Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2021

n°1-2021 - janvier-février     n°2-2021 - mars-avril     n°3-2021 - mai-juin
n°4-2021 - juillet-août     n°5-2021 - septembre-octobre     n°6-2021 - novembre-décembre

  C’était dans « L’Ange gardien » il y a cent ans

en janvier 1921

Dès que la naissante aurore
A mes regards fait éclore
Les premiers rayons du jour,
Ange puissant qui me guides,
Éclaire mes pas timides,
Dans ce ténébreux séjour.

Que mes malheurs t'intéressent ;
Aux maux divers qui me pressent
Oppose ton bras vainqueur.
Si ma volonté chancelle,
Que ta voix toujours fidèle,
Fixe le vœu de mon cœur.
(…)
Excite mon indolence ;
Ranime ma vigilance,
Dans la carrière où je cours ;
Que, dans sa courte durée,
Je songe à l'heure ignorée
Qui doit terminer mes jours.

Que par ton bras invincible,
Sorti d'un combat terrible,
Je triomphe après ma mort ;
Qu'au ciel mon âme ravie,
Dans une immortelle vie,
Partage ton heureux sort.

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Jésus, homme de Dieu

En lisant les Évangiles, nous voyons Jésus vivre à différents niveaux de conscience.
Tantôt, comme tout homme, Il connaît les événements au fur et à mesure de leur déroulement. (…) Par exemple, (…) Il est tout étonné de découvrir la foi d'un centurion romain, une foi si grande qu'il est persuadé que Jésus peut guérir son serviteur à distance « Dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! » (Lc 7, 7)
Tantôt, grâce à une lumière qu'Il reçoit de l'Esprit Saint, Jésus sait parfaitement ce qui va se passer. Un charisme qu'avaient reçu, au cours de l'histoire, un certain nombre de prophètes, et que Jésus reçut de façon éminente. C'est ainsi qu'Il a pu prévoir, à un certain moment, que Judas le trahirait et, à un autre moment, que Pierre, son cher apôtre Pierre, le renierait dans la nuit quelques heures plus tard.
Mais en même temps, tout au fond de sa conscience, là où Il avait conscience d'être le Fils bien-aimé du Père, d'être Dieu comme Lui, Jésus connaissait toutes choses. Il a donc pu rejoindre, alors qu'Il vivait encore sur terre, les hommes de tous les temps. Il a pu voir par exemple les actes de générosité que nous allons accomplir aujourd'hui et s'en réjouir.
Une question surgit donc dans notre esprit : Comment Jésus pouvait-Il vivre simultanément à ces différents niveaux de conscience ? Comment pouvait-Il, en tant que Dieu, ne rien ignorer et, en même temps, apprendre à lire et à écrire comme tout un chacun ? Comment pouvait-Il vivre une vie d'homme authentique, tout en exultant à tout instant d'être le Fils bien-aimé du Père ? Quel mystère que la conscience humaine de Jésus !
Certains cherchent à évacuer la difficulté en imaginant que, tout en étant le Fils unique du Père dès le premier instant de sa conception, Jésus ne le savait pas. Il aurait vécu dans une grande familiarité avec son Père, mais Il n'aurait pris conscience de sa véritable identité divine qu'après sa résurrection.
C'est faire de Jésus un aliéné. Est en effet aliéné, c'est-à-dire étranger à lui-même, quiconque se trompe sur son identité. Si je me prends pour Napoléon, alors que je ne le suis pas, je suis aliéné ! Si Jésus avait vécu sur terre en ignorant son identité divine, Il aurait vécu toute sa vie parmi nous comme un aliéné. Ce qui est finalement, si l'on y réfléchit, impensable.
Mais alors, si Jésus avait conscience de son identité divine, ne vivait-Il pas sans cesse un dédoublement de personnalité ? Tantôt Il vivait en créateur, donnant vie aux étoiles avec son Père et l'Esprit Saint, tantôt prosterné devant son Père, dans son âme de créature. N'était-Il pas schizophrène ?
D'ailleurs, n'était-Il pas plus déséquilibré qu'un schizophrène car, d'ordinaire, c'est à des moment différents de sa vie qu'un schizophrène se prend tantôt pour ce qu'il est, tantôt pour un autre, tandis que c'est au même instant que Jésus se considérait à la fois comme le Fils bien-aimé du Père, ne faisant qu'un avec Lui, et comme le Fils bien-aimé fait homme, s'agenouillant devant le Père avec son corps et son âme de créature et Lui disant en toute vérité , « Seigneur du ciel et de la terre ! »
Pourquoi pouvons-nous penser néanmoins que Jésus n'a jamais souffert d'un dédoublement de personnalité ?
Du fait, qu'il n'y avait pas deux personnes en Lui, une personne humaine et la Personne divine. Ce qu'a bien mis en valeur le concile d'Éphèse en 431 : dans le Christ, il n'y a jamais eu qu'un seul « moi », la Personne du Verbe. En 451, le concile de Chalcédoine précisera que, s'il n'y avait qu'une seule Personne en Jésus, Il possède deux natures distinctes qui ne se confondent pas : sa nature divine et sa nature humaine.
Cela nous permet d'entrevoir la merveilleuse relation filiale que Jésus vivait sur terre avec son Père, et qu'Il vit encore aujourd'hui, dans le ciel.
C'est toujours le même « moi » qui s'émerveille devant le Père en l'appelant : « Abba ! »
C'est tantôt l'émerveillement éternel du Fils unique devant le Père qui l'engendre de toute éternité, tantôt l'émerveillement de l'âme humaine de Jésus d'avoir été choisie, sans aucun mérite préalable, pour être l'âme du Fils bien-aimé venu sur terre pour sauver tous les hommes et les entraîner dans son adoration du Père.
En tant que Verbe, Il se reçoit sans cesse du Père. (...)
En tant que Verbe incarné, Il reçoit aussi te Lui son âme humaine et Il ne cesse de l'admirer et de l'adorer.

Pierre Descouvemont, Les 20 questions que vous vous posez sur Jésus, Artège.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Prier Marie

Si Dieu a choisi Marie pour être la Mère de son divin Fils, Il l'avait préparée de toute éternité pour être sa fille bien-aimée, la Mère de son divin Fils et l'épouse de l'Esprit Saint. Ainsi la Vierge Marie configure en elle toute la richesse et la grandeur de la Sainte Trinité. En aimant et en priant Marie, on rejoint donc par elle la Sainte Trinité pour mieux mesurer son interaction dans notre vie chrétienne, à savoir le Père nous a pensés et créés, le Fils nous a sauvés et le Saint-Esprit nous sanctifie au quotidien par sa grâce.
Aimer Marie et la prier chaque jour, c'est être certain de jouir de sa présence en notre vie et de posséder son divin Fils qui est notre Sauveur et notre Dieu. Marie est comme Jean Baptiste, le précurseur du Seigneur : elle veut s'abaisser pour que Jésus s'élève en l'homme et le divinise. Elle veut s'effacer à la dernière place pour que son Fils occupe la première dans le cœur humain. Elle veut mourir avec Jésus pour que l'homme pécheur revive en Dieu et avec Dieu.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, un apôtre marial, a écrit : « Allez à Jésus par Marie ! » En effet, Marie, Mère des hommes, n'a qu'un désir, inviter tout homme à faire pénitence pour se réconcilier avec Jésus-Christ, pour recevoir son pardon et revivre de sa grâce sanctifiante afin d'être sauvé à jamais.
C'est pourquoi prier Marie, la Mère de Dieu, nous assure d'être écouté par notre maman du ciel qui nous aime tant et qui est toute miséricorde pour le pécheur que nous sommes Son divin Fils nous l'a donnée pour Mère, pour qu'elle implore ses grâces en notre faveur et nous aide à retrouver la lumière de la foi, à pardonner le mal reçu et mal accepté, à vivre la paix de l'amour et à aimer, comme elle, dans l'humilité, la sagesse, la fidélité, la générosité et la miséricorde.
Marie est l'Icône parfaite de Dieu dans l'être humain. C'est la nature humaine transfigurée par la grâce divine toujours acceptée pour faire la volonté du Père avec le Fils et par l'Esprit Saint.

P. François Zanini, Cœur à cœur avec Marie, Éditions du Parvis.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Diaboliques (2)

Mon Ange, quand vous luttez pour moi contre les démons, Dieu est avec nous puisque je suis engagé dans la bagarre. J'en suis l'enjeu. Ce que vous me demandez, c'est un acquiescement, pour profiter de la victoire. Une sympathie. Un saut du cœur. Vous vous chargez du reste. Et le calme rétabli, c'est encore vous qui serez le garant de ma candeur, pour peu que ma volonté soit nette.
Vous puisez votre pouvoir en Dieu, dans cette contemplation qui vous tient en extase depuis votre création et vous accaparera jusqu'à l'indéfini. À mon tour, je veux m'appuyer sur vous. Si je sais fermer ma porte à la foule et royaumer les sens, vous me porterez dans vos mains comme en un berceau.
Cela, je me le suis demandé : restez-vous au-dessus de moi ou bien pénétrez-vous dans l'intime de mon être ? Est-ce que, pour parler franc, vous vous distinguez de ma conscience ? … Etes vous… Cet étranger vêtu de noir qui me regarde comme un frère ?
Mais vous n'êtes pas vêtu de noir, vous êtes aubé de lumière. Vous ne tenez pas non plus le miroir où nous apercevons les blessures de nos âmes. Tout au plus pouvez-vous en aiguiser la fidélité. De nous-mêmes, nous sentons bien que nous avons gauchi la nature et bravé la loi de Dieu. Notre bloc intime est éclaté comme sous l'effet d'une excessive chaleur. Voilà : nous sommes rompus, divisés et sur le point de périr de cet écartèlement.
Je rouvre la Bible. Je me reporte à l'attitude de Dieu au moment des grandes transgressions de l'humanité. Le Tout-Puissant intervient pour mitrailler Adam de honte après sa faute, le prophète de Yahvé aggrave le remords de David meurtrier de son rival ; Jésus enfin plaint Judas de l'avoir trahi et prépare les regrets de Pierre. Dans tous les cas, la prise de conscience de la faute se distingue de l'intervention qui la souligne. Dieu respecte la liberté des âmes.

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien (13e journée), Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  L'ange du petit malheur

Qui n'a pas un jour été victime d'un « petit malheur » ? C'est cet homme, qui, lors d'un dîner officiel, renverse de la sauce sur sa cravate neuve et qui ne sait comment réagir. C'est cette femme tout à sa gêne parce qu'il fait si chaud que son maquillage fond et coule sur son visage. La plupart du temps, nous répondons par la honte à ce genre d'incidents qui nous attirent le regard des autres. Nous aimerions disparaître à cet instant, devenir invisibles. Ou bien nous pestons contre nous-mêmes ou contre celui ou celle que nous tenons pour responsable de notre déconvenue. C'est le moment où il serait bon que l'ange du petit malheur nous apporte son aide. Il ne peut évidemment rien changer à ce qui s'est passé, mais il nous effleure tendrement en nous disant : « Ce n'est pas si grave ! Prends donc la chose avec humour ! » Et il transforme la situation en un fou rire général ; tout à coup les gens qui m'entourent sont gais, je n'ai plus honte de moi et je ris de ma mésaventure. (…)

L'ange de l'humour peut aussi intervenir, qui voit l'aspect drôle de toute chose et m'invite à rire de l'incident qui m'afflige. Et puis un autre, l'ange-juge (…) va tancer sévèrement mon censeur intérieur et le détrôner. Cette équipe d'anges a bien du travail pour que je parvienne à réagir aux petits malheurs sans me faire constamment des reproches, mais n'y attachant pas plus d'importance que celle qu'ils méritent ; certes, ce sont des incidents qui contrarient un peu mes projets, égratignent un peu mon image ; mais peuvent aussi être vus sous un autre angle. En effet, l'ange du petit malheur me murmure à l'oreille : « Il est bon que ton image souffre un peu. Cela t'évite de devenir trop arrogant. Les incidents t'aident à toucher terre à nouveau et à ne pas perdre ton assise. »

Comprendre ainsi les choses et les accepter peut être très libérateur.

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Les anges existent

Dans notre monde matérialiste, on qualifie volontiers de naïfs ceux qui croient à l'existence des anges. Il serait plus vrai de dire que les naïfs, les « floués » sont ceux qui n'y croient pas. Ils se bouchent les yeux, se laissent salir le cœur, l'imagination et l'intelligence par les mauvais esprits dont ils nient l'existence. Ils laissent la société se corrompre autour d'eux sans voir qui la corrompt. Bien plus, ils se privent du secours des bons anges que Dieu nous donne pour triompher du « Mauvais ».
Par leur aveuglement, ils sont responsables de ce paradoxe d'un Occident comblé de richesses et de découvertes prodigieuses qui, en même temps, croule dans la sanie et se désespère, impuissant devant le terrorisme, les génocides, les guerres et les cruautés proprement sataniques (car le mot existe) qui déchirent les hommes et les peuples.
Que Dieu veuille que chacun de nous soit gardé par un de ses anges, n'est-ce pas à la fois la preuve de la grandeur de l'homme, de chaque homme, du plus petit au plus grand, et de la bonté inouïe, incompréhensible du Dieu de miséricorde ?
S'écarter des anges, n'est-ce pas s'écarter de Dieu, en se coupant de ses messagers ? Tout devient incompréhensible dans notre religion, dès qu'on met en doute l'existence des anges. De quel droit interdire à Dieu de créer des esprits dont la beauté est telle que leur vue même nous anéantirait s'il ne prenait le soin de la voiler lorsqu'ils se révèlent à nous ? Enfermés dans nos corps charnels, nous ne pouvons les voir, pas plus que nous ne pouvons voir Dieu, mais en les refusant, eux qui se disent nos frères parce qu'ils sont de la famille divine, nous rejetons un monde merveilleux voulu et créé par Dieu.
Tous les saints, tous les mystiques ont cru et vécu familièrement dans leur compagnie. Le Padre Pio restait perpétuellement en contact avec ses frères les anges, il utilisait leur action, à travers le monde, pour secourir tel ou tel de ses fils ou filles.

P.L., « Dieu est Amour », n°14.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Le diable existe

Nous sommes tous tentés, parce que la loi de la vie spirituelle, notre vie chrétienne, est une lutte (…) Parce que le prince de ce monde le diable ne veut pas de notre sainteté, ne veut pas que nous suivions le Christ. Quelqu'un parmi vous, peut-être, je ne sais pas, pourrait dire : « Mais, Père, vous êtes vraiment vieux : parler du diable au 21e siècle ! » Mais, vous savez, le diable existe ! (…) Même au 21e siècle ! Et nous ne pouvons pas être naïfs ! Nous devons apprendre de l'Évangile comment faire pour lutter contre lui (…). La vie de Jésus a été une lutte. Il est venu vaincre le mal, vaincre le prince de ce monde, vaincre le démon. Le démon a souvent tenté Jésus et Jésus a éprouvé dans sa vie les tentations et les persécutions (…). Nous aussi nous sommes tentés, nous aussi nous faisons l'objet des attaques du démon, parce que l'esprit du mal ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas de notre témoignage chrétien, il ne veut pas que nous soyons disciples de Jésus. Et comment fait l'esprit du mal pour nous éloigner de la route de Jésus avec ses tentations ? (…).
(…) La tentation commence légèrement, mais elle grandit : elle grandit toujours. Deuxièmement, elle grandit et en contamine un autre, elle se transmet à un autre, elle cherche à être communautaire. Et finalement, pour tranquilliser l'âme, elle se justifie (…). Pensons au bavardage, par exemple ; j'éprouve un peu d'envie à l'égard de telle personne, de telle autre et, au début, j'ai l'envie seulement dedans, et on a besoin de la partager et on va dire à une autre personne : « Mais tu as vu cette personne ? » Et elle cherche à grandir et à contaminer, quelqu'un d'autre, et un autre.
Mais ça c'est le mécanisme des commérages et nous avons tous été tentés par les commérages ! Ce n'est peut-être pas le cas de l'un d'entre vous, s'il est saint, mais moi aussi j'ai été tenté par les commérages ! C'est une tentation quotidienne, celle-là. Mais ça commence comme cela, en douceur, comme un filet d'eau. Cela grandit par contagion, et à la fin on se justifie.

Pape François, Le Diable existe vraiment !, Artège.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Grands et petits saints ?

Un soir, Jeanne, 6 ans, questionne sa maman : « Dis, maman, ma sainte, est-ce que c'est une grande sainte ? » Sa mère a à peine le temps de répondre « oui » que Madeleine, sa jumelle, enchaîne : « Moi, ma sainte, elle est forte parce qu’elle est très connue ! »
Qu'est-ce qui fait la force ou la grandeur d'un saint ou d'une sainte ? Si on se met à la place des plus petits, on peut en effet se poser des questions. Faut-il ramasser les mourants dans la rue comme Mère Teresa ? Être donnée en sacrifice aux lions comme Blandine ? Ou encore parler aux oiseaux comme François d'Assise ? Mais avant tout de quelle façon évoquer avec eux la sainteté ?
On peut commencer par leur confier que dans la Bible, seul Dieu est saint. Une façon de dire qu'Il est bon et grand. Par amour des hommes, Dieu veut partager ce qu'Il est avec nous. C'est pourquoi Il a envoyé Jésus, son Fils. En réalisant totalement la volonté de Dieu, Jésus nous trace le chemin vers la sainteté. D'ailleurs, les saints et les saintes se définissent toujours par rapport à Jésus. On dit qu'ils sont ses amis. Chacun à leur manière, ils nous transmettent une attitude de Jésus et nous invitent à faire de même. Il ne s'agit pas de faire des saints des modèles pour les enfants. Cependant les petits sont sensibles à l'héroïsme d'un Maximilien Kolbe qui offre sa vie pour en sauver une autre, ou d'une Blandine qui ne faiblit pas au moment d'entrer dans l'arène. Qu'une personne soit capable d'un tel héroïsme au nom de sa foi leur dit quelque chose de Dieu. (…)
Des saints et des saintes, il en existe des milliers : il y a ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui. Beaucoup ne sont pas connus mais tous ont en commun le fait qu'ils apportent amour et réconfort aux plus faibles, qu'ils ne se résignent jamais devant l'adversité et qu'ils puisent leur force dans la prière. Quelle que soit l'époque, ces trois réalités sont constantes.

Évelyne Montigny, « La Croix », n°40633.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  1er janvier : Solennité de la Mère de Dieu
un ensemble harmonieux


Aujourd'hui, l'Église nous invite à célébrer Marie Mère de Dieu, Elle nous adresse ses vœux pour la nouvelle année et nous propose de nous unir à la journée de la paix. Ces éléments forment un ensemble harmonieux : Marie, Mère de Dieu, est la reine de la paix. Marie, Mère de Dieu, nous présente les vœux du Seigneur et nous donne la sérénité, la paix, la joie et par-dessus tout l'amour. Marie nous obtient la bénédiction du Seigneur parce qu'elle est sa servante, une personne qui lui est totalement docile. Elle répète à chacun de nous, comme elle avait dit aux serviteurs des noces de Cana : « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2, 5). Elle nous enseigne la docilité au Seigneur. En ce sens, elle est notre Mère, la Mère de notre vie spirituelle. L'Évangile du jour (Lc 2, 16-21) nous rapporte que les bergers se sont rendus sans retard à l'étable dans laquelle se trouvaient Marie, Joseph et l'enfant qui reposait dans la mangeoire. La rencontre des bergers et de Marie et son enfant éclaire le sens profond de la maternité de la Vierge. Elle a mis au monde son fils qui est dans le même temps le Fils de Dieu, et celui-ci se trouve dans une situation de pauvreté extrême : Il repose dans une mangeoire. La foule est étonnée du récit des bergers. En revanche, Marie conserve toutes ces choses, les méditant dans son cœur. Marie accueille tout ce qui provient de Dieu. Non seulement la Parole de Dieu, mais aussi les événements. Elle accueille tout avec une docilité filiale et un amour généreux (…) Nous célébrons aujourd'hui la solennité de Marie Mère de Dieu et nos cœurs sont emplis de joie, de confiance et de paix. Prions afin que l'influence bénéfique de Marie s'étende toujours plus dans notre monde qui a tant besoin de joie, de confiance et de paix. Prions en particulier pour tous les pays dans lesquels la paix est absente afin qu'elle s'y établisse et permette à tous de pouvoir être unis à Dieu et à nos frères, dans l'amour.

Albert Vanhoye, s.j., Les lectures bibliques des dimanches, Artège.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  3 janvier : Épiphanie du Seigneur
prière aux mages pour chercher avec eux


Votre cœur s'est mis en route vers Dieu
en même temps que vos pas
se dirigeaient vers Bethléem.
Vous cherchiez et Dieu guidait votre recherche
dès l'instant où vous l'avez entreprise.
Vous le cherchiez donc, lui, le Salut.
Vous le cherchiez au firmament du ciel,
mais aussi dans votre cœur ;
dans le silence
mais aussi dans les questions posées aux hommes.
Quand, arrivés près de l'Enfant,
vous vous agenouillez devant lui,
vous offrez l'or de votre amour,
l'encens de votre vénération,
la myrrhe de vos souffrances
devant la Face du Dieu invisible (…).

Et toi, risque à ton tour le voyage vers Dieu !
Allons, en route !
Oublie le passé, il est mort !
La seule chose qui te reste, c'est l'avenir.
Regarde donc en avant
la vie est là et ses possibilités entières,
car on peut toujours trouver Dieu,
toujours le trouver davantage.
Un atome de réalité surnaturelle
a tellement plus de prix que nos rêves les plus grandioses :
Dieu est l'éternelle jeunesse et il n'y a point de place
pour la résignation dans son Royaume !

D'après Karl Rahner s.j., « prier », n°238.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  7 janvier : Saint André Bessette
« le petit chien de saint Joseph »


Le plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph - à Montréal, au Québec, sur le flanc du Mont Royal - n'aurait pu exister sans la présence de saint Frère André. Et pourtant, qui aurait pu parier un dollar sur ce petit bonhomme à sa naissance ? Né le 9 août 1845, Alfred Bessette est si frêle que ses parents le baptisent eux-mêmes. Orphelin à 12 ans, il doit se trouver un métier et, malgré sa constitution fragile, travaille comme manœuvre, garçon de ferme, ferblantier, forgeron, boulanger, cordonnier, cocher…
À 25 ans, le jeune homme se présente au noviciat de la Congrégation de Sainte-Croix. Son état de santé fait douter ses supérieurs de sa vocation. Finalement, il est nommé portier au Collège Notre-Dame, en face du Mont Royal. « Quand je suis entré en communauté, racontait-il, mes supérieurs m'ont mis à la porte et j'y suis resté quarante ans sans partir... »
Celui qu'on appelle désormais Frère André aime bien rire malgré un abord plutôt froid, ses amis le connaissent enjoué et parfois taquin. « Il ne faut pas être triste, il fait bon de rire un peu. » Surtout avec les pauvres et les malheureux qui viendront des années le voir. Car sa réputation de thaumaturge va grandissant.
Désormais, en plus de son travail, il reçoit les malades de six à huit heures par jour. Il leur suggère de faire une neuvaine à saint Joseph, de se frictionner avec de l'huile ou une médaille du saint, y voyant « autant d'actes d'amour et de foi, de confiance et d'humilité » Et il répète : « Moi, je ne suis rien… un outil entre les mains de la Providence, un pauvre instrument de saint Joseph... », disant à la ronde qu'il n'est que « le petit chien de saint Joseph ».
Il propose aux élèves de leur couper les cheveux : l'argent qu'ils lui donneront servira à faire bâtir une chapelle. Les dons vont affluer et feront jaillir du sol une impressionnante basilique. Après une vie de travail et de prière, il mourra en 1937, à 92 ans.

Cyril Lepeigneux, « Famille Chrétienne », n°1511.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  21 janvier : Sainte Agnès
une fillette célèbre


Il est certain qu'il y eut à Rome, entre 250 et 306, une fillette de douze ou treize ans qui mourut volontairement pour la foi. La nouvelle s'en répandit aussitôt chez tous les chrétiens de l'Empire. On s'indigna de la cruauté des bourreaux ; on s'apitoya sur la tendre victime ; on fut fier de son courage ; et Agnès devint un personnage célèbre. Son épopée n'était cependant pas racontée de la même façon en Orient et en Occident.
D'après les Latins, arrêtée, Agnès fut mise en demeure de sacrifier aux dieux. Comme rien ne pouvait la faire fléchir, on l'attacha à un poteau, puis on lui laboura les chairs avec des ongles de fer. Les assistants pleuraient, elle au contraire ne cessait de manifester sa joie. Pour la délivrer, des jeunes gens se présentèrent, s'offrant à l'épouser. « C'est faire injure à mon fiancé céleste, répondit-elle, que d'espérer me plaire. Celui-là m’aura pour sienne qui le premier m’a choisie. Pourquoi, bourreau, tous ces retards ? Que périsse ce corps qui peut plaire à d'autres que mon bien-aimé ! » Et le bourreau lui trancha la tête.
Pour les Grecs, Agnès appartenait à une famille de haut lignage, et le gouverneur de Rome lui-même s'était chargé de la faire apostasier. Il menaça de l'envoyer au lupanar, si elle résistait. Elle résista, et lui-même la conduisit dans un mauvais lieu. Mais là personne n'osa approcher d'elle, tant son air angélique inspirait de respect. Sauf une brute, qui tomba morte à ses pieds. « Ne t'étonne pas, dit-elle au gouverneur qui s'étonnait ; si l'ange envoyé par Dieu à mon secours a foudroyé cet individu, c’est qu'il a jugé que c'était le meilleur moyen de le réduire à l'impuissance. » Elle le ressuscita cependant par charité, puis elle se dirigea joyeusement vers le bûcher où elle devait être brûlée vive.

Omer Englebert, La Fleur des saints, Albin Michel.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  8 février Sainte Joséphine Bakhita
« la chanceuse »


« Pendant toute une période de l'histoire du continent africain, des hommes, des femmes et des enfants ont été (...) arrachés à leur terre, séparés de leurs proches, pour être vendus comme des marchandises », déplorait saint Jean-Paul II en 1992, lors de son émouvante visite sur l'île sénégalaise de Gorée.
Tel fut le drame subi, à plusieurs milliers de kilomètres de là, par la future sainte Joséphine Bakhita, née au Soudan, dans la région du Darfour.
En 1877, à l'âge de huit ans, elle fut enlevée non loin de son village par des trafiquants d'esclaves. Le traumatisme fut si violent qu'elle en oublia pour toujours son nom d'origine ! Ce sont ses ravisseurs qui la surnommèrent avec un cynisme étrangement prophétique - « Bakhita » (« la chanceuse »). Après avoir connu durant sept interminables années les souffrances physiques et morales de l'esclavage, après avoir été vendue et revendue, la petite Bakhita eut la « chance » d'être finalement cédée au consul d'Italie à Karthoum. Ce dernier la traita avec un respect auquel la jeune esclave n'était pas du tout habituée. Plus encore, devant quitter le Soudan en raison de trouble politiques, le consul accepta d'emmener Bakhita avec lui en Italie, puis il la confia à une famille amie.
Placée chez les Filles de la Charité canossiennes de Venise, Bakhita découvrit peu à peu avec émerveillement sa dignité d'être humain et d'enfant de Dieu : « Les sœurs firent mon instruction avec beaucoup de patience, et me firent connaître ce Dieu que tout enfant je sentais dans mon cœur sans savoir qui il était Voyant le soleil, la lune et les étoiles, je me disais en moi-même : qui donc est le maître de ces belles choses ? Et j'éprouvais une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre hommage », expliqua-t-elle plus tard.
Le 9 janvier 1890, l'ancienne esclave reçut le baptême, la confirmation et l'eucharistie, ainsi que le prénom de Giuseppina (Joséphine). Six ans plus tard, elle prononça ses vœux de religieuses canossienne (…).
Peu après, elle fut envoyée (...) dans une autre maison (…). La « petite mère noire », Madre Moretta, comme on l'appelait affectueusement, y resta près de cinquante ans, manifestant de grandes vertus d'humilité, de simplicité et de douceur dans tous les emplois qui lui furent confiés…

Xavier Lecoeur, Saints ! 333 vies extraordinaires, Bayard.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  11 février : Notre-Dame de Lourdes
un message en « 4 P »


La fête de Notre-Dame de Lourdes précède de quelques jours notre entrée en Carême. Du message de la Vierge Marie adressé à sainte Bernadette retenons les 4 « P » qui nous aideront à bien vivre notre montée vers Pâques.
- Le « P » de la Prière pour les pécheurs :
« Priez pour les pécheurs ».
C'est un écho de la parole même de Jésus sur la Croix : « Père pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font. » (Lc 23, 3-4). La Vierge Marie est mère ; elle ne veut pas que ses enfants se perdent. C'est pour cela qu'elle nous supplie d'intercéder pour tous ceux dont l'âme est en grand danger… Prions pour eux et pour leur salut éternel.
- Le « P » de la Pénitence :
« Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! »
Avec insistance, la Vierge répète les exhortations de son Fils : « Repentez-vous et croyez à l'Évangile » (Mc 1, 15). Même si cela n'est pas très à la mode, l'appel à la conversion et à la pénitence fait partie de l'Évangile. Nos oreilles délicates ont du mal à entendre ces mots ; pourtant c'est le message que Dieu nous adresse aujourd'hui comme hier. Faire pénitence, c'est aussi accueillir les souffrances et contrariétés de la vie quotidienne et en faire une offrande d'amour.
- Le « P » de la Purification :
« Allez boire à la fontaine et vous y laver ».
Nous avons besoin de boire et Jésus est la source (Jn 7, 37-38).
Nous avons besoin de nous laver de nos fautes et Jésus est pardon (Jn 9, 7). Profitons de ce Carême pour recevoir le sacrement du pardon (…).
- Le « P » de Pierre confirmé :
« Je suis l'Immaculée Conception ».
Le pape Pie IX proclamait ce dogme en 1854. Quatre années plus tard la Sainte Vierge confirme le magistère de Pierre !
4 « P », comme 4 pieds portant l'autel de nos vies durant ce Carême !

Olivier Belleil, « feu et lumière », n°291.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Prier avec Marie

Pour certains, Marie tient une place essentielle dans leur prière, pour d'autres, la piété mariale est plutôt source de gêne. La prière mariale étant chrétienne, elle est avant tout une prière adressée au Christ avec Marie, plutôt qu'une prière à Marie.
Lorsque des chrétiens se tournent vers elle, c'est en la regardant comme la Mère du Christ, et en priant le Christ avec elle.
La prière mariale la plus traditionnelle, le Rosaire, est fondamentalement une prière avec Marie. Il s'agit de méditer tranquillement les « mystères », c'est-à-dire les étapes majeures de l'Évangile, en compagnie de Marie, être à ses côtés, de la crèche à la croix, tourné vers le Christ.
Vous êtes peut-être allergique aux images de la Vierge Marie ou à certains chants qui vous semblent trop mièvres ? Il y aurait cependant un certain risque à évacuer complètement Marie de votre vie de prière, car Marie est étroitement liée aux mystères de l'Incarnation et de l'Église. Sans Marie, le regard sur le Christ peut facilement se détourner de sa condition la plus charnelle. Il nous est si difficile d'imaginer que le Fils de Dieu est venu partager le plus humble et le plus quotidien de notre condition humaine.
Approcher le Christ avec Marie, c'est l'approcher dans ce qu'il a de commun avec nous, le fait de vivre corporellement, le fait d'avoir une famille. Si vous n'aimez pas prier Marie, avez-vous essayé de prier avec Marie ?
On ne sait pas toujours très bien comment se situer dans la prière en présence du Christ : faut-il être très simple, et familier, au risque d'oublier qu'il est Dieu ? Faut-il se prosterner et adorer sa majesté, au risque d'oublier qu'il s'est fait l'un de nous ?
Des chrétiens peuvent ressentir que, de ce point de vue, la prière mariale est plus simple ; on peut se comporter naturellement, en étant moins intimidé. Après tout, c'est « une femme de chez nous », comme disait Péguy, une mère qui a connu les inquiétudes de toutes les mères : il est sûrement possible de l'aborder avec la confiance d'un enfant à l'égard de sa mère...

Jean-Marie Gueullette o.p., Prier au quotidien, Presses de la Renaissance/prier, 2009.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Les petits enfants, pourquoi les baptiser ?

nous allons faire baptiser bébé Bébé est né ou va naître bientôt. Quelle joie pour vous et pour toute la famille ! Vous avez choisi son prénom et décidé ensemble de demander son baptême. Le jour J est même fixé ! Mais voilà qu'il vous est demandé, lors d'un entretien avec le prêtre ou une équipe de préparation à la célébration, de donner, en quelques mots, vos motivations... Vous voilà pris de court… Pourquoi demander le baptême ? Pour respecter une tradition de famille ? Pour faire plaisir à une grand-mère ? Pour que votre enfant ait une religion ? Pour lui donner des valeurs ? Certes, toutes ces raisons sont bonnes et respectables, mais pas essentielles ! Par le baptême, votre enfant entre dans la « famille de Dieu », il appartient au Christ auquel il est confié. Il est saisi, dès son plus jeune âge, par l'amour du Père. Et ça c'est essentiel !

laisser le choix ?
Beaucoup de parents ne font pas baptiser leur enfant afin, disent-ils, « de lui laisser le choix plus tard ». Ils ne veulent pas lui « imposer » une religion. C'est dommage, car élever son enfant dans la foi dès ses premières années, n'est-ce pas lui permettre, plus tard, au moment de sa première communion, de sa profession de foi, de sa confirmation, de faire un choix encore plus personnel ? Demander le baptême pour son enfant, c'est s'engager aussi à lui transmettre le message de Jésus, ce n'est pas une entrave à sa liberté. Au contraire, c'est lui donner les moyens de l'exercer plus tard, en toute connaissance de cause.

Dieu aime les enfants
Le baptême des petits enfants remonte aux débuts de l'Église et il s'est propagé au fil des siècles Dans l'Évangile, Jésus manifeste que Dieu aime les enfants avant même qu'ils ne le connaissent. « Laissez venir à moi les petits enfants, ne les empêchez pas de venir à moi car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu » (Mt 19 14). En faisant baptiser leur petit enfant, les parents décident de le confier à un amour grand et profond, bien plus grand que le leur, celui de Dieu.

un engagement
En demandant le baptême pour leur enfant, les parents s'engagent à lui donner une éducation chrétienne, à faire en sorte qu'il puisse grandir dans la foi au Christ. Cela suppose de lui parler de Jésus, de lui permettre d'aller au catéchisme et de recevoir les autres sacrements. Cette mission fait peur à certains. Qu'ils se rassurent ! Ils ne sont pas seuls, mais y seront aidés par tous ceux qui les entourent : parrain et marraine, grands-parents, catéchistes... Beaucoup de parents qui se sont éloignés de la pratique chrétienne sont heureux, avec leur enfant, de renouer avec la foi et de retrouver des gestes, des prières qu'ils avaient oubliés. Certains même, qui ne sont pas baptisés, éprouvent le désir d'entrer aussi dans la famille des chrétiens et demandent le baptême.

préparer la célébration
Les paroisses proposent des réunions au cours desquelles sont expliqués les signes du baptême : signe de croix, imposition des mains, eau, lumière, onction d'huile, vêtement blanc… le prêtre (ou le diacre) (ou l'équipe de préparation aux baptêmes) demandera aux parents, aidés par le parrain ou la marraine, de choisir au moins deux lectures bibliques (dont un évangile), des chants, des intentions de prière. Un chant à la Vierge termine souvent la célébration.

et après ?
L'éveil à la foi des tout-petits se fait tout naturellement, à partir de ce qu'ils vivent et expriment. La foi n'est pas dissociable de la vie. Certains parents sont à l'aise dans l'expression de leur foi, d'autres ont plus de mal à trouver les mots pour parler de Dieu. Beaucoup de paroisses proposent un éveil à la foi pour les tout-petits qui n'est pas un pré-catéchisme. Il ne s'agit pas de leur apprendre des choses sur Dieu ni même des prières, mais de les ouvrir à l'amour des autres et, finalement, à celui de Dieu.

« fiches croire », Bayard.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Le combat de la prière

« La prière en famille, c'est sûrement très bien, explique Sylvie, jeune mère de famille, mais ce n'est pas pour nous ! Mon mari ne croit ni à Dieu ni à diable, donc pas question de prier avec lui. Quant à moi, je ne suis pas toujours à l'aise dans ma foi, je ne sais pas prier… alors, comment faire prier les enfants ? Quant à réaliser un coin prière, c'est complètement utopique quand on habite un appartement si petit que chaque membre de la famille arrive à peine à avoir un coin à lui ! Bref, lorsque j'entends parler de prière en famille, je ne me sens pas concernée. Ça me paraît inaccessible ! »

Prier, ce n'est facile pour personne. Mais c'est plus difficile pour certaines familles que pour d'autres. Face à la prière familiale, il y a - en simplifiant - trois catégories de parents :
- ceux qui prient chaque jour en famille et à qui ce temps de prière ne pose pas de problème majeur ;
- ceux qui essaient de prier en famille mais rencontrent d'importantes difficultés ;
- ceux qui, comme Sylvie, « voudraient bien » mais à qui la prière familiale apparaît comme un rêve inaccessible.

Ceux qui prient en famille « facilement » savent bien que, malgré les apparences, ce n'est jamais facile. Tout simplement parce que le Malin use de toute son habileté pour essayer de nous en détourner. Cela se traduit, entre autres, par une grande difficulté à être fidèle à la prière quotidienne : les « bonnes » raisons de laisser tomber la prière ne manquent jamais ! La prière est toujours un combat : il faut le savoir pour ne pas s'étonner des obstacles qui surgissent tôt ou tard.

Ces obstacles peuvent être parfois tellement importants qu'ils semblent quasiment rédhibitoires. Ainsi des familles où les époux ne sont pas d'accord, celles dont les adolescents ne veulent pas entendre parler de prière commune, celles où les rythmes des uns et des autres sont tellement différents qu'il est quasiment impossible de se réunir tous les jours, celles où « on n'a jamais prié ensemble alors ce n'est pas maintenant qu'on va s'y mettre », etc.

Pour résoudre les difficultés de ces familles, il n'y a pas de recette toute faite, mais une certitude : si le Seigneur attend votre prière, si c'est sa volonté que vous vous réunissiez en famille pour Le prier, Il vous en donnera les moyens, quand le temps sera venu. Il faut le Lui demander, inlassablement, avec confiance. Et ne pas s'inquiéter si la prière familiale s'avère impossible pour l'instant.

Que répondre à Sylvie qui se sent incapable de prier ? On aimerait proposer une méthode, des « trucs » comme pour apprendre à faire la cuisine. Mais la prière n'est pas une question de méthode. C'est, avant tout, une question d'amour.

Sylvie aime ses enfants : elle est heureuse d'être avec eux, de les écouter, de répondre à leurs questions ; même lorsqu'ils ne s'expriment pas très bien, elle est attendrie par leurs maladresses. Pour Dieu, c'est pareil, en beaucoup mieux : Il est heureux d'être avec nous et de nous écouter, même quand nous ne savons pas comment Lui parler. Car Dieu est un Père qui aime chacun de nous à la folie. Quand on a compris ça, on comprend du même coup que la joie de Dieu, c'est que nous soyons comme des enfants avec Lui, confiants, heureux. Que nous ne ruminions pas nos regrets et nos inquiétudes, mais que nous les Lui donnions, dans la paix. On peut s'adresser à Dieu n'importe quand, n'importe comment : Il écoute toujours, avec la joie du Père émerveillé devant son enfant.

Peu importe, au fond, la manière dont nous nous adressons à Lui. Tous les moyens que l'on peut trouver pour bâtir une prière familiale, pour durer dans la prière, pour faciliter le recueillement sont très utiles mais ne doivent pas cacher que l'essentiel est ailleurs. L'essentiel, c'est Dieu qui a soif de nous écouter et de nous parler dans la prière.

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes, 2004.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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  Des appréciations

Délicieuse revue qui nous relie avec le Ciel. 52 - Longue vie à « l’Ange gardien ». 42 - Bulletin toujours très intéressant d'un bout à l'autre. 01 - Cette petite revue m'aide à renforcer toujours plus mon amitié avec ce compagnon d'éternité... On ne parle presque plus de cette présence si précieuse. 93 - Je me réjouis de continuer à vous recevoir et vous bénis pour votre travail. Vous m'êtes si précieux surtout en ces temps difficiles. Suisse - Belle revue que j'aime beaucoup. 64 - Bravo pour votre œuvre et votre confiance en nos Anges gardiens. Paris 18e - Continuez à diffuser « l'Ange gardien » en ces temps difficiles où nous avons tant besoin de « respirer » plus que jamais des choses de Dieu, de la vie des saints et de lire les pages d'humour… Ne lâchez pas cette petite revue qui fait encore la joie de beaucoup de personnes. Tout le monde n'est pas connecté sur « internet »… Que l'Ange de Dieu veille toujours sur la réalisation et la diffusion de cette publication... 65 - Revue qui redonne confiance et espérance. Suisse.

Je me précipite sur les poèmes, la liturgie, les histoires saintes. Ces lectures me donnent beaucoup de joie et de courage. 48 - Bravo pour la belle revue. 65 - Je reçois « l'Ange gardien » avec joie et émotion. 44 - Je lis et relis souvent votre livret : cela fait partie des lectures qui apaisent et qui permettent de garder le cap. 02 - Je souhaite longue vie à votre petite revue… qui nous redonne espoir. 20 - Votre revue, un vrai trésor. 57 - J'attends toujours «1’Ange gardien » avec impatience... Je vous souhaite de continuer votre œuvre si bienfaisante. 974 - Merci pour le calendrier 2021 « jaune lumière » 38 - Toujours heureux de lire la revue. Tous nos encouragements à continuer. 07 - Revue de lumière ! 38 - Revue si bienfaite. Continuez votre bel apostolat. 59 - Je prie et fais le vœu que des abonnements vous arrivent. Une religieuse. 77 - C'est toujours avec joie que je reçois « l'Ange gardien ». 76 - J'apprécie beaucoup les articles qui incitent à une foi ardente et nourrissent notre dévotion à l'Ange gardien et aux Saints. C'est la foi de toujours que vous nous apportez, celle de nos pères dans la foi. 69 - Je continue à conserver mon attachement à ce bulletin qui m'est particulièrement précieux. 20.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2021.


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