Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2021

n°1-2021 - janvier-février     n°2-2021 - mars-avril     n°3-2021 - mai-juin
n°4-2021 - juillet-août     n°5-2021 - septembre-octobre     n°6-2021 - novembre-décembre

  C’était dans « L’Ange gardien » il y a cent ans

en avril 1921

Ange gardien, mon guide et ma défense,
J'espère en toi, réponds à mon espoir :
Fais que ce jour, dont la course commence,
Soit tout à Dieu, du matin jusqu'au soir.

Oui, tout pour Dieu, travail, repos, prière ;
Il m'a créé, je veux vivre pour lui.
Mets cette offrande aux pieds de notre Père,
Et qu'en retour j'obtienne son appui !

Soit qu'aujourd'hui l'aimable Providence
M'ait préparé des succès, du bonheur,
Ou que sa main me garde la souffrance :
Ange de Dieu, veille bien sur mon cœur !

Sur le chemin qui mène à la Patrie,
Que d'ennemis par l'enfer suscités !
Seul, je ne peux repousser leur furie ;
Ange de Dieu, combats à mes côtés !

Si le travail effrayait ma faiblesse,
Si mon orgueil s'irritait de la loi,
Ami fidèle, au fort de la détresse,
Viens travailler, obéir avec moi !

Tu sais prier, toi dont la vie entière
Est une extase en face du Seigneur,
Et mes péchés arrêtent ma prière !
Ô mon bon Ange, apprends-moi la ferveur…

Abbé Jaud, aumônier
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  Jésus, le marginal

Marc rapporte un récit singulier (Mc 3, 20-21) : « Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était même pas possible de manger. Les gens de chez lui l'apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Cette scène montre que les rapports entre Jésus et ses proches n'étaient pas simples. Ces derniers le considèrent comme fou et cherchent à le ramener de force à la maison car ils craignent qu'il ne leur fasse honte.
On ne retrouve pas ce récit dans les autres Évangiles. Peut-être a-t-il paru trop choquant aux trois évangélistes. Pourtant, ce passage laisse entrevoir la réalité historique. Nous pouvons imaginer quelle est la raison profonde qui a conduit Jésus à s'éloigner de sa famille. Certains exégètes pensent que les parents de Jésus étaient proches des pharisiens. Mais Jésus parcourait le pays en prêchant et en réalisant des prodiges. En cela, il se rapproche plutôt de Jean le Baptiste. Pour d'autres, Jésus se serait dérobé à sa charge de premier-né. C'est pour cette raison que sa famille chercherait à le ramener auprès d'elle. Il lui fallait accomplir son devoir d'aîné au lieu d'arpenter le pays en prêchant le royaume de Dieu. Sa famille était peut-être aussi furieuse de voir Jésus rassembler autour de lui douze inconnus plutôt que ses proches. De là un conflit entre la famille naturelle de Jésus et sa nouvelle famille, les apôtres.
Le détachement par rapport à sa famille naturelle fut, certainement, pour Jésus un processus difficile. Selon Marc, la famille revient auprès de Jésus non pour le ramener de force mais pour parler avec lui : « Sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font appeler » (Mc 3, 31). Cependant, Jésus ne se laisse pas fléchir et, regardant autour de lui, dit : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » (Mc 3, 33). Par ces mots, Jésus exprime la distance qu'il veut mettre entre lui-même et sa famille. Il a désormais une nouvelle famille, celle de ceux qui accomplissent la volonté de Dieu, qui écoutent ses paroles et s'ouvrent au royaume de Dieu. Jésus, plus que quiconque, a délié les êtres humains de leurs attaches familiales. A qui lui demandait d'enterrer d'abord son père avant de le suivre, il répondit : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » (Lc 9, 60). Le devoir envers les parents passe après l'accomplissement de la mission. Le royaume de Dieu est une réalité si puissante qu'elle bouleverse les liens familiaux.
Jésus nous donne le courage de suivre notre propre chemin, même si notre famille et nos amis ne l'acceptent pas. La solitude fait partie de notre vie. Jésus nous encourage à oser cette solitude. Cela vaut la peine : cette solitude nous ouvre au mystère de Dieu et à son royaume.
« Le royaume de Dieu » signifie que Dieu est proche, qu'il règne en moi et que je suis vraiment libre puisque je me conforme, alors, à ce que Dieu attend de moi et qui est ce qui me convient. Jésus me pousse à relever le défi que représente mon propre chemin. Cette voie singulière, que Dieu me réserve, a plus d'importance que l'assentiment de mes proches. Chaque être humain est unique, c'est ce que nous dit Jésus. Chacun peut laisser sa trace intime et originale dans ce monde. Aucune justification, aucune explication, aucune confirmation par les proches n'est nécessaire pour cela. Il suffit d'avancer sur sa propre voie, de se mettre à l'écoute de ce que Dieu nous dit au fond du cœur.
Quelles voix écoutes-tu lorsque tu parles, lorsque tu rencontres quelqu'un, lorsque tu prends une décision ?
Quelles réactions as-tu envers ceux qui sortent du rang ? Est-ce qu'ils te déstabilisent ? Les refuses-tu ? As-tu de la haine pour eux ? Font-ils remonter en toi des désirs refoulés ? Remettent-ils en question ton conformisme ?
Es-tu prêt à emprunter le chemin avec lequel tu es en accord ? Ou préfères-tu suivre celui qui s'accorde au désir de tes proches ? Demande-toi si tes pensées et ton comportement viennent vraiment de toi ou s'ils te sont imposés, à ton insu, par tes parents ou ton entourage dont la reconnaissance et l'accord te sont importants. Suivre Jésus signifie écouter sa voix intérieure, épier les moindres mouvements de son cœur. Si tu écoutes cette voix intérieure et, en elle, celle de Jésus, tu seras en accord avec toi-même et avec Dieu.

Anselm Grün, o.s.b., Jésus, un message de vie, Desclée de Brouwer.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  Si ce n'est...

Une femme dont on n'a rien dit,
Si ce n'est qu'elle était fiancée
Et qu'un ange vint lui annoncer :
« Te voilà entre toutes choisies ».

Une femme dont on n'a rien dit,
Si ce n'est qu'elle avait accouché
D'un garçon au pays de Judée :
Des bergers en ont fait le récit.

Une femme dont on n'a rien dit.
Si ce n'est qu'elle a trois jours cherché
Son enfant qui semblait l'oublier,
Et son cœur n'y avait rien compris.

Une femme dont on n'a rien dit,
Si ce n'est qu'elle était à Cana
Pour la noce où Jésus transforma
L'eau en vin, et l'on put croire en lui.

Une femme dont on n'a rien dit,
Si ce n'est sa présence à la croix,
Quand son Fils étendait ses deux bras
Pour mourir au milieu des bandits.

Une femme dont on n'a rien dit,
Si ce n'est sa prière avec ceux
Que brûlèrent les langues de feu,
Baptisés du baptême en Esprit.

Aujourd'hui
La terre et le paradis
La proclament heureuse et bénie ;
Bienheureuse Vierge Marie !

Didier Rimaud, s.j.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  Diaboliques (3)

Dieu respecte la liberté des âmes. Et le sentiment du péché sait se passer d'intermédiaire : l'affaire se traite entre le juge et le coupable.
Est-ce à dire, mon Ange, que jamais vous n'interveniez, soit pour plaider, soit pour m'annoncer la proximité des foudres ? Je ne le prétends pas. Je vous entrevois patient à mon chevet, tenant mon pouls, dès que je suis malade. Vous êtes le médecin qui attend, suscite une réaction de la nature, appelle la grâce d'En-haut. Devin, vous m'auscultez jusqu'aux entrailles. Flanc-garde, vous guettez la première réaction, prêt à peser sur ma décision et à surprendre la victoire.
Condition de l'homme, à la fois misérable et excellente, qui suppose que l'on se juge soi-même (bien qu'incapable de se conduire raisonnablement) à la lumière de ce code posé par Dieu dès l'origine ! Nous serons peut-être étonnés de nous retrouver un soir devant Dieu accusateurs de nous-mêmes. Nous ferons notre autocritique, non pour légitimer quelque caricature de procès, mais par impatience de nous délivrer enfin des mensonges.
Et maintenant, si je considère Dieu mainteneur des êtres et des choses, tout m'apparaît évident sous le jour de nos responsabilités. Sans interposition possible. L'univers a été fondé sur l'harmonie, pour atteindre sa perfection selon un développement irréfragable. L'apparition de nouvelles couches d'êtres évolués, les bouillonnements cosmiques, les évolutions, tout ce qui « arrive » se plie à la loi et entre dans le cycle universel. De même, dans l'ordre spirituel, chacun des actes que je pose librement (sous réserve des tendances originelles, des acquis de l'éducation et de la pression des contingences) s'insère dans le courant de l'unique volonté. Que si l'un d'eux s'ajuste mal aux dispositions providentielles, il se produit un crissement avant que tout enfin rentre dans l'ordre. Les mots ici rendent imparfaitement compte de la pensée. Il s'agit d'un domaine où peu d'éléments tombent sous le sens, où la raison trébuche...

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien (13e journée), Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  « il est temps d'arrêter ! »

Nous sommes nombreux à travailler jusque tard dans la nuit. Le professeur consciencieux qui veut préparer à la perfection ses cours du lendemain et qui n'en finit pas de lire de nouveaux livres ; le directeur ambitieux qui veut répondre aujourd'hui même à tous ses courriers de peur de n'en avoir pas le temps demain ; l'avocat qui pense n'avoir de tranquillité que le soir pour étudier ses dossiers ; et la mère de famille qui, après une journée harassante au bureau, a encore tant à faire à la maison ! Pour elle aussi, les journées n'en finissent pas. « Il faut que je repasse toutes ces chemises, j'en ai encore pour un bon moment, mais demain, j'irai me coucher plus tôt. » Et le lendemain, c'est impossible, car il y a autre chose à faire. Voilà autant de situations dans lesquelles nous avons besoin de l'ange du rappel à l'ordre : « Il est temps d'arrêter ! À chaque jour suffit sa peine ! Va te coucher. Accorde-toi une soirée reposante. Profite de ce moment de tranquillité. C'est seulement si tu arrêtes de travailler que tu auras le temps de t'écouter. »
S'arrêter ne veut pas seulement dire mettre fin à une activité ; cela veut dire aussi être attentif, être ouvert pour écouter ce qui est important à ce moment, ce que Dieu voudrait me dire. L'ange me chuchote : « Il est temps de t'écouter, d'écouter Dieu et d'être à l'affût de tes propres impulsions. »
Mais il n'y a pas que le soir que nous avons besoin de cet ange. Nous devons faire appel à lui dès lors que nous pensons être indispensables et que rien n'ira plus si nous arrêtons. J'ai l'âge de prendre ma retraite, par exemple, mais je ne peux pas me résoudre à abandonner la direction de mon entreprise. Ou bien je ne parviens pas à sauter le pas et à me retirer des affaires politiques ; je vais continuer jusqu'à ce que mes électeurs se lassent et ne votent plus pour moi. (...) Seul celui qui sait s'arrêter peut se consacrer à la nouveauté et en savourer le charme.

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  Les anges

Récemment, quelqu'un me demandait ce que je pensais des anges. Il y a longtemps que les prêtres n'en parlent presque plus. Mais voilà qu'ils apparaissent dans les boutiques, dans les livres, dans les cimetières, etc. Existent-ils vraiment ? qui sont-ils ? que font-ils ? Les anges, êtres surnaturels et incorporels, intelligents et libres, font partie du mystère de la création de Dieu, l'Incréé. Leur nombre est incalculable (Ap 5, 11). Leur connaissance est limitée quant aux secrets de Dieu, des cœurs et de l'avenir ; elle reflète mieux la perfection divine que celle de l'homme. Rappelons ici que Marie, une créature humaine, les dépasse tous en sainteté, grâce à la maternité divine.
Leur première mission est la louange continuelle de Dieu. La seconde mission est de servir Dieu dans son dessein rédempteur. Voici quelques exemples tirés de la Bible. Les anges arrêtent la main d'Abraham (Gn 22, 12), orientent le peuple de Dieu (Ex 23, 20), annoncent les naissances et les vocations (Juges), assistent les prophètes (1 R 19, 5), etc. Dieu demande à l'ange Gabriel d'aller annoncer à Marie qu'elle sera la Mère de son Fils (Lc 1, 26). Au tombeau de Jésus, des saintes femmes rencontrent un ange, sous forme humaine, qui leur demande d'aller annoncer aux disciples que Jésus est ressuscité (Mc 16, 5-2). Et combien d'autres ?
Enfin, leur dernière fonction, c'est d'être près de nous. Saint Paul écrit : « Ils sont au service de ceux qui hériteront du salut. » (He 1, 14). Selon saint Thomas d'Aquin, tout homme reçoit un ange dès sa naissance et pour la vie. Grâce à leur connaissance de notre monde, ils peuvent faire des choses merveilleuses. Giovanni Sienna, théologien italien, rappelle que « leur proximité avec Dieu fait que nous pouvons leur demander conseil sur des décisions à prendre, même difficiles, en tout ce qui nous regarde : la réponse sera à la mesure de la volonté divine sur nous. » Leur raison d'être, c'est la réussite de notre vie pour être heureux et en paix avec Dieu...

Roger Bouchard, prêtre, « La Revue Sainte Anne », vol. 141, n°9.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  9 mars - Sainte François Romaine
présence de son ange gardien


Sainte Françoise Romain naquit à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais Dieu permit que ses parents l'engageassent, malgré ses goûts, dans le mariage, pour donner aux personnes mariées un admirable modèle à imiter.
Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l'épouse, de la mère, de la maîtresse de maison : époux, enfants, domestiques la vénéraient et l'aimaient. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier Dieu, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu'elle avait été obligée de s'interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d'or.
Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates qu'elle avait fondées et avec qui elle avait vécu jusque-là en communauté d'œuvres et de prières.
Parmi toutes les choses étonnantes de la vie de sainte Françoise Romaine, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. (...) Son ange était sévère, car à la moindre faute il la frappait, même en public.
L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.
(...) Plus d'une fois, l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. (...) L'âme de Françoise s'envola vers les cieux le 9 mars 1440. (...) Elle avait passé 12 ans en la maison de son père, 40 dans le mariage et 4 en religion.

Jean-Marie David, « Chrétiens Magazine », n°245.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  15 mars - Sainte Louise de Marillac
elle invente les « bonnes sœurs »


Une sonnette retentit. Louise se précipite pour ouvrir. Devant elle se tient une jeune paysanne.
« Bonjour, l'accueille Louise. Que puis-je pour vous ?
- Je m'appelle Jeanne et je veux être Fille de la Charité.
- Nous vous accueillons ici avec joie, Jeanne. Déposez votre balluchon et venez nous rejoindre pour le repas. »
Louise de Marillac accompagne la nouvelle recrue à la salle à manger ou les attendent quatre-vingts autres femmes.
« Jeanne, je vous présente les Filles de la Charité, annonce Louise en désignant la petite assemblée. Mesdemoiselles, voici Jeanne qui vient s'occuper des pauvres avec nous pour la gloire de notre Seigneur. »
Une acclamation s'élève dans la salle à manger. Jeanne rejoint une table où l'on se serre pour lui faire de la place. Après le bénédicité, le repas peut commencer. Le menu est solide car ce n'est pas le travail qui manque aux Filles de la Charité. Jeanne va rapidement s'en apercevoir.
En regardant ces femmes, Louise de Marillac repense au long parcours qui l'a amenée ici. Qui eût cru, quinze ans plus tôt, qu'elle se retrouverait là ? Sans le soutien de son Fils, Michel, et de Vincent de Paul, elle serait sans doute encore plongée dans le chagrin à l'heure qu'il est. Il lui a été si difficile de se remettre de la mort de son époux...
C'est Michel qui l'a aidée à reprendre goût à la vie. Et c'est Vincent de Paul qui a soutenu son projet : se consacrer aux plus pauvres. Avec lui, Louise de Marillac imagine une communauté religieuse non cloîtrée. Elle souhaite que ses « bonnes sœurs » descendent dans la rue au secours des plus pauvres.
En 1633, Louise recrute les premières Filles de la Charité. Vêtues d'une simple robe et de sabots, ces femmes d'origine plutôt modeste vont dans les rues et les hôpitaux, au-devant des plus pauvres. Pour soulager la misère, elles n'ont que leur sourire, leur prière... et ce que leur donnent les Dames de la Charité, des aristocrates qui ont suivi Louise...

Sophie de Mullenheim, « », Mame.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  19 mars - Saint Joseph
hymne de saint Joseph


Issu du sang des Rois, dont tu soutiens la gloire,
Joseph, que les époux célèbrent tes grandeurs,
Que les Vierges à ta mémoire,
Du lys, en ce grand jour, te consacrent les fleurs.

Éclat pur et nouveau d'une sainte alliance,
De ton épouse vierge, époux conservateur,
Tu respectas son innocence,
Et tu portes le nom de père du Sauveur.

Sous les ordres du ciel, que cet Enfant suprême
Éprouva les effets de ta fidélité !
Tu partageais avec Dieu même
Les travaux et les droits de la paternité.

Tu nourris au berceau ce Dieu qui vient paraître,
On te voit sagement prévenir ses besoins ;
Sans ton secours il voulut naître,
Mais son accroissement est le fruit de tes soins.

Que des anges, partout, annonce la naissance
Du Roi de l'univers qui descend dans ce lieu ;
Tu sais, par un profond silence,
Conserver dans ton cœur les merveilles de Dieu.

Ici-bas, comme au ciel, louange à Dieu le Père,
Au Fils, né dans le temps, même Divinité,
À l'Esprit, auteur du mystère,
Qui rend fécond le sein de la virginité.

Jean-Baptiste Santeul, Hymnes traduites en vers français.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  7 avril - Saint Jean-Baptiste de La Salle
un grand éducateur


« Contredit, il ne répliquait point ; démenti, il se taisait ; blâmé, il ne s'excusait point ; condamné, il ne se justifiait point. » Telle est l'analyse exacte du comportement de celui que Pie XII appelle « le patron et le protecteur de tous les éducateurs de l'enfance et de la jeunesse » : Jean-Baptiste de La Salle. Ce Rémois de haut lignage - sa mère est une fille Moët, plus tard de Moët & Chandon ! - est destiné à une haute carrière ecclésiastique. Chanoine de Reims à 16 ans, il poursuit de très brillantes études à Reims et à Paris. Ordonné prêtre à 27 ans, après avoir assumé l'éducation de ses six frères et sœurs à la mort de ses parents, très vite, il se sent attiré par l'éducation des enfants pauvres.
Avec quelques disciples il fonde ce qui sera plus tard l'Institut des Frères des écoles chrétiennes, des religieux non-prêtres qui se chargent d'enseigner avec des méthodes rigoureuses et novatrices. Ainsi l'usage du français au lieu du latin, des écoles gratuites, l'enseignement par classe et niveau et non individuellement, la rigueur des horaires et du comportement. Les Frères eux-mêmes, à l'image de leur fondateur, se dépouillent de toute propriété, vivent pauvrement et revêtent un habit singulier - on les appellera « les Frères quatre bras » en raison de leur manteau jeté sur les épaules qui n'était jamais enfilé. Ces Frères dont il dit lui-même qu'ils sont « sans études et sans lumière » seront déchirés par des conflits internes, des oppositions virulentes venant des curés et des évêques, des dénonciations et des procès dont le fondateur est le premier visé. Cet homme, « modèle de régularité, de modestie et de candeur », affronte toutes ces vexations avec humilité et patience. Accablé de rhumatismes, exilé plusieurs fois, il meurt le Vendredi saint 7 avril 1719, laissant 274 frères répartis en 26 maisons.
Béatifié en 1888, canonisé en 1900, Jean-Baptiste de La Salle figure parmi les plus grands éducateurs. Dans une des niches supérieures de la basilique Saint-Pierre, sa statue, sculptée en 1904 par Cesare Aureli, mesure 4,65 m de hauteur et pèse 23 tonnes, tirée d'un bloc qui en faisait plus de cent !

Défendente Génolini, « France Catholique », n°3627.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  11 avril 2021 - 2e dimanche de Pâques
Dimanche de la Divine Miséricorde


- Qui est à l'origine de cette nouvelle fête liturgique ?
Jésus lui-même !
Il l'a demandé avec insistance à sainte Faustine, religieuse polonaise, en 1931. Le pape Jean-Paul II accomplira cette demande en l'instituant fête liturgique pour l'Église universelle, le 2e dimanche de Pâques.
- Pourquoi le 2e dimanche de Pâques ?
L'évangile de ce jour, l'apparition du Ressuscité à Thomas (Jn 20,19-31) manifeste la Miséricorde de Dieu en révélant trois aspects indissociables :
La Résurrection, victoire de l'amour sur la mort : « Jésus vient, les portes étant closes » ;
La Passion de Jésus évoquée par ses plaies : « Il dit à Thomas : Porte ton doigt ici : voici mes mains... » ;
La rémission des péchés, victoire du pardon sur les fautes des hommes : « Recevez l'Esprit Saint... Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis... ».
- Quelles sont les grâces associées à cette fête ?
Jésus déclare à sainte Faustine : « Je désire que ma Miséricorde soit le recours et le refuge de toutes les âmes et surtout pour les pauvres pécheurs ... »
Une promesse étonnante nous est faite : « En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoule la grâce... Qui s'approchera ce jour-là de la Source de Vie obtiendra la rémission de ses fautes et de leurs châtiments... »
- Quelles sont les dispositions du cœur à avoir ?
Tout est résumé par la formule : « Jésus, j'ai confiance en Toi ».
- Et concrètement que faire ?
- Se confesser ;
- Recevoir la Sainte Communion ;
- Faire des œuvres de miséricorde par la prière (intercéder pour les pécheurs), la parole (faire du bien aux autres en encourageant, en exhortant ...), l'aumône.

Olivier Belleil, « feu et lumière », n°270.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  16 avril - Saint Benoît-Joseph Labre
un clochard mystique


Celui qui était destiné à devenir un saint encore plus particulier que les autres et, comme son Maître le Christ, un signe de contradiction, naquit à Amettes, petite ville d'Artois, près de Boulogne-sur-Mer, le 25 mai 1748. Très tôt, l'enfant manifesta une piété exceptionnelle. Ses parents songèrent pour lui à l'état ecclésiastique. Mais un oncle maternel, prêtre, à qui on l'avait confié pour sa formation, décela en lui une vocation nettement contemplative. Non, il n'était pas fait pour le ministère paroissial. Benoît-Joseph fait alors différents essais, à la Chartreuse et à la Trappe, tous négatifs : Dieu a un autre dessein. Il va devenir pèlerin mendiant, ou va
gabond de Dieu, ou encore ce qu'on pourrait appeler « un clochard mystique ». Durant sept ans, sur les routes d'Europe, il va marcher, marcher encore et toujours. On a calculé qu'il avait parcouru 30 000 kilomètres ! Il visite les sanctuaires les plus célèbres et, bien sûr, il se rend à Rome.
Cet ermite itinérant, ou ce fou à cause du Christ vit dans une prière continuelle. Il a, dans sa besace, quelques livres, dont un bréviaire, le Nouveau Testament et la célèbre Imitation de Jésus-Christ. Il porte sur la poitrine un crucifix, ses mains égrènent un rosaire. Il mendie son pain, mais donne parfois à d'autres le peu qu'il reçoit. Son vêtement est dans un tel état qu'il tombe en loques. Il est dévoré par la vermine Son genre de vie en édifie certains, il en scandalise d'autres. On le soupçonne quand un vol a été commis, ou quand une personne a été agressée.
Son dernier voyage le mène à Rome. C'est là que ce pauvre de Jésus-Christ meurt dans une profonde paix dont témoigne son masque mortuaire. Dès l'annonce de son décès ce n'est qu'un cri, poussé surtout par les enfants : « Le saint est mort, le saint est mort !» De la bouche des enfants, des tout-petits, tu t'es ménagé une louange, est-il écrit dans un psaume. Benoît-Joseph Labre n'avait que trente-cinq ans.

Marcel Driot, Le Saint du Jour, Médiaspaul1.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  Prions chrétiennement

Ce qui fait qu'une prière est chrétienne, cela peut sembler un peu simple, c'est qu'elle est vécue en référence au Christ. Cette référence de la prière chrétienne au Christ est très particulière : en effet d'autres religions peuvent reconnaître la présence de médiateurs entre Dieu et les hommes, mais dans le christianisme l'appel au médiateur est appel à Dieu. Le Christ ne nous dispense pas de nous adresser à Dieu. Il nous donne Dieu, car Il est Dieu. Le médiateur n'est pas autre que Dieu, et ce qu'Il donne n'est pas un secours ponctuel, mais la vie même de Dieu.
Si cette place du Christ médiateur est centrale dans le christianisme et donc dans la prière chrétienne, il faut sans doute élargir un peu cette définition : la prière chrétienne est vécue en référence au Christ. Elle n'est pas toujours adressée au Christ, mais en référence à Lui, en son nom. Cette référence peut se trouver dans les mots utilisés, la prière chrétienne se nourrissant alors de l'Écriture, dans lequel elle puise les expressions de son élan vers Dieu. On dira alors les paroles que Jésus a enseignées comme étant la meilleure manière de prier : « Notre Père ... ». On pourra aussi dire les paroles que les Évangiles ont retenues et transmises de la prière de Jésus à son Père : « Entre tes mains, Je remets mon esprit… ».
On voit ici que dans la prière chrétienne, le Christ peut avoir plusieurs fonctions : celle du maître, qui nous a enseigné la prière ; celle du modèle qui nous a montré comment prier. C'est ainsi que les psaumes, par exemple, ont été priés par des générations de croyants juifs avant nous, et qu'ils ont constitué l'essentiel de la prière de Jésus.
La référence au Christ et à l'Évangile peut être plus large, c'est-à-dire que le croyant va chercher en Christ la nourriture de sa prière, sans pour autant se limiter à ce qu'Il a dit ou montré à propos de la prière. Ainsi, lorsqu'un chrétien donne à sa prière une dimension trinitaire, c'est bien grâce à l'enseignement de l'Évangile transmis dans l'Église qu'il peut le faire. Jusqu'ici, nous sommes dans des formes de références faites par le croyant au Christ. Mais il faut aussi dire de manière plus générale que toute prière est référée au Christ en ce sens qu'elle passe par le Christ, seul médiateur entre Dieu et les hommes...

Jean-Marie Gueullette o.p., Prier au quotidien, Presses de la Renaissance/prier, 2009.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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  Vibrer, est-ce essentiel ?

Une campagne publicitaire affirmait : « Vibrer, c'est essentiel ». Certes, il ne s'agit que d'un slogan auquel il ne faut pas attacher trop d'importance. Mais il traduit une mentalité si largement répandue qu'il vaut la peine qu'on s'y arrête. Il n'est plus à démontrer, en effet, que la corde sensible, est continuellement exploitée par les médias : le traitement de l'information vise principalement à faire vibrer les auditeurs ou téléspectateurs. Il en est de même quand il s'agit des grandes questions telles que l'amour, le bonheur, la famille, la mort, etc. : l'émotion est le critère de vérité. L'éducation ne vise-t-elle pas au contraire à remettre les émotions à leur place ? N'est-elle pas école de liberté, dans la mesure même où elle apprend à l'enfant à ne pas se laisser mener par son émotivité ? Essayons d'y réfléchir à partir de trois mots-clés.

Aimer. Voilà qui est essentiel, incontestablement. Nous avons tous besoin d'aimer et d'être aimés. « Aimer Dieu et nous aimer les uns les autres », tel est l'unique commandement laissé par Jésus. Éduquer un enfant dans la foi, c'est donc lui apprendre à aimer. Mais qu'est-ce qu'aimer ? Est-ce ressentir de la sympathie pour quelqu'un. Est-ce « vibrer » ? Jésus nous demande d'aimer nos ennemis, ceux pour qui nous n'éprouvons aucune sympathie. Et l'expérience quotidienne nous apprend que, même à l'égard de ceux qui nous sont chers, nous ne sommes pas toujours bien disposés : la présence de votre mari, de votre femme, de vos enfants, de vos parents et de vos meilleurs amis ne vous transporte pas toujours d'allégresse ! Il y a même des jours où vous avez envie de les passer par la fenêtre ! Aimer, c'est avant tout vouloir aimer... en dépit de toutes les « vibrations » négatives. Nous ne sommes pas maîtres de ce que nous ressentons : mais nous pouvons décider de nous laisser ou non gouverner par ces émotions. Il est normal, par exemple, d'éprouver de la colère : mais c'est à moi de décider si la colère va me dicter ma conduite. Ma liberté, c'est d'aimer la personne qui a suscité ma colère, même si je ne ressens aucun amour pour elle. Voilà ce que nous avons à apprendre à nos enfants.

Bâtir. Nous avons tous envie de faire quelque chose de notre vie, de réaliser de grands projets. « Quand je serai, grand, rêvent les enfants, je serai cascadeur ou coiffeuse, mère de famille ou prêtre. » Nous ne savons pas quelle sera la vocation de nos enfants, ni les obstacles qu'ils rencontreront. Mais ce dont nous pouvons être sûrs, c'est que rien de grand ne se bâtit sans persévérance. Qu'il s'agisse de construire une famille ou une maison, d'acquérir une compétence ou de cheminer vers une vocation religieuse, on rencontre tôt ou tard des moments de doute, de découragement et, pire encore, d'ennui. Pour avoir la satisfaction d'interpréter correctement une sonate de Mozart, il faut des heures et des heures de travail, y compris les jours où l'on n'a pas la moindre envie de s'asseoir devant son piano. Quoi qu'on veuille bâtir, il faut vouloir persévérer en dépit des dégoûts et des lassitudes. Lorsque nous exigeons de Pierre qu'il termine la maquette d'avion qu'il a commencée ou que nous imposons à Charlotte de suivre les cours de danse jusqu'au gala de fin de l'année, c'est justement pour qu'ils connaissent la joie d'avoir mené leur tâche Jusqu'au bout.

Prier. Il n'existe pas un seul exemple de quelqu'un qui, persévérant dans la prière, ne rencontre pas l'aridité de la nuit. Celui qui veut prier doit savoir qu'à côté des heures faciles où l'on sent la présence de Dieu et la chaleur de son amour, il y a toutes celles où l'on n'éprouve rien qu'un solide ennui ou une irrépressible envie de dormir. Celles où Dieu semble absent. Celles où l'on n'a rien à dire. Celles où l'on se retient de regarder sa montre toutes les quinze secondes. Tous les priants connaissent ça (et même pire) y compris les plus saints d'entre eux. Il est capital d'apprendre aux enfants que la valeur de leur vie spirituelle et leurs progrès en ce domaine ne se mesurent absolument pas à la force de leurs émotions.

Aimer, bâtir, prier : c'est « essentiel ». Et ce n'est possible que si « vibrer » n'est pas l'essentiel. Les émotions sont importantes : réjouissons-nous d'avoir une corde sensible qui sait vibrer. Ne refusons pas nos émotions, ne cherchons pas à les nier, mais donnons-leur la place qui est la leur. Ni plus, ni moins.

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes, 2004.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2021.


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Je me précipite sur les poèmes, la liturgie, les histoires saintes. Ces lectures me donnent beaucoup de joie et de courage. 48 - Bravo pour la belle revue. 65 - Je reçois « l'Ange gardien » avec joie et émotion. 44 - Je lis et relis souvent votre livret : cela fait partie des lectures qui apaisent et qui permettent de garder le cap. 02 - Je souhaite longue vie à votre petite revue… qui nous redonne espoir. 20 - Votre revue, un vrai trésor. 57 - J'attends toujours «1’Ange gardien » avec impatience... Je vous souhaite de continuer votre œuvre si bienfaisante. 974 - Merci pour le calendrier 2021 « jaune lumière » 38 - Toujours heureux de lire la revue. Tous nos encouragements à continuer. 07 - Revue de lumière ! 38 - Revue si bienfaite. Continuez votre bel apostolat. 59 - Je prie et fais le vœu que des abonnements vous arrivent. Une religieuse. 77 - C'est toujours avec joie que je reçois « l'Ange gardien ». 76 - J'apprécie beaucoup les articles qui incitent à une foi ardente et nourrissent notre dévotion à l'Ange gardien et aux Saints. C'est la foi de toujours que vous nous apportez, celle de nos pères dans la foi. 69 - Je continue à conserver mon attachement à ce bulletin qui m'est particulièrement précieux. 20.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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