeleine de Cascia. Refusée trois fois, elle persévéra dans son projet, ayant recours avec succès à trois saints protecteurs : Jean-Baptiste, Nicolas de Tolentino et Augustin. L’auteur de sa biographie, voulant sans doute montrer la puissance d’intercession de ces grands amis de Dieu, nous dit qu’ils ne cherchèrent même pas à forcer les portes du couvent ; ils emportèrent Rita dans les airs à l’intérieur de la clôture !
Devenue religieuse, Rita fut un modèle, comme elle l’avait été dans sa vie de famille. Considérée comme une mystique, elle vécut une existence cachée dans son monastère. C’est après sa mort, survenue vers 1457, qu’elle devint très populaire ; surtout à cause des nombreux miracles qui lui furent attribués. Près de deux cents biographies contribuèrent à la diffusion de son culte. Elle est invoquée en particulier dans les situations conflictuelles, quand tous les moyens humains s’avèrent impuissants. On a pu la qualifier de « sainte de l’impossible ».

Marcel Driot, Le Saint du Jour, Médiaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  4 juin - Sainte Clotilde
une sainte reine


Noël 496. L’église métropolitaine de Reims est tout entière emplie de lumière et d’encens. Le cortège royal s’avance. En tête, l’évêque Remi, puis le roi franc Clovis et son épouse Clotilde, radieuse de bonheur. Suivent des princes. Ensuite, déferle un flot de guerriers. « Est-ce là, Remi, le royaume du Ciel dont tu m’as parlé ? interroge le roi. - Non, mais le commencement du chemin qui y conduit. Baisse le front ; brûle ce que tu as adoré et adore ce que tu as brûlé. »
Jusqu’ici, les Francs - petit peuple barbare de la rive gauche du Rhin -, étaient voués aux idoles. Désormais, ils sont au Christ. Car, depuis que la princesse burgonde mais chrétienne Clotilde est devenue leur reine par son mariage avec Clovis vers 492-494, elle en est le témoin parmi eux. Tant et si bien qu’à Tolbiac, aux prises avec les Alamans, le Barbare Clovis habituellement vainqueur, se trouvant en grave difficulté, pria : « Ô Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire, et je croirai en toi, je recevrai le baptême ». Le roi franc triompha : son royaume était à l’abri des invasions orientales, et surtout... il allait devenir chrétien, à la suite de son souverain.
Après le baptême de son époux, on ne sait quel rôle politique Clotilde joue auprès de lui. Elle fait construire à Lutèce la basilique des Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul où sont enterrés sainte Geneviève vers 500, puis Clovis en 511.
Veuve, la reine se consacre à Dieu et vit auprès du tombeau de saint Martin, à Tours. Elle est alors terriblement éprouvée : sa fille unique, prénommée Clotilde elle aussi, est tuée par son gendre, le roi des Wisigoths ; son fils aîné, Clodomir, perd la vie dans une bataille contre les Burgondes ; ses autres fils, Childebert et Clotaire, assassinent deux de ses petits-enfants orphelins... Brisée par tant de chagrin, elle prie pour la paix entre ses descendants, (...) et multiplie les fondations.
Décédée en 545 à l’âge de 70 ans, Clotilde est ensevelie à Paris auprès de son époux, où elle est associée aux honneurs dont sainte Geneviève est déjà l’objet.

Marie-Christine Lafon, « Famille chrétienne », n° 1689.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  9 juin 2019 – Pentecôte
prière au Saint Esprit


Saint Esprit de Dieu,
toi qui souffles en rafales
le grand vent de l’avenir,
viens nous saisir avec puissance
et fais de nous des hommes libres.

Saint Esprit de Dieu,
toi qui as fait se lever
les prophètes et les rois,
les saints de tous les temps,
viens réveiller notre ardeur.

Saint Esprit de Dieu,
toi qui ouvres des brèches
dans la fatalité,
viens nous arracher à la passivité,
fais-nous acteurs de notre Histoire.

Saint Esprit de Dieu,
Maître de l’imprévu,
toi qui souffles où tu veux,
donne-nous de créer du neuf
et d’inventer l’impossible.

Saint Esprit de Dieu,
toi qui es l’énergie de l’amour
et la force de la foi,
donne-nous de demeurer
toujours dans l’Espérance.

Philippe Warnier, « Prier », Hors-série, n° 47.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  11 juin - Saint Barnabé, Apôtre
un compagnon de Paul


Barnabé est un surnom donné par les apôtres à un lévite originaire de Chypre, nommé Joseph. Selon l’auteur des Actes, Barnabé signifie « fils de consolation » ; encore que l’étymologie qui passe par le terme araméen ou hébreu le plus proche suggérerait « fils de prophétie » ou « de prophète ». Réputé donc pour son aptitude à consoler ses frères ou à leur transmettre la parole de Dieu, Barnabé l’est aussi pour sa générosité : il vend son bien et met la somme qu’il en tire à la disposition des apôtres qui gèrent à Jérusalem la communauté chrétienne primitive. Tout entière celle-ci le sait « homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi ». Aussi, les disciples, d’abord méfiants à l’égard de Saül (Paul) qui s’était fait connaître comme persécuteur des chrétiens, l’accueillent-ils dès lors que, récemment converti, il leur est présenté par Barnabé.
Les deux hommes deviennent bientôt compagnons dans l’apostolat : délégué par l’Église de Jérusalem à Antioche, Barnabé fait venir Paul dans cette ville pour y travailler à ses côtés, pendant une année, à la prédication de l’Évangile.
Puis, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, l’Église d’Antioche, qui les compte aussi l’un et l’autre parmi ses « prophètes et docteurs », les envoie en mission ; ils partent ensemble pour Chypre, patrie de Barnabé.
(...) Dans le différend qui surgit (...) entre Pierre et Paul à propos de l’attitude à adopter vis-à-vis des chrétiens incirconcis, Barnabé se range d’abord spontanément à l’opinion du premier. (...) Quelques années plus tard, (...), Paul parle de lui en termes très fraternels : aucune rancune ne subsiste entre les frères séparés par un mouvement d’humeur.
Une tradition ancienne veut que Barnabé soit mort, lapidé, à Salamine. L’Église l’honore comme « apôtre ».

André-Marie Gérard, Dictionnaire de la Bible, Éditions Robert Laffont.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  13 juin - Saint Antoine de Padoue
la parole en action


Depuis des siècles, on invoque saint Antoine de Padoue avec l’espoir de retrouver des objets égarés ou des personnes perdues de vue. Et si la première personne qu’il fallait restituer était le saint lui-même, si célèbre mais si méconnu ?
On le croit italien, car il mourut à Padoue, sa ville d’adoption. En réalité, il naquit à Lisbonne, se formant à la vie religieuse dans deux monastères portugais. On le vénère sous le nom d’Antoine, mais, à son baptême, il fut appelé Fernand. Il ne devint frère Antoine qu’à son entrée chez les Franciscains, en 1220. On souligne sa douceur, comme en témoignent les innombrables statues où il apparaît avec un lys à la main et l’Enfant Jésus dans les bras. Mais saint Antoine fut aussi un prédicateur virulent, déterminé.
Dans les soixante-seize sermons qu’il nous a laissés, il fustige sans détour les usuriers, les avares, « les faux religieux qui sont comme la pierre, privés de la sève de la grâce », « les orgueilleux qui, avec les deux ailes de l’arrogance et de la vaine gloire, cherchent à apparaître supérieurs à tous ». Il dénonce aussi les luxurieux et les fornicateurs qui, « pour de petits plaisirs d’un instant, ont perdu l’éternité de la vie » et « boiront donc les sept coupes de la colère de Dieu ».
A 25 ans, Antoine brûlait d’annoncer l’Évangile aux musulmans du Maroc. Mais la maladie l’en empêcha et, par un mystérieux dessein de la Providence, ils se retrouva à prêcher contre les hérésies cathares et vaudoises, en Italie et dans le Midi de la France. On le vit, entre autres, à Montpellier, à Toulouse, au Puy (...). Nommé custode (prieur) de Limoges en juin 1226, il implanta l’ordre franciscain à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), se retirant dans des grottes devenues, depuis, un lieu de pèlerinage. (...)
Il s’éteignit à Padoue le 13 juin 1231. Antoine fut canonisé moins d’un an plus tard. (...) Il fut proclamé « Docteur évangélique de l’Église » en 1946...

Xavier Lecœur, Saints ! 333 vies extraordinaires, Bayard.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  Ramasser une épingle

« Ramasser une épingle par amour peut convertir une âme », disait sainte Thérèse. A nos enfants qui aspirent aux grandes réalisations qui seront à leur portée, espèrent-ils, dans quelques années, apprenons le secret de ces petites choses vécues avec beaucoup d’amour et par lesquelles, déjà, ils sont appelés à changer la face du monde.
Quelques exemples, parmi tant d’autres
- Le sourire. « Il est malaisé parfois de trouver le mot juste, l’attitude vraie, le geste approprié. Mais sourire ! C’est si facile... et cela arrange tant de choses !» (Guy de Larigaudie, Étoile au grand large, Seuil). Un sourire, ce n’est rien... et c’est beaucoup. Quand on n’a que huit ou dix ans, on ne peut pas secourir les pauvres que l’on croise dans la rue mais on peut toujours leur offrir un sourire, en les regardant comme des personnes dignes d’attention. On peut éclairer d’un sourire la journée d’une personne écrasée par la solitude et qui, rien qu’un instant, aura su que quelqu’un s’intéressait à elle. On peut consoler d’un sourire quelqu’un qui pleure et avec qui on ne saurait pas trouver les mots adéquats. Le sourire, ça change tout ! Et n’oublions pas que nos enfants apprennent à sourire en nous regardant.
- Les « bons tours », ces petits gestes destinés à faire plaisir et que l’on accomplit discrètement, un peu comme de bonnes blagues destinées à surprendre ceux que l’on aime : plier une serviette de table négligée par son utilisateur, regonfler les pneus du vélo de son petit frère ou trier les chaussettes dans le panier à linge. À chacun selon son âge et ses possibilités : le tout est d’agir avec discrétion, sans se faire remarquer, gratuitement... ce qui n’empêchera pas les bénéficiaires de chercher le moyen de dire merci, peut-être par un autre « bon tour ». Dans une grande maison de vacances pleine d’enfants, on peut instituer le jeu des lutins : tous les matins (ou une fois par semaine, le dimanche), chaque enfant (ou, mieux : chaque membre de la famille) tire au sort le nom d’une autre personne de la maisonnée pour qui il cherchera à être « un bon lutin », débordant d’idées destinées à rendre service et à faire plaisir. Avant dix ans, les enfants se prêtent bien à ce jeu, surtout si les adultes s’y mettent aussi.
- Les sacrifices. S’il est un mot que l’on n’ose plus guère employer, c’est bien celui-là. Certes, il ne faut pas donner aux enfants une conception doloriste de la vie chrétienne. Mais il importe tout autant de ne pas méconnaître la place centrale du mystère de la Croix, indissociablement lié à celui de la Résurrection. À travers nos « petits » sacrifices, acceptés ou choisis, Jésus nous invite à nous offrir comme Il s’est offert sur la Croix. C’est ce qu’avait bien compris sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Sa sœur Céline rapporte de nombreux exemples de ces petites choses qu’aimait à offrir Thérèse : « Elle avait bien envie de jeter un coup d’œil sur l’horloge du chœur, pendant l’oraison ou en d’autres circonstances. Elle s’en privait toujours et attendait patiemment que l’heure sonne : « Je suis pressée, c’est vrai, se disait-elle, mais cela ne m’avancera pas de savoir s’il y a encore cinq ou dix minutes. » (Sr Geneviève, Conseils et souvenirs, Cerf/DDB). Ce genre de sacrifice paraît dérisoire ; c’est à la portée d’un enfant... et c’est justement pour cela que ce n’est pas si facile ! Attention : gardons-nous bien d’utiliser les sacrifices comme moyen de pression sur les enfants ; un sacrifice n’a de valeur que s’il est consenti par amour et il n’y a rien de plus insupportable et de plus contraire à une authentique éducation chrétienne que toutes les formes de « pieux chantage ». Mais gardons-nous aussi de brider la générosité des enfants : Thérèse Martin, petite dernière choyée, serait-elle devenue la grande sainte que nous connaissons si ses parents ne lui avaient appris à offrir sa vie ?
Les toutes petites choses sont à la portée des tout-petits : mais ces choses-là ne sont petites qu’en apparence et sans doute serons-nous bien étonnés, au Ciel, de découvrir la valeur inestimable de ces actes d’amour.

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes, 2004.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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  Des appréciations

« L’ Ange gardien » est très apprécié, si bien que nous ne l’oublions pas. 56 - Je lis votre belle revue avec passion et ferveur... Cela me permet d’oublier les tracas de la vie quotidienne. Pologne - J’ai beaucoup aimé « l’âne et le bœuf », et aussi la page sur les amis, et le reste aussi. 54 - Je lis votre revue à chaque fois avec grand plaisir. 81 - La revue m’apporte beaucoup surtout dans ce monde où les choses sont très douloureuses. 51 - Avec quel bonheur je lis votre revue si enrichissante ! 34 - Je continue à lire votre revue avec autant de plaisir. Paris 8e - Que les saints Anges fassent prospérer votre œuvre ! 38 - La revue est de plus en plus intéressante. 08 - C’est mon premier abonnement... Votre revue me fait énormément de bien. 974 - J’aime beaucoup « l’Ange gardien » qui donne courage et force pour lutter dans la vie. 57 - Votre brochure est toujours très attendue. 13 - Merci pour votre revue : c’est un trésor ! 44 - M’adresser 20 exemplaires du calendrier 2019 de « l’Ange gardien » dont le sourire ne vieillit pas ! 63.

La revue m’accompagne chaque jour. 85 - C’est un bonheur et réconfort de lire « l’Ange gardien ». Paris 16e - Que la revue continue ! Je la lis, et la relis... Seul votre calendrier, au milieu de la revue, fait mention de ma patronne, et ça me touche beaucoup ! 12 - J’ai beaucoup aimé l’article intitulé « une déclaration illuminatrice »... En effet, j’avais souvent demandé autour de moi si, dans la Bible, on parlait des Anges gardiens et jamais personne n’a pu me citer une parole de Jésus concernant les Anges. 69 - Votre revue fait du bien. Des revues disparaissent. La vôtre existe toujours ! Un missionnaire lazariste, Madagascar - J’aime bien la revue. Elle me redonne confiance et espoir. 45 - Votre revue est une nourriture. 42 - Abonnement à notre « petite » revue si précieuse. 10 - Il est très joli le coloris du calendrier 2019 : un ton gris nuancé de crème ? Difficile à définir. 69 - « L’Ange gardien » est pour moi un plaisir et un soutien. 43.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2019.


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