Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2020

n°1-2020 - janvier-février     n°2-2020 - mars-avril     n°3-2020 - mai-juin
n°4-2020 - juillet-août     n°5-2020 - septembre-octobre     n°6-2020 - novembre-décembre

  C’était dans « L’Ange gardien » il y a cent ans

en janvier 1920
Le salut au Prêtre

Un chrétien ne devrait jamais passer à côté d'un prêtre sans le saluer respectueusement.
Cette marque extérieure de respect serait surtout convenable à notre époque, où tous les efforts de l'impiété tendent à jeter sur le prêtre la déconsidération et le mépris. Combien de mensonges odieux, de calomnies indignes, d'insinuations malveillantes, s'étalent chaque jour dans les journaux ou dans les livres contre le clergé...
Dans l'impuissance où ils sont d'arrêter ce triste débordement, que les catholiques ne négligent pas l'occasion fréquente et facile de prouver qu'à leurs yeux, le prêtre reste toujours, le « ministre de Jésus-Christ. » Qu'ils le saluent, non seulement pour affirmer le respect de son caractère, tout à fait indépendant de sa personne, mais encore pour prouver au prêtre lui-même que s'il a des ennemis il a aussi, grâce à Dieu, et il aura toujours des amis dévoués, au besoin des défenseurs...

en février 1920
Les Départs

Il y a des fleurs d'amitié qu'on a semées et qui naissent et qu'il faut abandonner quand leurs parfums sont le plus doux ; il y a de bons cœurs, de belles âmes qui semblaient vous avoir attendu là pour vous aimer ; on s'était fait de leur commerce une chère habitude, ils avaient toute votre conscience, on comptait les posséder toujours... On ne les reverra plus ! Il faut s'en aller pour ne plus revenir ! C'est une mort : partir plusieurs fois, c'est plusieurs fois mourir. Dans les commencements, on se console par la pensée que des liens si précieux ne seront pas rompus, mais seulement relâchés, qu'on s'écrira, que l'on se confiera toujours l'un à l'autre. Hélas ! que cette pauvre consolation dure peu !...

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  Jésus, juste et miséricordieux

Peu d'hommes sont déclarés justes dans les Évangiles : Joseph, l'époux de Marie, dont Matthieu nous dit qu'il « était un homme juste » (Mt 1,19) ; le vieillard Syméon, dont Luc nous apprend de même qu'il était « juste et religieux » (Lc 2, 25) ; enfin et surtout Jésus qui, au moment de son baptême, veut accomplir « toute justice » (Mt 3,15), et dont le centurion de la croix confesse : « Celui-ci était réellement un homme juste » (Lc 23,44). Qu'est-ce qu'un juste au sens biblique du terme ? C'est un homme dont la conduite est parfaitement fidèle à la Loi ; c'est un homme pieux, irréprochable et ami de Dieu. C'est aussi un homme plein d'une sagesse mise en pratique. Depuis Abraham la foi en Dieu est comptée comme justice (Gn 15,G ; Ga 3,6 et Rm 4,3). Bref, la justice est la sainteté de la vie. Jésus applique sa béatitude à ceux qui « ont faim et soif de la justice », c'est-à-dire à ceux qui estiment que la justice n'existe pas sur la terre, que nul ne peut s'en prévaloir, et qu'elle est à instaurer par toutes les forces de l'homme pénétré de la grâce de Dieu. (...)
La miséricorde est un attribut essentiel de Dieu. Dès l'Ancien Testament Dieu se révèle comme le Dieu des miséricordes. « Car Dieu voit la misère de son peuple. Il prête l'oreille à sa clameur. (...) Je connais ses angoisses. Je suis résolu à le délivrer » (Ex 3,7-16). Notre Dieu a des « entrailles » qui se retournent en lui et le font renoncer à l'ardeur de sa colère (cf. Os 11,8). « C'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices », dira Jésus, voulant citer un adage biblique pour lui évident.
Jésus a un cœur d'homme et il témoigne par tout son être humain d'une attitude de miséricorde. Quand il voit les foules qui le suivent et qui sont comme des brebis sans berger, ou quand il regarde un malade à guérir, il est « saisi de compassion » « esplanchisthè » (Mt 9,36 ; 14,14 ; 15,32 ; 20,34 ; Mc 1,41 ; 6,34 ; 8,2. Lc 7,13), terme fort - traduit le plus souvent de manière faible par « fut pris de pitié » - et souvent répété qui exprime un mouvement des entrailles, comme ce qui arrive au bon Samaritain devant le blessé de la route (Lc 10,33) et au père du prodigue retrouvant son fils (Lc 15,20)...

Bernard Sesboüé, s.j., Jésus. Voici l'homme, Salvator, 2016.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  Marie, mère de Dieu

Le titre de « Mère de Dieu » ne se retrouve pas, comme tel, dans le Nouveau Testament. Puisque Marie y est habituellement présentée comme la « Mère de Jésus » et que l'Église reconnaît en Jésus un Dieu fait homme, le titre de « Mère de Dieu » nous fait entrer davantage dans le mystère de Jésus.
En reconnaissant à Marie le titre de Theotokos, c'est-à-dire de Mère de Dieu, le 3e concile œcuménique d'Éphèse (en 431) a fourni une déclaration fondamentale et décisive sur le mystère de Marie. C'est là une donnée ferme, qui ne fut jamais contestée par la suite. Mais il est bon de remarquer que la visée du concile était, d'abord et très fermement, christologique. Alors que Nestorius et ses partisans n'admettaient pas qu'il y ait en Jésus l'unité de l'humain et du divin, les Pères du concile d'Éphèse ont voulu affirmer une telle unité :
« Ce n'est pas que d'abord un homme ordinaire soit né de la sainte Vierge et sur lui, ensuite, le Verbe soit descendu, mais nous disons que, sorti du sein maternel uni à la chair, il a accepté une naissance charnelle, parce qu'il revendique cette naissance charnelle comme la sienne propre... Ainsi (les saints Pères) n'hésitèrent pas à appeler la sainte Vierge : Mère de Dieu » (2e lettre de saint Cyrille à Nestorius) (...)
...Dire de Marie qu'elle est « Mère de Dieu », c'est d'abord et avant tout confesser que Jésus est Dieu. Non pas en apparence, mais réellement, Concrètement. Dieu fait homme, Dieu parmi nous : l'Emmanuel.
Ces derniers temps, dans la réflexion sur le Christ, on a davantage insisté sur l'humanité de Jésus, redécouvrant à l'aide principalement de l'évangile de Marc, un Jésus bien humain, sans artifice et très proche de nous.
C'est bien là ce qui fait l'originalité du christianisme : la foi en un Dieu fait chair, qui est venu habiter chez nous. Concrètement, historiquement, c'est en Marie que s'est réalisée l'insertion de Dieu dans notre monde, sa venue dans la chair ...

Jean-Pierre Prévost, s.m.m., La mère de Jésus, Novalis/Cerf, 1987.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  Sollicitudes (1)

Dans un conte de sa Légende de la mort, le barde breton Anatole Le Braz parle d'un jeune garçon qui accomplit le vœu de son parrain décédé. Cet homme, un prêtre, avait promis, de son vivant, d'aller à Rome. Mais il n'avait pas trouvé le temps nécessaire à ce pèlerinage. Le filleul partit donc un jour de la maison paternelle et entreprit, au milieu d'épreuves héroïques, sa pieuse démarche. Vingt ans, il resta éloigné des siens. Vingt ans durant lesquels, aux yeux de son père et de sa mère, il ne quitta cependant pas le foyer ; car - conclut la légende - son ange avait, prenant sa ressemblance, tenu sa place.
Si le conte est joli, on n'imagine pas un ange gardien agissant de la sorte. Pour moi, je souhaite que jamais, mon Ange, vous ne me quittiez, que vous ayez les yeux constamment sur moi, comme cela doit être, que s'il m'arrive d'aller jusqu'à Rome et plus loin même - mais je suis trop casanier pour cela - nous cheminions de conserve.
Outre cette garde, que je qualifierais d'officielle, je prétends que vous nourrissiez de l'amitié pour ma personne. Il ne suffit pas que vous me portiez intérêt par une obligation supérieure ; j'exige que vous y mettiez encore cette pointe de faiblesse qui est la marque de l'inclination. En un mot : je veux que vous m'aimiez, pour Dieu certes et en lui, mais aussi pour moi. Vais-je trop avant ? Est-ce de ma part une prétention audacieuse ? Il serait injuste que vous m'abandonniez comme l'ange du conte fit du bon commissionnaire. Vous êtes avec moi pour le meilleur et pour le pire, conjoint à mon âme. Du même allant, il vous faut, si je monte en avion, écarter la montagne insidieuse qui se cache sous le nuage, et si la tentation barre mon chemin, que vous la fassiez rouler au talus comme une pierre.
Je répudie la loi de crainte et d'obligation, celle qui a gouverné une partie de mon enfance tout imprégnée d'un relent de jansénisme, et je revendique l'Évangile. C'est mon lot. Je récolte le miel distillé par le Christ et des générations de saints et de saintes. Les peurs du premier âge ont disparu ...

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  L'ange musicien

Les artistes représentent souvent les anges faisant de la musique. Sur certains tableaux de la Nativité, notamment, les anges chantent ou jouent d'un instrument : de la flûte, du violon, de la harpe, de la trompette. Ce sont d'ailleurs souvent des angelots qui expriment leur joie vive et spontanée à l'occasion de la naissance de Jésus. Mais ces représentations ne sont pas nées seulement de l'imagination des peintres. On trouve déjà des anges musiciens dans la Bible. En parlant de la Nativité, Luc évoque une armée céleste d'anges qui louent Dieu et chantent des cantiques à sa grandeur : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux. » Dans l’Apocalypse de Jean, le dernier livre de la Bible, ce sont encore des anges qui soufflent dans des trombones pour annoncer le Christ et le Jugement dernier. Mais ce Livre de la Révélation fait aussi allusion à une douce musique céleste : « Et j'entendis une voix venant du ciel, comme la voix des citharistes jouant sur leurs cithares. Et ils chantent un cantique nouveau devant le trône » (Ap 14, 2-3).
Lorsque je suis à l'office et que j'entonne les cantiques d'une voix fatiguée et presque absente, les anges musiciens me feraient du bien si je pouvais les imaginer chantant à mes côtés avec tendresse et amour, mais aussi avec légèreté et en y prenant plaisir. Ils rafraîchiraient ma voix lasse et surtout, j’aurais le sentiment de n'être pas seul. Je pourrais unir ma voix à leur cantique de louanges, comme la liturgie ne cesse de m'y inviter.
(...) Ma vie ressemble souvent à une petite ville ennuyeuse dans laquelle tout a sa place, mais qui n'est pas réellement vivante. L'ange musicien peut rendre vie à la petite ville de mon âme, y faire soudain résonner une musique qui va m'émerveiller, me donner des ailes et de l'entrain. Je vais alors d'un coup abandonner ma routine, sentir la joie de vivre dans l'air. Mon âme va s'envoler, je vais me sentir plus léger et porter un regard nouveau sur ce qui m'est familier. Ma ville intérieure va s'activer et s'épanouir.

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  La mission des anges

La mission des anges pourrait sembler superflue. Elle paraît faire double emploi avec la fonction de la Providence, et même faire concurrence, d'une certaine manière, avec la médiation du Christ.
L'enseignement de Jésus sur la Providence montre comment le Père veille à tous les besoins des hommes. En recommandant à ses disciples d'éviter toute inquiétude, il leur donne l'assurance que s'ils cherchent le royaume, tout ce qui est nécessaire à leur subsistance leur sera donné par surcroît (Lc 12. 31). Dès lors, si la sollicitude du Père est promise, pourquoi faudrait-il encore admettre une intercession ou une intervention des anges en ce domaine ? De même, pourquoi recourir à des « anges gardiens », lorsque la protection du Père, beaucoup plus puissante que celle des anges, ne peut faire défaut à ceux qui sont considérés comme ses fils en Jésus-Christ ?
Il convient de remarquer que l'objection ne vaut pas seulement pour les anges. Elle concerne aussi l'intercession des saints. Pourquoi s'adresser à un saint dans le but d'obtenir une faveur ou une protection lorsque tout est gouverné par la Providence du Père ? Le culte des saints et les prières qu'on leur adresse pourraient ainsi être remis en question.
En fait, le Père lui-même a voulu une coopération des saints à l'action par laquelle il dirige la destinée des hommes. C'est une des conséquences du régime d'alliance qu'il a voulu instaurer avec l'humanité pour la conduire au salut. Celui qui aurait pu agir seul dans une souveraineté absolue requiert la collaboration, et il assure l'efficacité de cette collaboration.
Il en va de même pour les anges. Le Père garde sa souveraineté, mais il associe les anges à son gouvernement du monde, et il se sert de leur action pour atteindre les buts qu'il poursuit. Caractéristique à cet égard est l'assurance fournie par les psaumes : « Il donne mission à ses anges de te garder sur tous les chemins » (90, 11). Le Père n'abandonne rien de sa Providence Il continue à veiller sur le déroulement de chaque vie humaine, sur toutes les voies où elle est engagée. Il procure sa protection toute-puissante, mais il le fait par l'intermédiaire des anges, qui exécutent ses ordres. On pourrait encore se demander pourquoi cet intermédiaire, s'il ne s'agit que d'une exécution des ordres divins. C'est que les anges n'agissent pas en purs automates. Ils remplissent leur mission de façon personnelle. Ils ont un pouvoir d'intercession, et on peut les invoquer pour recevoir une aide plus abondante de leur part. Cela signifie que leur collaboration est authentique : elle n'est pas une simple façade qui cacherait un déterminisme préétabli.
Mais, autre objection : cette mission d'intermédiaire ne constitue-t-elle pas une médiation qui rivalise avec la médiation du Christ ? Faut-il rappeler l'affirmation, si souvent citée, de la 1e lettre à Timothée, concernant l'unicité du médiateur ? « Il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous » (2, 5-6). Cette déclaration de principe est fréquemment invoquée contre toute médiation qui ne serait pas celle du Christ. Elle pourrait être utilisée pour exclure tout rôle d'intermédiaire des anges entre Dieu et l'humanité.
Cependant, l'auteur de la lettre montre qu'il n'adopte pas une vue aussi étroite, puisqu'il recommande, avant et après cette déclaration, des prières d'intercession pour tous les hommes, c'est-à-dire une forme de médiation. Il n'a donc pas l'intention d'exclure toute médiation qui ne serait pas celle du Christ, mais simplement toute médiation qui ne se fonderait pas sur celle du Christ et se poserait en rivale.
(...) Nous ne pouvons oublier que Jésus présente le Fils de l'homme accompagné des anges. Le fait indéniable que le Christ soit le seul juge et le seul Sauveur n'empêche pas qu'il ait autour de lui un groupe d'anges ni qu'il les envoie pour achever son œuvre.
Ce qui est vrai, c'est que les anges ne peuvent accomplir d'action dans le développement de l'Église ni intervenir dans la vie humaine indépendamment de la médiation salvatrice du Christ. Ils sont les anges du Fils de l'homme, voués à son service, et ils agissent sous son autorité.
Leur médiation ne pourrait donc faire obstacle à celle de l'unique médiateur ; elle en résulte et a pour but d'en étendre concrètement l’application.
Jésus lui-même a suffisamment fait comprendre, en mentionnant le rôle des anges, qu'il voulait leur médiation pour le rassemblement de tous les élus dans son Église.

Jean Galot, s.j., « Esprit et Vie », Les anges dans l'Évangile, 99e année, n°18.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  3 janvier - Le Saint Nom de Jésus
pour l'année qui vient


Ô Jésus, en ce jour où tu as reçu
... ton Nom très doux,
auquel tout genou fléchit
au Ciel, sur la Terre et sous la terre,
ouvre-moi ton divin Cœur
et donne-moi ta grâce.

Ô amour de mon coeur, ne me laisse pas
m'éloigner de toi les mains vides,
mais fais que ce nouvel an
soit pour moi rempli de grâces.
Et protège mon âme
durant l'année qui vient ! (…)

Je t'en supplie, ô Jésus,
mon unique consolation,
aide-moi de ta grâce à éviter telle faute
contre laquelle je suis décidé - avec ton secours –
à me tenir en garde pendant l'année nouvelle,
pour qu'elle soit heureuse pour moi.

Ô Jésus, par la vertu de ton Nom vivifiant
venu du sein de l'adorable Trinité
et grâce auquel tous les bienheureux
sont inscrits au livre de Vie, écris mon nom
aujourd'hui dans le livre de ton Cœur.
Et ne permets pas,
par la puissance de ton saint Nom,
qu'il en soit jamais effacé.

Un moine à Trêves (Allemagne) au 15e siècle, La Tradition bénédictine, Éditions CLD.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  28 janvier 2019 - Saint Thomas d'Aquin
le Docteur angélique


Sa vie s'étend sur une période de moins de cinquante ans, de 1224 à 1274. Dominicain, il a enseigné la théologie. « Cela fut toute son activité, cela résume tout », écrit le P. Michel de Paillerets, dominicain (Petite vie de Thomas d'Aquin, DDB).
Thomas est né au château de Roccaseca, dans le royaume de Naples. Il reçoit sa première éducation à l'école abbatiale du monastère bénédictin du Mont-Cassin, dont les parents ont prévu qu'il deviendrait un jour l'abbé. À 14 ans, il est envoyé à l'université de Naples, où il passera quatre ou cinq ans et commencera l'étude de la philosophie. Attiré par l'ordre dominicain, récemment fondé, il entre chez les frères prêcheurs à Naples, où il reçoit l'habit, probablement vers 1243 ou 1244.
Après avoir tenté de s'opposer à son choix, sa famille finit par l'accepter et Thomas part étudier pendant trois ans au couvent Saint-Jacques, à Paris, sous la direction d'Albert le Grand, la grande personnalité universitaire de l'ordre. En 1259, frère Thomas retourne en Italie et, en 1261, est attaché au couvent d'Orvieto où réside à la curie pontificale. C'est à cette époque qu'il rédige sa Somme contre les Gentils. À Rome, de 1265 à 1269, il entreprend sa Somme de théologie. Il reste dix ans en Italie puis retourne enseigner à Paris. Les querelles universitaires font rage autour des ordres mendiants (franciscains et dominicains) et sur l'usage de l'œuvre d'Aristote et d'Averroès, son commentateur traducteur arabe, en théologie. En 1272, il retourne à Naples, dans son couvent. En 1273, exténué, il renonce à écrire après une expérience mystique, mais on l'appelle encore comme expert au concile convoqué par le pape à Lyon en vue de l'union avec l'Église d'Orient. Il meurt en route. (...) La pensée théologique de Thomas d'Aquin repose sur deux axes fondamentaux : une confiance active en la raison et une référence permanente à la nature. Sa vision optimiste réconcilie foi et raison en mettant les ressources de la raison au service de l'intelligence de la foi.

Anne-Bénédicte Hoffner, « La Croix », n°38882.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  2 février - Présentation du Seigneur au Temple
rassemblés par l'Esprit-Saint


Cette fête était autrefois appelée « Purification de la Vierge Marie ». Nous trouvons la discrète allusion à la purification dans la prière d'ouverture de la messe de ce jour : « Fais que nous puissions aussi, avec une âme purifiée, nous présenter devant toi... » (...) Cette fête clôt les solennités de l'Incarnation. Elle rappelle que Jésus fut présenté au Temple quarante jours après sa naissance, selon la loi de Moïse (Ex 13, 1 1-13) et offert à Dieu (Lc 2, 22-40).
L'ensemble des textes du jour, que ce soit les antiennes, les prières, la préface... évoque principalement la Présentation de Jésus au Temple et sa rencontre avec le vieillard Syméon qui fut le premier à reconnaître en lui la « lumière pour éclairer les nations ». « Le vieillard Syméon et la prophétesse Anne étaient venus au Temple sous l'impulsion de l'Esprit-Saint ; éclairés par ce même Esprit, ils reconnurent leur Seigneur dans le petit enfant et ils l'annoncèrent à tous avec enthousiasme. » De la même manière que le vieillard Syméon, la procession des lumières nous rappelle que nous sommes « rassemblés par l'Esprit-Saint » et invités à avancer dans la paix à la rencontre du Seigneur « pour le reconnaître à la fraction du pain, en attendant sa venue dans la gloire. » (Dialogue initial).
Aujourd'hui, cette fête est plus connue sous le nom de Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés. Au Moyen Âge, on avait pris l'habitude de célébrer la fête de la « Présentation » en organisant des processions ou l'on portait des chandelles qui étaient bénies ce jour-là. D'où le nom de Chandeleur, la fête des Chandelles, en écho aux paroles de Syméon dans le Temple, reconnaissant Jésus comme « lumière pour les nations » (Lc 2, 31).
La Présentation au Temple et sa célébration nous rappellent notre propre présentation à Dieu dans le baptême...

Agathe Le Bescond, « KTO mag », n°320.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  18 février - Sainte Bernadette Soubirous
sa vie cachée


On sait ce qui est advenu de la grotte et de la foule innombrable des pèlerins qui viennent chaque année prier à Lourdes. Mais peut-être sait-on moins ce qui est arrivé ensuite à Bernadette, Bernarde-Marie de son nom de baptême, la fille aînée d'un meunier aisé qui tomba dans la misère la plus sordide. En quelque sorte, Lourdes a éclipsé Bernadette, et c'est bien dans la droite ligne des messages reçus. Mais cela n'enlève rien à la force du témoignage de sa vie après les apparitions. Pour Bernadette, une autre vie commence après ses 14 ans, et c'est cette vie-là, cachée en Dieu, qu'a célébrée en 2009 avec « l'Année Bernadette » le couvent Saint-Gildard des sœurs de la Charité à Nevers. (...)
En juillet 1866, la voilà novice chez les sœurs de Nevers : elle est sœur Marie-Bernard. Le lendemain de son arrivée, on lui demande de raconter les apparitions devant toute la communauté, Ce sera la première et la dernière fois. Plus personne ne devra y revenir, la maîtresse des novices en a décidé ainsi. Un rideau est désormais tiré entre l'avant et l'après des apparitions.
(...) Malade, elle ne sera jamais envoyée au service des petits enfants dans les asiles, comme elle le désirait. Elle restera à l'abri du couvent, infirmière pour les sœurs. C'est à la conversion de son âme qu'elle travaille ; elle se consacre à ce que la Vierge lui a demandé : prier et souffrir pour les pécheurs, en union mystique avec Jésus. (...)
Mais Bernadette arrive à amuser son entourage jusqu'à son dernier souffle ; « jusqu'au dernier moment, elle fut la créature simple et charmante qu'elle avait toujours été », témoigna l'une des sœurs.
« Mon Jésus, oh ! que je l'aime », fut l'une de ses dernières paroles. Et se tournant humblement une dernière fois vers Marie : « Priez pour moi, pauvre pécheresse ». Le 16 avril 1897, un mercredi de Pâques, sœur Marie-Bernard rendait son âme à Dieu.
« Ce qui était à moi ne m'appartient plus, j'ai tout donné à Jésus », avait-elle écrit dans son carnet intime, en 1873...

Agnès Couzy, « Veillée des Chaumières », n°2872.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  22 février - Chaire de saint Pierre
cher Simon Pierre


Bâti comme un roc, toujours le premier à prendre la parole, au risque d'être parfois présomptueux, tu as un tempérament de feu ! Et je suis frappée de constater l'importance du regard de Jésus posé sur toi, lors de vos différentes rencontres, et de l'intensité de vos échanges.
Dans l'Évangile de Jean (cf. Jn 2, 42), ton frère André t'amène à Jésus qui te regarde et te dit : « Tu es Simon, fils de Jean, tu t'appelleras Kèphas » - ce qui veut dire Pierre. En la rencontre inoubliable de Césarée, tu es le premier à répondre à la question de Jésus, et vous vous reconnaissez mutuellement en vérité : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! », « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ».
Mais dès que Jésus annonce sa passion, ton caractère entier se révolte et tu te fais traiter de « Satan », obstacle sur le dessein de Dieu, alors qu'il te demande d'être disciple : « Passe derrière moi ! » Quand les apôtres ont peur de Jésus qu'ils prennent pour un fantôme marchant sur les eaux, veux-tu en faire plus qu'eux en te jetant à l'eau pour le rejoindre ? En fait, tu révèles ta propre faiblesse et ton manque de confiance. Impulsif, plein de respect pour ton Maître agenouillé devant toi, tu refuses de te faire laver les pieds puis, ne voulant pas être exclu, tu en « rajoutes » encore ! Tu protestes de ta fidélité, certifiant que tu es prêt à mourir pour Jésus, mais quand, par trois fois, tu jures que tu « ne connais pas cet homme ! », c'est vrai ! Tu ne reconnais pas ce Serviteur souffrant et, pris de panique, tu es désemparé, n'ayant pas « calculé » cela d'avance ! (...)
Lorsqu'après la Résurrection a lieu la « pêche miraculeuse », tu n'hésites pas une seconde à sauter de la barque au-devant du Seigneur, t'appuyant cette fois-ci sur sa fidélité à lui et non plus sur tes pauvres petites forces : l'humilité t'a fait grandir ... (...) Tu peux maintenant devenir « pierre de fondation » pour l'Église naissante, toujours faite de pécheurs, car tu as reçu mission « d'affermir tes frères »...

Sr Élisabeth de la Trinité, c.b., « feu et lumière », n°310.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  Exégèse des zygomatiques
le mot « sourire »


... Sourire, c'est poser son rire, en contenir l'éclat. Un sourire peut être brillant, grâce à tel dentifrice, Il ne sera jamais bruyant. Alors que l'on rit fortement pour dire qu'on a compris la blague ou qu'on désapprouve tel comportement jugé ridicule, le sourire ne démontre rien. On rit entre nous, en se tapant la cuisse. On rit parfois des autres, et surtout des absents. Tandis que si l'on sourit, c'est non pas de quelqu'un, mais avec lui.
Le rire est souvent partagé ; le sourire est toujours offert. Même quand le petit enfant ne l'adresse à personne, c'est aux anges, dit-on, que son sourire va. Suspendu invisiblement aux lèvres en forme de demi-lune, il y a toujours quelqu'un. Cette jeune femme en robe, dont le pas est alerte et dansant, sourit toute seule : elle porte sur son visage le regard de l'amoureux qu'elle vient peut-être de quitter. Elle continue pensivement d'aller à sa rencontre. Et cet homme qui sourit tout le temps n'a jamais l'air d'être complètement seul. Il semble être sorti de chez lui pour se donner au monde. (...) ... Si le rire peut être bête, ou gras, le sourire est léger. On ignore pourtant quel poids doivent parfois soulever les zygomatiques. J'apprends qu'une collègue toujours souriante porte chaque matin la maladie de son enfant et la dépression de son mari... Son sourire, qui semble naturel, est déjà une victoire. Petite et silencieuse, comme les vraies victoires. Il y a plus de force qu'on ne croit dans nos sourires. Dira-t-on qu'il en est de forcés ? Le sourire qu'on appuie, qui pince les lèvres au lieu d'ouvrir le visage, ce sourire crispé, c'est un rire qui prend sa source en lui-même. Ou bien, ce qui revient au même, c'est un sourire sur commande : « Souriez, vous êtes filmés ! » C'est en tout cas un sourire qui oublie que le vrai sourire est une réponse, un reflet, un effet, et non une source. (...) Le sourire est le langage des yeux ; mes yeux t'ont aperçu, mais ils ne savent comment dire que cette présence de toi dans ma vie est la meilleure nouvelle. Ainsi, le sourire peut être béat. C'est vrai. Mais c'est un commencement de béatitude.

Martin Steffens, « Prier », n°414, septembre 2019.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  La peur de l'échec
l'école


Marthe ne sait jamais ses leçons de grammaire : lorsqu'on l'interroge, elle bafouille trois mots et se tait, l'air embarrassé. Jusqu'au jour où sa maîtresse peut prendre quelques minutes pour lui expliquer, en tête-à-tête, certains points difficiles. Elle s'aperçoit alors que l'apparente incapacité de Marthe à retenir ses leçons de grammaire masque en réalité une grand peur de l'échec : la petite fille préfère garder le silence plutôt que de se tromper. Combien d'enfants (et d'adultes !) sont paralysés par la peur de mal faire ? Pourtant, nous le savons bien, il est inévitable de rencontrer l'échec, les défaites en tous genres, depuis la première chute de l'enfant qui apprend à marcher jusqu'à l'apparente défaite de la mort, en passant par les mauvais résultats scolaires, les peines de cœur ou les difficultés professionnelles. Comment aider l'enfant à faire de chaque échec l'occasion d'une victoire ? Comment le libérer de la peur d'échouer ?
Évitons, tout d'abord, la tentation qui consisterait à essayer de le protéger au maximum des échecs éventuels : d'une part, c'est reculer pour mieux sauter puisque, quoi que nous fassions, l'enfant se heurtera un jour ou l'autre à ses limites ; d'autre part, et c'est le point essentiel, la seule manière de se libérer de la peur d'un obstacle est d'apprendre à l'affronter de face.
Affronter un obstacle requiert deux conditions : la volonté de le franchir et la capacité de le faire. Autrement dit, pour vaincre sa peur de l'échec, il faut d'abord le vouloir. Le courage ne consiste pas à ne pas avoir peur mais à se libérer de la peur par un acte de volonté. Une des principales missions de l'éducateur consiste à faire découvrir à l'enfant l'extraordinaire puissance de sa volonté : « Si tu veux, tu peux beaucoup plus que tu ne l'imagines. » Devant l'échec, je peux baisser les bras ou vouloir faire de cet échec l'occasion d'une victoire, et d'abord sur ma peur, ma timidité ; mais la question, c'est : « Est-ce que je le veux vraiment ? » Et personne ne peut répondre à cette question à ma place, même si je n'ai que sept ou huit ans.
La volonté peut beaucoup mais elle ne peut pas tout. C'est pourquoi le « si tu veux, tu peux » doit être manié avec beaucoup de précautions. Un enfant peut vaincre sa peur de l'échec s'il est suffisamment sécurisé par ailleurs. Plus l'enfant se sait aimé de manière inconditionnelle, plus il sera en mesure d'affronter les défaites de tous ordres avec sérénité. Car très souvent la peur de l'échec vient de ce que l'enfant se dit - consciemment ou non : « Si je ne réussis pas, je vais perdre l'amour et la confiance de mes parents, de mes professeurs, etc. »
La peur de l'échec est liée aussi au fait que l'enfant (c'est vrai aussi pour l'adulte) ne sait pas relativiser sa défaite ; il éprouve le sentiment que c'est toute sa personne qui est mise en état d'infériorité : « Je n'ai pas réussi, donc je suis un incapable. » La mission de l'éducateur va consister à montrer à l'enfant que sa vie ne s'écroule pas parce qu'il a échoué, que sa vie et sa personne ne se résument pas à cet échec. Et la seule manière de prouver cela à l'enfant, c'est de l'encourager à chaque victoire.
L'échec est écrasant si on n'est jamais en situation de réussite : dans l'exemple de la petite Marthe, le déclic s'est produit le jour où elle a vu qu'elle était capable de venir à bout de quelques exercices grammaticaux. Il suffit parfois d'un tout petit début de réussite, s'il est suffisamment mis en valeur par l'éducateur : ainsi, le Dr Lemoine cite (Transmettre l'amour. Une éducation à l'écoute de l'enfant, Éditions Nouvelle Cité) le cas d'un enfant qui, arrivé en CE1, se montrait subitement incapable de lire ; il allait redescendre en CP lorsque le médecin a su débloquer la peur qui le paralysait, tout simplement en l'invitant à lire à haute voix et en l'encourageant avec conviction dès la première syllabe péniblement ânonnée... Le reste du texte est venu ensuite sans problème. L'enfant a besoin d'être encouragé, encouragé et encore encouragé.
Confiant et paisible, l'enfant pourra aller plus loin et découvrir que, ressuscités avec le Christ, nous sommes définitivement du côté du vainqueur. Parce que le Christ est ressuscité, aucun échec n'est définitif ni vraiment grave. Le Christ est définitivement et totalement vainqueur de tout mal : nos défaites ne sont donc qu'apparentes et temporaires dès lors que c'est avec Lui que nous les vivons, « mourant comme Lui pour ressusciter avec Lui » (Rm 6, 8).

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes, 2004.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


  L'eau de Lourdes
une octogénaire raconte...


Là où j'habitais avant, j'avais comme voisine du premier étage une dentiste merveilleuse, qui était bouddhiste et d'origine vietnamienne. Elle m'avait raconté - parce qu'elle aimait beaucoup parler des choses de la foi - elle m'avait raconté qu'une de ses plus grandes peines avait été quand sa meilleure amie avait voulu se convertir au catholicisme. Des nuits de discussion passionnée n'avaient pu empêcher cette conversion.
Cette amie habitait désormais aux États-Unis. Elle venait de lui écrire qu'elle voyait souvent une personne très malade d'un cancer qui désirait ardemment aller à Lourdes, mais qui n'était plus transportable. Alors je pense tout d'un coup que j'ai une amie, sœur Anne-Marie, qui allait partir pour Lourdes, et je demande à la dentiste si elle pourrait envoyer dans un flacon de l'eau de Lourdes de l'autre côté de l'Atlantique. Elle me dit que ça ne poserait pas de problème, mais qu'elle voudrait être sûre que, pour la malade, ce serait la même démarche ; elle en doutait. Je lui dis : « Vous savez, madame, si cette darne n'est plus transportable, c'est vraiment la même démarche que ce soit l'eau de Lourdes qui aille jusqu'à elle. »
Je propose à sœur Anne-Marie de m'en rapporter : aucun problème. (...)
Peut-être un mois après, coup de téléphone un peu affolé de sœur Anne-Marie me disant : « Marie-Laurence, j'ai trop d'eau de Lourdes, je ne me rappelle pas qui m'en a demandé, ça ne serait pas vous, par hasard ?
- Si, si, sœur Anne-Marie.
- Je vous l'apporte tout de suite. Et le soir même, j'avais mon eau de Lourdes. Je l'apporte peu après à la dentiste qui, quelque temps plus tard, me demande de venir dans son cabinet, Elle voulait absolument me dire que l'eau de Lourdes, une fois là-bas, avait fait un plaisir fou à la malade, (...) et que, du coup, elle avait demandé le baptême, (...) et qu'elle était morte dans une paix totale, veillée les huit dernières nuits par l'amie de la dentiste.

Marie-Laurence Houssay, Contes de la vie ordinaire, Nouvelle Cité, 2011.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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  Des appréciations

J'apprécie votre revue. Je la savoure... 13 - Bonne continuation de cette magnifique revue. 07 - Cette revue m'est nécessaire pour me ressourcer chaque jour. Les articles sont très bons et m'aident souvent à m'endormir le soir après leur lecture. 59 - C'est avec joie que je me réabonne. Toutes mes félicitations pour la grande qualité de vos rubriques riches en enseignements. Bonne continuation. Paris 17e - J'apprécie votre dynamisme et votre dextérité. S'il y a un abonnement que je voudrais garder toujours, c'est celui à mon « Ange gardien ». 56 - Réabonnement à votre belle et intéressante revue. 49 - Toujours un grand plaisir de lire votre revue. 83 - Revue qui ne fait que du bien avec la lumière d'En haut, dans la douceur et la paix ! On est en très bonne compagnie avec mon « Ange gardien » ! 38 - J'aime beaucoup tous vos articles. 50 - Revue riche à souhait dont nous attendons la venue toujours avec impatience. 67 - Le sourire de l'Ange m'apporte toujours la joie. Il m'encourage dans mes difficultés, je le regarde, et je souris avec lui. Merci pour cette belle revue. 64 - Merci pour votre excellente revue. 13 - Revue si intéressante qui m'aide à ne pas désespérer. 34 - Revue qui m'apporte toujours joie, espérance, lumières, dans ces temps d'Église un peu troublés ! 38.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2020.


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